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 Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre : 1916

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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Paul Le Guern   Lun 8 Aoû - 7:34

Paul Le Guern.



Paul GUERN (LE), cultivateur à Brasparts, est né à Lennon le 3 août 1889, fils de Jean et de Marguerite Péron domiciliés à Brasparts. Matricule 3113 au recrutement de Quimper, il est affecté au 26ème bataillon de chasseurs à pied, à Vincennes, le 5 octobre 1910.

Envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1912? certificat de bonne conduite accordé. Mobilisé le 8 août 1914 au 118ème d'infanterie, il participe aux combats de Belgique puis à la bataille de la Marne, avant de se battre dans la Somme et en Champagne ; évacué il est affecté au 151ème d'infanterie le 13 juin 1915 puis au 265ème le 19 juin 1915. Ce régiment est engagé dans l'Oise depuis le mois d'octobre 1914, et vient de perdre 600 hommes lors de l'attaque de la ferme d'Ecafaut. Paul Le Guern fait donc partie des renforts du régiment qui intègrent le 265 au parc d'Offémon t; son parcours est celui de tout soldat alternant période en première ligne dans le secteur de Quennevières et période de repos ; le secteur est « calme : bombes habituelles dans les tranchées de première ligne » rapporte le journal du régiment. De fait les soldats vivent dans une attente perpétuelle et les faits de guerre se succèdent jour après jour. Les pertes ne sont pas énormes mais constantes.



En mars 1916, le régiment est engagé dans la Somme, dans le secteur de Fay, après avoir été placé quelques temps en réserve de sa division.



Fin juin, le 265 reçoit son ordre d 'attaque. Le bombardement français (canons de 75, artillerie de tranchée, artillerie lourde) préalable à l'offensive commence le 25 juin. Les allemands ripostent. Le 1er juillet, tous les hommes sont à leur poste. L'assaut est lancé à 9h30, tandis que les allemands utilisent les gaz. L'attaque réussit : tous les objectifs sont atteints ; le régiment fait près de 600 prisonniers et s'empare d'un matériel « considérable : engins de tranchée, mortier de 65 et lance-bombes neufs, plusieurs mitrailleuses, poste de secours avec matériel médical, dépots de munitions, ... » 65 soldats sont tombés au combat, 190 autres blessés
Le lendemain, le régiment consolide ses positions et doit faire face aux contre-attaques allemandes : 28 nouveaux tués et 84 blessés.
Le 4 juillet, le régiment est relevé. Paul Le Guern, blessé grièvement lors des combats, a été évacué.
Il décède le 8 août 1916 à Viencourt l'Equipée (Somme) suite à ses blessures de guerre.
Il est inhumé dans la tombe individuelle 631 de la nécropole nationale "Les Buttes " de Marcelcave (Somme).
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MessageSujet: Jean François Nicolas   Lun 8 Aoû - 17:20

Jean François Nicolas.


Jean François NICOLAS, cultivateur domicilié à Saint Ségal, né le 23 août 1895 à Saint-Rivoal, est fils de Yves et de Marie Anne Mignon.

Incorporé comme soldat au 71ème Régiment d'Infanterie de Saint Brieuc le 8 avril 1915 où il apprend le dur métier de soldat. Il rejoint son régiment au front, dans la Woëvre, le 3 juillet 1916.
Le journal de marche du régiment rend compte du renfort : « A 17 heures, le 72è reçoit aux Clairs Chênes un renfort de 2 officiers, 3 aspirants, 1 adjudant, 7 sergents, 20 caporaux, 300 soldats, dont 236 de la classe 1916 et 64 récupérés des relèves. »
Ce n'est que le 9 juillet que ces nouveaux arrivés sont intégrés dans les compagnies, premettant au régiment de se reconstituer. C'est le 14 juillet que Jean François Nicolas monte en premire ligne pour la première fois, dans le secteur de Chattancourt.Il connait son premier bombardement le lendemain. Il découvre l'activité quotidienne du poilue avant la relève du régiment le 21 juillet. Le 27 juillet, le 71 est embarqué en camions pour rejoindre la Haute Marne, avant d'être mis en alerte après une rapide cérémonie de remise de décorations.
Le 7 août, le 71 embarque à Magneux en camions à destination de Nixéville. A 17 heures, il traverse Verdun pour se rendre dans les casernes de la ville. Les soldats y reçoivent 2 jours de vivres de réserve avant de rejoindre les tranchées de première ligne dans le secteur de Thiaumont où ils arrivent vers 3h30 le 8 août. Vers 5 heures, « un violent bombardement avec obus de gros calibres commence, laissant prévoir une attaque allemande ».


Celle-ci se déclenche à 7h30 mais est repoussée. Aussitôt, le 71 lance une contre-attaque qui permet de prendre les premières tranchées ennemies. « Le tir de barrage des boches fait avec des obus de gros calibre est très intense ; les hommes disparaissent dans la poussière et la fumée. ». La vague d'assaut doit être reprise en main et ramenée dans la bonne direction. L'attaque est payante mais les pertes sont lourdes, et ce dans des conditions terribles : ainsi les soldats de la 6ème Compagnie qui venaient de prendre cinq prisonniers sont tous, vainqueurs et vaincus, écrasés par une marmite.
Vers 16h30, les allemands cherchent à s'infiltrer, parviennent à contourner les positions françaises et nos poilus doivent se replier ; à 18h30, des mitrailleuses allemandes prennent à partie nos hommes devant Fleury faisant deux tués et obligeant les autres à reculer et à se regrouper dans des trous d'obus.
C'est au cours de ces combats que Jean François Nicolas est porté « disparu à l'ennemi le 8 août 1916 à Fleury devant Douaumont » .
Ce n'est que le 15 août que le 71 parviendra à stabiliser la situation et à repousser l'ennemi : « malgré une fatigue immense, ...; grâce à la bravoure et à l'héroïsme de tous, officiers et hommes, les Allemands qui avaient fait de sérieux progrès dans nos lignes ont été refoulés ... Le Général Cdt la 31è Division adresse au 71 ses plus vives félicitations ... Les pertes éprouvées par le 71 ont été lourdes et douloureuses, mais le résultat obtenu a été grand. »
Le jugement déclaratif du tribunal de Châteaulin du 5 septembre 1921 a été transcrit à Brasparts. Jean François Nicolas est inscrit au monument aux Morts de Saint-Rivoal.

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MessageSujet: Noël Marie Glévarec.   Dim 14 Aoû - 8:57

Noël Marie Glévarec.


Noël Marie GLEVAREC, cultivateur, né le 25 mai 1892 à Pleyben, est fils de Henri et de Marie Michelle (Isabelle) Rannou..

Matricule 544 au recrutement de Quimper, il est incorporé comme canonnier conducteur de 2ème classe au 49ème Régiment d'Artillerie, 5ème batterie, le 2 novembre 1912.
Entré en campagne le 2 août 1914, ce régiment est composé de 4 groupes en 1914 (12 batteries de 75 soit 48 canons), de 2 groupes en juin 1915.



Il participe à la bataille de la Marne, aux combats de Champagne, d'Artois (1915-1916), de Verdun (avril à juin 1916) puis aux combats de Souain en Champagne (juin à septembre 1916).
C'est au cours de cette dernière période que Noël Glévarec est évacué pour maladie contractée aux armées.
Il meurt « pour la France » le 14 août 1916 à l'ambulance 4/9 de Suippes (Marne) L'acte de décès a été transcrit le 3 octobre 1916 à Brasparts.
Il est inhumé dans la tombe individuelle n°4135 de la nécropole nationale « Suippes-Ville ».
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MessageSujet: Jacques Mignon   Mer 17 Aoû - 14:20

Jacques Mignon.


Jacques MIGNON, cultivateur, né le 14 mai 1890 à Lopérec, est fils de Henri et de Marie Anne Quéré, domiciliés à Brasparts.
Matricule 1852 au recrutement de Quimper, il s'engage pour 5 ans à la mairie de Brest le 20 septembre 1910 pour le 2ème régiment d'infanterie coloniale. Soldat au 11ème Régiment d'Infanterie Coloniale le 15 décembre 1911, il fait campagne en Cochinchine du 15 décembre 1911 au 17 juin 1915.
De retour d'Extrême-Orient, il passe au 22ème colonial le 20 juin 1915 puis est nommé caporal le 25 décembre 1915 au 57ème régiment d'Infanterie Coloniale qu'il a rejoint le 15 août. Son régiment part alors en Orient pour la Macédoine...


Les plus durs combats de 1916, en Macédoine, eurent lieu à l'est de Monastir, conquis par les français du général Sarrail en novembre 1915.
Sarrail a préparé une attaque qui doit être lancé le 20 août. Il dispose d'une armée disparate composée de 32 000 français – dont plusieurs régiments étrillés en Champagne et à Gallipolii, 5 divisions anglaises (que leur gouvernement n'entend pas engager dans cette offensive), une division italienne, et surtout 94 000 combattants serbes qui ne rêvent que de rentrer dans leur pays en en chassant les Bulgares.
L'ennemi bulgare est fort de 3 divisions de 30 000 hommes, encadrée par des officiers allemands.
Le 17 août, l'ennemi prend les devants de Sarrail: offensive en coup de poing par les ailes, visant à encercler Salonique, atteindre la mer Egée à l'Est et la Thessalie à l'ouest pour faire jonction avec l'armée grecque, prête à passer à l'ennemi...


L'attaque est d'une grande violence. Jacques Mignon est tué à l'ennemi dans les premières heures du combat,à Doldézili (Serbie, Armée d'Orient).
Les Serbes, un instant dépassés, se ressaisissent et vont tenir: « Plus un pas en arrière! Tout officier qui reculera sera abattu... ». Les artilleurs français vont faire merveille: les Bulgares, affolés par les tirs de barrage de 75 à cadence ultra-rapide, les lourds écrasements des canons de 120 et de 155, refluent en désordre. L'offensive a échoué... La bataille des sommets, d'une férocité extrème entre Serbes et Bulgares va durer jusqu'au 3 octobre...
L'acte de décès de Jacques Mignon a été transcrit le 10 février 1917 à Brasparts.

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MessageSujet: Yves Alain Stervenou.   Jeu 18 Aoû - 18:42

Yves Alain Stervenou.


Yves Alain STERVENOU, clerc de notaire, né le 13 août 1883 à Lannédern, est fils de Jean Mathieu et de Marie Yvonne Mathurin, domiciliés à Brasparts.
Matricule 2601 au recrutement de Quimper, ajourné pour faiblesse en 1904 et 1905, il est classé dans le service auxiliaire en 1906.
Le 25 novembre 1906, il est affecté à Sesigny (Canton de Brie Comte Robert) puis le 2 août 1914 à Boissy-le-Sec (canton de Dreux) avant de rejoindre Brasparts le 10 septembre 1914. Il est classé service armé par la commission de réforme de Quimper le 4 novembre 1914 et mobilisé le 24 novembre au 118ème d'infanterie.
Ayant reçu sa formation initiale de soldat, Yves Alain Stervenou est affecté au 415ème Régiment d'Infanterie - régiment créé en mars 1915, et qui connut de terribles pertes lors de ses premiers combats en septembre 1915 en Champagne - qu'il rejoint le 10 octobre, dans la région de Vitry-la-Ville. Le 15 octobre, le régiment embarque dans « des trains à bestiaux » vers Belfort où il débarque le lendemain et se reconstitue, intégrant dans les unités les soldats nouvellement arrivés.
Le 20, il se déplace à pied vers le Ballon d'Alsace  : « le colonel fait un discours devant le drapeau et nous chantons la Marseillaise ... »
Le 14 novembre, le régiment est considéré de nouveau apte au combat et passé en revue par le général Joffre qui décore le drapeau. L'instruction se poursuit, en montagne et dans la neige, dans des conditions difficiles. Certaines journées sont bien plus éprouvantes que d'autres :
« 8 décembre. Nous partons à 1 heure du matin, nous devons faire une manoeuvre rappelant l'attaque de Champagne. Il pleut. Nous arrivons à 8 heures. A 9 heures, la manoeuvre commence : baïonnette au canon, nous avançons à travers champs de blé dans la boue, dans l'eau. Il pleut toujours ! A 12h la manoeuvre est terminée, nous mangeons et nous reprenons. Encore 15km, la pluie continue. Je suis pris de maux de reins et de cou, je souffre terriblement... »  
« 20  au 23 décembre. Lundi : 35 km. Mardi : 22 km. Mercredi : 12 km. Jeudi 24 km et nous arrivons. Pendant ces quatre jours pluie, vent, neige. Je suis toujours mouillé, j'ai froid, je suis complètement abruti à chaque étape. Je crois ne jamais y arriver. Parfois des sanglots de souffrance me montent à la gorge ... » (extraits du Carnet de Route de Georges Sibert, soldat au 415ème RI)

C'est le 13 janvier que le régiment est engagé, au milieu des bourrasques de neige, dans les Vosges et qu'il rejoint les tranchées du Vieil-Armand. Les bombardements et les alertes se succèdent, mais aucune offensive allemande ne se produit pendant ce séjour en tranchées.



Le 28 février, le régiment alors au repos, est embarqué vers le front de Verdun qui vient de s'ouvrir. Après plusieurs étapes, il reçoit l'ordre de monter en ligne le 14 mars. Le régiment restera à Verdun jusqu'en septembre, alternant montée en ligne et « mise au repos ».  
Il va connaître des périodes très dures, notamment entre le 13 et le 19 mai devant le fort de Douaumont, puis entre le 19 et le 29 mai devant la ferme de Thiaumont, repoussant plusieurs attaques dont une particulièrement violente le 26. Il y perdra 130 tués, 604 blessés. Le général commandant la Division félicite ses troupes : « ... oubliant vos fatigues vous avez répondu à l'appel pour arrêter définitivement une poussée ennemie et devant vous, l'offensive allemande a été enrayée. Honneurs à tous ... ». Le régiment est alors mis au repos jusqu'au 25 juin. En juillet, il passe deux périodes de dix jours dans le secteur des Eparges, y subissant de violents bombardements par torpilles et perdant 65 tués et 133 blessés.



Le 18 août 1916, le 3ème bataillon du 415 prend part le 18 à une attaque à l'Est de la route stratégique du Fort de Vaux ; il enlève un fortin puissamment organisé qui avait arrêté la progression jusqu'au soir. C'est au cours de ce combat que tombe Yves Alain Stervenou.
L'acte de décès a été transcrit à Brasparts le 31 octobre 1916.

Note : vous pouvez consulter ce site pour retrouver des images et des tableaux de l'époque :

www.lillustration.com


Dernière édition par Patrice Ciréfice le Sam 7 Mar - 13:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Louis Guillou   Jeu 25 Aoû - 18:34

Louis Guillou.


Louis GUILLOU, cultivateur puis engagé volontaire, né le 19 novembre 1882 à Brasparts, est fils de Yves et de Marie Jeanne Broustal.
Matricule 2923 au recrutement de Quimper, il s'engage pour 5 ans à la mairie de Brest le 16 février 1902 au titre des équipages de la flotte. Toute sa carrière se fera en Méditerranée. Nommé quartier-maître le 11 juillet 1911, il rengage pour 3 ans le 4 janvier 1913 puis pour 5 ans le 16 janvier 1916. Sa fiche, très succinte, ne m'a pas permis de retrouver ses différentes affectations. La seule certitude est qu'il a servi sur Le Saint Louis, cargo de la société navale de l'Ouest réquisitionné, du 16 janvier 1916 au 24 juillet 1916.




La mission de ce cargo est essentiellement le transport de troupes vers les Dardanelles mais aussi celui de troupes depuis les côtes africaines vers la métropole.
Malade, Louis Guillou est détaché au 5ème dépôt le 24 juillet 1916 et hospitalisé à l'hôpital militaire de Marseille où il décède le 23 août 1916.


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MessageSujet: Re: Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre : 1916   Ven 2 Sep - 8:11

Jean Marie Pouliquen.


Jean Marie POULIQUEN, cultivateur, né le 14 décembre 1877 à Saint Rivoal, est fils de Jean et de Jeanne Mignon, domiciliés à Lannédern. Déclaré bon pour le service, il est incorporé au 101ème Régiment d'Infanterie le 16 octobre 1898.
Envoyé en disponibilité le 21 septembre 1901, certificat de bonne conduite accordé. Il passe dans la réserve de l'armée active le 1er novembre 1901 et accomplit une période d'exercices au 118ème Régiment d'Infanterie de Quimper du 22 août au 18 septembre 1904; il en est dispensé en 1907. Il est alors domicilié à Ty Naffret en Brasparts et marié depuis le 8 juin 1902 avec Marie Yvonne Vaillant, du Tréhou, dont il avait quatre enfants.
Mobilisé le 3 août 1914, il est affecté comme soldat au 86ème Régiment d'Infanterie Territoriale. Il connaîtra les mêmes missions que son camarade Pierre Jean Labous. Jean Marie Pouliquen, soldat à la 6ème compagnie, restera au 86ème et participera aux missions de soutien des unités combattantes, dans l'Aisne puis dans la Somme où il participe au ravitaillement en munitions. C'est au cours de l'une de ces missions qu'il est tué par éclats d'obus, le 31 août 1916, au ravin d'Hardecourt (Somme), le dépôt de munitions qu'il était en train de recompléter “ayant sauté suite à un bombardement de l'artillerie allemande”.
Son acte de décès a été transcrit le 9 février 1917 à Brasparts.
Jean Marie Pouliquen est inhumé dans la tombe individuelle 1291 de la nécropole nationale “ALBERT” dans la Somme.


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MessageSujet: Noël Nezet   Dim 4 Sep - 14:17

Noël Nézet.


Noël NEZET, cultivateur, né le 19 janvier 1881 à Brasparts, est fils de François et de Marie Gourlay.
Initialement classé dans le service auxiliaire pour raisons de santé, il est reclassé service armé par la commission de réforme de Quimper le 5 novembre 1914.
Mobilisé le 28 novembre 1914 au 118ème Régiment d'Infanterie, il fait ses classes à Quimper et participe à la formation des jeunes recrues avant d'être affecté comme au 219ème Régiment d'Infanterie le 19 juin 1916. Il rejoint son régiment avec les renforts à Rozinvilliers. Le régiment est alors au « repos » et utilise ce temps pour parfaire l'instruction de ses hommes. Le régiment se porte sur le camp de Wiencourt et Guillaucourt le 24 juin, puis sur Harbonnières le lendemain, rejoignant ainsi son secteur d'attaque qui vient de lui être affecté. La journée est consacrée à la préparation de l'offensive : parallèles de départ, dépots de munitions ...Le chef de corps réunit tous ses officiers le 26 et leur expose le plan d'attaque qui vise le bois de Foucaucourt et le village d'estrées. Le 28, toutes les troupes sont en place. Noël Nezet, affecté à la compagnie de mitrailleuses 4, va connaître son baptème du feu comme tous ses camarades arrivés avec lui.



La préparation d'artillerie commence le 1er juillet à 5h30, complétée à partir de 9h par un bombardement général « par le 75, l'artillerie de tranchée et l'artillerie lourde ». A « 9h27, baïonnette au canon ! » Les poilus sortent des tranchées pour se porter à l'assaut, « très calmes, au pas, en ordre. » En une demi-heure, les deux premières lignes allemandes sont prises ; aussitôt commence les travaux de protection et de réalisation des boyaux entre tranchées nouvellement conquises et anciennes premières lignes ; la section de territoriaux, affectée au ravitaillement en munbitions, est très éprouvée, ayant perdu 15 hommes sous les tirs. Les combats se poursuivent mais l'avance des premières vagues est freinée par le tir des mitrailleuses. Les objectifs de la journée sont néanmoins atteints. Le 219 a perdu 51 tués, 211 blessés et 9 disparus.
L'attaque reprend le lendemain. Une centaine d'hommes est de nouveau mise hors de combat (dont 14 tués). Les objectifs sont atteints et le régiment s'organise sur les poistions conquises.Il est relevé dans la nuit et rejoint Vauvillers où il est mis en réserve.Il y restera jusqu'au 20 juillet avant de remonter en ligne, au bois du Satyre, toujours dans le secteur d'Estrées. L'ennemi lance une attaque qui échoue mais fait 7 tués et 33 blessés. Chaque journée passée apporte son lot de victimes jusqu'à la relève du 29 juillet.



Le 5 août, nouvelle montée en ligne aux bois de Soyécourt et du Satyre où le régiment s'installe défensivement jusqu'au 16 avant de rejoindre Harbonnières et de reprendre ses positions le 27. Les allemands sont décidés à reprendre leurs anciennes positions : le bombardement est incessant ; le 219 reçoit un nouvel ordre d'attaque, déclenchée le 4 septembre sur le bois de Soyécourt. Les objectifs sont atteints une nouvelle fois ; une contre-attaque ennemie est enrayée à 16h30 par la compagnie de mitrailleuses. Noël Nézet est blessé grièvement lors de cette attaque et évacué vers l'ambulance 7/21 d'Harbonnières où il meurt peu après son arrivée, suite à ses blessures. Le régiment va perdre plus de 300 hommes lors de ces combats. Avant d'être relevé le 7 septembre.



L'acte de décès a été transcrit à Pleyben le 23 mai 1917.
Noël Nézet est inhumé dans la tombe 3366 de la nécropole nationale « LIHONS » (Somme)

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MessageSujet: Yves Le Taro   Dim 11 Sep - 7:14

Yves Le Taro.


Yves Le TARO , aide-cultivateur à Collorec puis terrassier à Brasparts et domicilié au bourg (1911-1913), fils de François et de Françoise Jaffré, est né à Collorec le 15 novembre 1873.
Matricule 2292 au recrutement de Quimper, il est ajourné pour déficit de taille en 1894 et 1895, puis incorporé au 118ème d'infanterie le 12 septembre 1896.
Envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1897, certificat de bonne conduite accordé. Passé dans la réserve le 1er novembre 1897, il effectue deux périodes d'exercice au 118 du 27 août au 23 septembre 1900 et du 24 août au 20 juillet 1903.
Entre temps, il est parti travailler à Saint Erblon (15 janvier 1899), Trélazé (11 août 1899), Collorec (14 février 1900), Gourin ( 30 juin 1903). Il passe ensuite au Faouet (15 octobre 1906), à Brasparts (25 mars 1910). Passé dans la territoriale, il effectue une période d'exercices au 86ème RI du 2 au 10 août 1908.
Epoux de Anne Marie Cariou, et père d'un petit Georges (né en 1911 à Brasparts), il quitte Brasparts pour Telgruc le 10 mars 1913.
Mobilisé le 3 août 1914, il rejoint son régiment, le 86ème territorial d'Infanterie, manque à l'appel du 25 septembre au soir, est déclaré déserteur le 27 mais rejoint finalement sa compagnie le 7 octobre.
La mission du régiment est de parcourir les champs de bataille désertés de la Marne pour récupérer le matériel abandonné, les chevaux délaissés, le bétail errant, mais aussi pour inhumer les corps des soldats tués lors des combats. Puis le régiment rejoint Reims. Yves Le Taro y restera juqu'en novembre 1915 avant de partir dans l'Aisne. Le 86 est engagé au Chemin des Dames, à Beaumarais, où les territoriaux participent à l'acheminement des munitions, des vivres, à l'encadrement des prisonniers ... Il revient ensuite dans la région de Fismes.
Le 25 juin commence la bataille de la Somme. Une bataille préparée de longue date, et qui se déroule à l'image de toutes les batailles de ces premières années de guerre : préparation intense d'artillerie (jusqu'au 1er juillet), attaque de l'infanterie sous un soleil de plomb ; l'avance française est rapide mais doit s'interrompre, les anglais ne parvenant pas à déboucher dans leur secteur. Le 20 juillet, nouvelle offensive générale, sous une chaleur accablante. L'artillerie lourde se met en place sur le nouveau terrain conquis, reprend son bombardement des lignes ennemies, avant une nouvelle reprise de l'offensive le 3 septembre, mais cette fois sous une pluie battante ; les poilus vont cette fois se battre dans la boue, mais leur élan l'emporte ; l'ennemi, malgré son courage, est dépassé, cède du terrain ...
Le 86, lui, est transporté à la mi-août par camions dans la région de Bray-sur-Somme ; une compagnie est affectée au service téléphonique, une autre mise à la disposition du colonel du Génie ; des hommes sont détachés dans les différentes unités combattantes pour poursuivre leurs missions de préparation des dépôts de vivres, de munitions, mais aussi de travaux de tranchées, s'efforçant de joindre au plus vite et au mieux les tranchées conquises aux anciennes premières lignes françaises ; d'autres sont mis à la disposition de l'Artillerie, du Parc du Génie
La 12ème compagnie, à laquelle appartient Yves Le Taro, est quant à elle, mise à la disposition de la 46ème Division d'Infanterie à partir du 2 septembre. Les opérations se déroulent selon le plan prévu: la division atteint ses objectifs malgré des conditions de plus en plus difficiles. Cependant, le 5, les troupes d'assaut sont mises en échec par les tirs nourris d'artillerie lourde et de mitrailleuses. Elle s'empare néanmoins du plateau de Maurepas avant d'être relevée par la 47ème DI. Elle a perdu au cours des combats 125 officiers (dont 42 tués) et 4273 hommes de troupe (dont 769 tués).
La 12 ème compagnie - celle de Yves Le Taro- poursuit sa mission sur le plateau de Maurepas. Yves Le Taro tombe au Champ d'Honneur le 11 septembre 1916, tué par des éclats d'obus.



Il est inhumé dans une tombe individuelle dans la nécropole nationale “Maurepas”. Son acte de décès a été transcrit à Telgruc.
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MessageSujet: Yves Pouliquen   Lun 12 Sep - 7:17

Yves Pouliquen.


Yves POULIQUEN, fils de Marie Pouliquen, est né à Saint Rivoal le 28 juillet 1884.

Domestique, il est appelé au service national le 10 octobre 1905 et incorporé au 118ème Régiment d'Infanterie. Il accomplit une période d'instruction comme ordonnance d'officier monté (2 au 29 juillet 1906) au 2ème Chasseurs, obtenant de très bons résultats. Son certificat de bonne conduite lui est accordé à son passage dans la réserve le 1er octobre 1908.

Yves Pouliquen habite successivement à Gravelle, Le Havre, Paris, Saint Denis. Classé non affecté des chemins de fer de l'Etat comme homme d'équipe à Paris Saint Lazare du 15 juillet 1909 au 5 mai 1912.
Son histoire devient ensuite une aventure peu courante : il travaille en région parisienne, mais change régulièrement de poste ; appelé à une période d'exercices en 1913, il ne répond pas pas à sa convocation et est déclaré insoumis le 5 mai 1913 ; arrêté à La Plaine le 24 janvier 1914. il est condamné par le 1er Conseil de Guerre de Paris le 17 février 1914 à 3 mois de prison pour insoumission en temps de paix.

Mobilisé le 3 août 1914, il rejoint le 118ème RI avec lequel il participe à tous les combats. Apparemment, il est mis aux arrêts lors des combats de La Boisselle pour désertion en présence de l'ennemi. Reconnu coupable, il est condamné le 9 mars 1915 par le Conseil de Guerre du Quartier Général de la 5ème Armée à 5 ans de détention et à la dégradation militaire.

Yves Pouliquen va se ressaisir et fait une demande d'engagement pour rejoindre ses camarades au combat et prouver ainsi que sa défaillance n'avait été que passagère.
Engagé volontaire pour la durée de la guerre à la mairie de Troyes au titre du 110ème Régiment d'Infanterie qu'il rejoint le 13 mai 1916 dans la région de Moulins, il ne faillira plus.

Le régiment renforce ses premières lignes par des travaux de renforcement de défense – construction d'abris, de boyaux, de casemates de mitrailleuses, ..., sous le feu de tireurs isolés et parfois de l'artillerie adverse. Le régiment est relevé le 25 juillet et connait une période de repos et d'entraînements avant d'être embarqué à Fismes pour rejoindre Conty le 8 août. Un train de marchandises venant en sens inverse du convoi percute le 1er train faisant un tué et six blessés. Le 26 août, nouveau déplacement par automobiles cette fois vers Hamelet puis le Bois Billon.

Le 5 septembre, le 110 relève les unités de la 46ème DI sur le plateau de Maurepas.
Yves Pouliquen est grièvement blessé lors d'un bombardement ennemi et évacué vers l'ambulance. Il meurt pour la France le 12 septembre 1916 à Combles (Nord) des suites des blessures reçues sur le champ de bataille.

Yves Pouliquen est inscrit sur le Monument aux Morts de Saint-Rivoal.
Il était le demi-frère de Jean Marie Meudec, tombé en 1915, et le cousin germain de Pierre Marie Pouliquen, tombé en 1914.
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MessageSujet: Joseph Buzit   Dim 9 Oct - 16:29

Joseph Buzit.


Joseph BUZIT, cultivateur, né le 29 décembre 1897 à Pleyben, est fils de Jean Paul et de Marie Louise Clost.

Comme tous les hommes de sa classe, Joseph Buzit est appelé sous les drapeaux début 1916 et est incorporé comme soldat au 1er Régiment du Génie le 7 janvier 1916. Il rejoint le dépôt du régiment à Versailles où il fait ses classes. Pendant un peu plus de deux mois, il apprend son futur métier de sapeur.
Le dépôt du 1er Génie mit sur pied plus de 30 compagnies de combat, 15 compagnies de lance-flammes, 12 équipages de pont, 12 compagnies d'électricien, 9 compagnies de service des eaux, 3 compagnies de bucherons, 3 compagnies d'ouvriers, 1 détachement cycliste, 22 compagnies de parc de siège et de place ...

Le rôle des sapeurs pendant les années de guerre fut loin d'être négligeable. Ils eurent à remplir les missions souvent très difficiles comme préparer les bases de départ avant les offensives, détruire les champs de mines, organiser sous le feu le terrain conquis, aider au passage de vive force des rivières, précéder les vagues d'assaut pour aller en plein jour et sous le feu ennemi découper à la cisaille les réseaux de fil de fer barbelé.

Le Génie en 1916 fut associé aux deux grandes batailles de Verdun et de la Somme : il monta près de 150 ponts de Verdun à Saint Mihiel, sans compter les innombrables passerelles sur la Meuse ; ce furent les unités de renfort de la classe 1917 qui aménagèrent à la hâte, sous le bombardement d'obus explosifs et d'obus asphyxiant, des positions de repli pour remplacer les tranchées emportées par les assauts ennemis. Les sapeurs furent également présents avec les colonnes d'assaut lors de la prise de Douaumont ...

Joseph Buzit fut incorporé dans une unité combattante, mais aucune trace n'a été relevée de son parcours. Sa fiche matriculaire indique simplement que Joseph Buzit est décédé de maladie le 9 octobre 1916 à l'hôpital complémentaire N°20 à Quimper.

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MessageSujet: Jean louis Plassard   Mar 11 Oct - 7:37

Jean Louis Plassard.


Jean Louis PLASSARD, cultivateur, matricule 3313, né à Hanvec le 7 janvier 1881, est fils de François et de Marguerite Auffret, domiciliés à Brasparts.
Engagé volontaire pour 5 ans à la mairie de Brest le 7 mars 1900 pour les équipages de la flotte, Il est réformé le 7 novembre 1900 pour tuberculose pulmonaire, et quitte la Marine avec son certificat de bonne conduite.

Classé service auxiliaire puis service armé (bon absent) par la commission de réforme de Quimper le 5 novembre 1914, il est mobilisé le 17 novembre 1915 au 62ème d'infanterie puis passe au 2ème d'infanterie le 26 novembre 1915.
Il rejoint son régiment dès les classes effectuées, est affecté à la 3ème compagnie avec laquelle il combat avec son unité en Argonne dans le terrible Bois de la Gruerie que les Poilus avaient surnommé “le bois de la Tuerie”. Le 2ème d'infanterie y restera jusqu'en juin 1916 avant de participer à la bataille de la Somme.

Le 26 juin 1916, le régiment embarque à Sainte Ménéhulde et rejoint par train la région de Saint-Omer (Oise). “Pendant dix mois, il a vaillamment défendu la portion du sol de la Patrie confiée à sa garde. Les nombreuses tombes qu'il laisse aux soins pieux de ses successeurs l'attestent glorieusement ...”
Après un temps de repos, il gagne ses positions avant l'offensive préparée de longue date : l'état-major, l'ambulance et les cuisines roulantes cantonnent à Méharicourt et les compagnies relèvent le 25ème d'infanterie en première ligne.

La 3ème compagnie (1er bataillon), commandée par le lieutenant Trochu, est dans un premier temps cantonnée à Malpart le 12 juillet. Le PC du régiment se réinstalle à Méharicourt. Les bombardements sont pratiquement incessant en cette fin juillet. Le poste de secours est lui-même incendié.
Le régiment alterne alors périodes en première ligne et périodes de “repos”.
Le 4 septembre, “conformément à l'ordre d'opération de la division, le régiment se porte à l'attaque.”
Le bataillon Pinon (celui de Jean Louis Plassard) est initialement mis à la disposition du colonel commandant la Brigade. Après l'assaut des 2ème et 3ème bataillon qui emportent la première ligne allemande, un nid de résistance qui a échappé aux “nettoyeurs de tranchées” s'organise. Le 1er bataillon intervient alors, encercle l'ilôt et l'oblige à se rendre après un terrible combat au corps à corps.. Le bataillon occupe alors la tranchée Marichen (ancienne première ligne allemande) et conforte ses positions. Le bataillon a perdu 12 tués, 102 blessés et 1 disparu.
La compagnie de Jean Louis Plassart est alors remise à disposition du régiment pour encercler une nouvelle poche de résistance ennemie, le “fortin 760”. Sa garnison, après un combat d'environ deux heures, finit par agiter des drapeaux blancs et se rendre.

Une nouvelle attaque est lancée le 6 mais les allemands effectuent à leur tour quelques violentes contre-attaques.Jusque là ttenus en échec, leur effort se porte sur les positions de la compagnie Trochu, laquelle parvient à repousser l'ennemi à la grenade, mais aussi à réoccuper une tranchée qui avait été reprise par l'ennemi dans la nuit, en même temps que le fortin 760. La compagnie est alors prise par un violent tir d'enfilade d'artillerie. Le lieutenant Trochu et ses quatre chefs de section sont mis hors de combat.Mais l'ennemi est repoussé et la compagnie reprend le fortin.
Elle va subir alors une terrible journée de tirs d'artillerie avec obus de gros calibre. L'artillerie française riposte tout aussi violemment. Les tirs s'achèvent vers 16 heures. La division décide la relève du régiment.

Jean Louis Plassart, lui, est tombé lors de ces combats et évacué vers l'ambulance régimentaire.



Le général commandant la division adresse un message de remerciements à ses troupes : “... dédaigneux de l'ennemi, insouciants de ses projectiles, sûrs de leur caleur personnelle, animés de la volonté de vaincre, officiers, sous-officiers, caporaux et soldats ont enlevé de haute lutte, gaiement, à la Française, les positions ennemies fortement organisées, inscrivant ainsi une nouvelle page brillante à l'historique de leurs régiments.”
.
Le 18 septembre 1916, Jean Louis Plassard est cité à l'ordre du régiment :
“Soldat brave et dévoué. A été blessé très grièvement en faisant courageusement son devoir le 13 septembre 1916. Cette nomination comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme.”



Jean Louis Plassard décède le 11 octobre 1916. Inhumé initialement dans le cimetière militaire à Vrély, numéro 222, il repose aujourd'hui dans la nécropole nationale “Maucourt”, dans la tombe individuelle 690.
Il recevra la Médaille Militaire à titre posthume le 15 juin 1920.
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MessageSujet: Jean François Creac'hminec.   Lun 17 Oct - 13:33

Jean François Creac'hminec.


Jean François CREACHMINEC, cultivateur, né le 7 février 1894 à Saint Rivoal, est fils de François et de Marie Anne Yvinec.

Ajourné un an pour faiblesse puis classé dans le service armé par la commission spéciale de réforme de Quimper le 16 mai 1914, il est incorporé au 118ème régiment d'infanterie de Quimper le 8 septembre 1914 comme soldat puis, ses classes effectuées, il est affecté au 3ème Bataillon de Chasseurs à pied le 4 juin 1915 qu'il rejoint à Barlin près d'Arras avec 530 autres hommes.

Dès le lendemain de leur arrivée, les renforts sont répartis dans les compagnies et commencent leur entraînement. Le 6, le régiment monte en première ligne au bois Carré : les conditions sont particulièrement difficiles – terrain inondé, racines des arbres enchevêtrées, bombardement incessant, tranchées effondrées ...


Pendant trois jours, sous un feu intensif, le bataillon poursuit tout à la fois son installation mais aussi la préparation d'une attaque contre les lignes allemandes. Deux tentatives échouent successivement.
Jean François Creachminec et ses jeunes camarades sont donc mis d'emblée dans une situation particulièrement éprouvante. Il faut continuer les travaux sous le feu pour préparer des bases de départ, répondre aux contre-attaques ennemies : « les chasseurs ne peuvent travailler que couchés, avec la pelle bêche, et dans ce terrain enchevêtré d'arbres, de racines, on n'avance guère. La nui même, le travail debout est impossible en raison de la fusillade, et de l'éclairage constant par fusées. »
Le 12 juin, le commandant du bataillon demande que ses troupes soient relevées, toutes les compagnies ayant perdu leur encadrement. La relève est effective la nuit suivante. Le bataillon a perdu plus de 200 hommes en 5 jours.


Le bataillon sera engagé de nouveau du 16 au 20 juin, parvenant à s'emparer d'une tranchée ennemie, faisant 300 prisonniers, et multipliant les actes de bravoure. Il va ensuite alterner les périodes d'instruction et les périodes en première ligne avant d'être mis « au repos » à l'arrière le 11 juillet.
Il va continuer à se battre en Artois avant de rejoindre le champ de bataille de Verdun en mars 1916, puis la Champagne avant de participer à l'offensive sur la Somme à partir du 4 septembre 1916.

Le 3 mars 1916, le bataillon est engagé à Fleury et au fort de Vaux où les combats sont d'une extrême violence. Il faut une fois encore organiser le terrain sous le feu ennemi mais aussi faire face à l'ennemi qui poursuit son offensive. Ainsi, le 9 mars, « vers 7 heures du matin, une section a exécuté une charge à la baïonnette pour repousser les Boches qui étaient en face d'eux. Ils ont tué à la baïonnette une quarantaine de Boches. » Et le 3 avril, le chef du BCP écrit : « Il ne faut pas oublier que les travailleurs de la nuit sont soumis à un marmitage continuel. De jour, ils sont encore plus bombardés. Quand ils reviennent après 5 jours dans ce secteur, ils n'ont plus figure humaine. »
Le 4 mai 1916, le bataillon est transporté en Champagne, dans la région de Perthes-les-Hurlus, et il participe à l'attaque du mois de juin.

En août, le bataillon est de nouveau déplacé pour rejoindre le front de la Somme et participer à l'offensive déclenchée le 4 septembre

C'est lors de la journée du 6 septembre que Jean François Creachminec va se distinguer tout particulièrement ce qui lui vaut une citation à l'ordre de la Brigade: « Très bonne attitude au feu, grenadier d'élite, a pris le commandement de l'escouade de grenadiers au moment où son caporal venait d'être blessé mortellement et a nettoyé les trous d'obus de la 1ère tranchée d'une façon méthodique et intelligente. Croix de guerre avec étoile de bronze ».


Malheureusement, Jean François Creachminec va tomber quelques jours plus tard sous un terrible bombardement. Il est tué à l'ennemi le 17 octobre 1916 à Guernemont (ou Genermont) (Somme). L'acte de décès a été transcrit à Brasparts le 13 janvier 1917 et enregistré à Saint-Rivoal.
Jean François Creachminec est inscrit sur le Monument aux Morts de Saint-Rivoal.

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MessageSujet: François Grall   Dim 6 Nov - 7:02

François Grall.


François GRALL, cultivateur, né le 21 décembre 1881 à Saint-Rivoal, est fils de Charles et de Marie Jeanne Guyomarch.
Ajourné en 1902 et en 1903, il est versé dans le service auxiliaire en 1904. Marié à Constance Lachater, il demeure au bourg de Saint-Rivoal.
Reclassé service armé par la Commission de réforme de Quimper le 5 novembre 1914, il est mobilisé le 28 novembre.
Incorporé au 118ème Régiment d'Infanterie, il passe au 62ème Régiment d'Infanterie le 15 juin 1916 qu'il rejoint au front, dans la région d'Hermonville. Il découvre une zone de combats « calme » où s'effectue régulièrement des coups de main, des patrouilles « offensives » ... qui ne donnent guère de résultats. Le régiment quitte ce secteur le 7 septembre pour rejoindre le secteur de Perthes puis Haudainville le 1er novembre.
Le 3 novembre, les compagnies sont réparties autour du fort de Vaux et reçoivent l'ordre de quitter les tranchées pour occuper de nouvelles positions très proches du fort. Les allemands ripostent par un bombardement « sans discontinuer » de cette nouvelle ligne. Une centaine de soldats est mise hors de combats (dont 12 tués).
C'est donc sous le feu ennemi, mais aussi sous une pluie battante et un temps froid, que les poilus entreprennent les travaux de protection. Les pertes sont quotidiennes : une cinquantaine le 5, une quarantaine le 6. Parmi eux, François Grall, est porté disparu avec 5 de ses compagnons d'armes, tous présumés tués.


Le régiment restera sur le front de Verdun jusqu'en février 1917...
Le jugement déclaratif du tribunal de Châteaulin du 3 juin 1920 a été transcrit à Saint-Rivoal et le nom de François Grall est inscrit sur le Monument aux Morts de cette commune.
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MessageSujet: Jean Yves Cam   Mar 8 Nov - 9:06

Jean Yves Cam.


Jean Yves CAM, charron, né le 8 juin 1877 à Brasparts, est fils de Yves et d'Anne Marie Mazé.

Déclaré bon pour le service, il est incorporé au 103ème d'Infanterie d'Alençon le 16 septembre 1898. Il est envoyé en disponibilité le 21 septembre 1901, certificat de bonne conduite accordé.
Passé dans la réserve le 1er octobre 1901, il accomplit deux périodes d'exercices au 118 du 30 mai au 20 juin 1904 et du 13 mai au 9 juin 1907. avant d'être affecté au 86ème Territorial d'Infanterie de Quimper en 1912.
Mobilisé le 3 août 1914, il participe à la défense de la place de Brest avant de rejoindre avec son unité le camp retranché de Paris. Avec son bataillon, il parcourt ensuite les champs de bataille désertés de la Marne pour participer à la récupération des matériels abandonnés et à l'inhumation des soldats tués.
Malade, évacué, il passe au 83ème Territorial d'Infanterie (de La Roche sur Yon) le 13 janvier 1915 et participe toute l'année aux travaux de défense d'Arras et de sa région. Il est de nouveau évacué en novembre 1915 et est affecté au 81ème d'Infanterie le 19 février 1916.

Classé inapte temporaire par la commission spéciale de réforme d'Angers le 26 avril 1916, il est réaffecté au 83ème territorial, qu'il rejoint dans la Somme – région de Thoix - le 26 février 1916. Son régiment est chargé dans cette région des escortes de prisonniers, de l'entretien des routes et des voies ferrées, du ravitaillement des troupes engagées sur le front, de l'ensevelissement des morts, de monter la garde dans les tranchées de premières lignes dans des secteurs réputés “calmes”.
Jean Yves Cam est de nouveau évacué, victime d'une maladie contractée en service. Il est transporté à l'hôpital Gama de Toul où il meurt pour la France le 8 novembre 1916.
Son acte de décès a été transmis à Brasparts le 9 novembre 1916.
Jean Yves Cam est inhumé dans la nécropole nationale “Choloy-Menillot” (Meurthe-et-Moselle), dans la tombe individuelle 876.

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MessageSujet: Vincent Berthou   Sam 26 Nov - 20:10

Vincent Berthou.


Vincent BERTHOU, marin, second maître timonier. Né le 25 octobre 1882 à Guipavas, il est fils de Edouard Auguste et de Marie Pascoët.
Il s'engage à la mairie de Brest le 28 octobre 1898 au titre des équipages de la flotte.
Mousse le 7 juillet 1897, novice du 25 octobre 1898, apprenti marin puis matelot de 2ème classe – timonier le 25 octobre 1900. Matelot de 1ère classe le 1er avril 1904. Quartier maître timonier, il rengage pour trois ans le 16 juin 1906 puis tous les trois ans.
Entre temps, il épouse une Braspartiate, Marie Yvonne Tanguy, le 12 octobre 1912 à Brest et s'installe à Saint Marc. Lorsque la guerre éclatera, son épouse reviendra à Coativoal chez ses parents.

Embarqué à bord du Suffren, fort de 54 hommes d'équipage, 22 officiers, et équipé de 4 canons de 305 mm, 10 de 164 mm, 8 de 100 mm, 22 de 47 mm, 2 tubes lance-torpilles sous-marines.


Le Suffren participe à la protection des troupes d'Algérie, puis est envoyé aux Dardanelles avec le “Vérité” où il bombarde les forts de l'entrée du Détroit (novembre 1914). Il participe le 19 février 1915 aux côtés du Bouvet et du Gaulois à l'attaque des forts turcs du Détroit des Dardanelles puis bombarde Tchanak le 18 mars 1915. Le 13 avril 1915, le Suffren échappe de peu à une catastrophe grâce au courage de l'un de ses marins, le quartier-maître canonnier François Lannuzel, de Saint-Renan, qui parvient à noyer la soute aux n obus avait mis le feu.

Le 15 novembre 1916, le cuirassé Suffren, appareille du Pirée (Grèce) pour Lorient en vue de procéder à des réparations et embarque une centaine de permissionnaires de l'Armée d'Orient. Après une escale à Bizerte, le 20 novembre, puis à Malte le 23, il reprend sa route.

Le Capitaine de Vaisseau Guépin, qui commande le Suffren n'ignore pas qu'il va affronter "un coup de tabac" entre le Cap Finistère et Lorient, et manifeste de l'inquiétude car son navire n'est plus en bon état.
De fait le 26 novembre il y eut une forte tempête dans le Golfe de Gascogne. Dans un communiqué du 8 décembre 1916, le Ministère de la Marine signalait que le cuirassé Suffren était considéré comme perdu corps et biens, sans que l'on n'en sache exactement les raisons.

On a supposé à l'époque, que la tempête seule était responsable du naufrage car aucun sous-marin allemand ne l'avait revendiqué à son tableau de chasse. Après la guerre, il fut confirmé que le sous-marin U52, commandé par le capitaine Hans Walther, avait bien envoyé par le fond le cuirassé Suffren, mais l'avait enregistré sur son livre de bord comme cuirassé anglais.
Il n'y eut aucun survivant...

Vincent Berthou est déclaré perdu en mer le 26 novembre 1916 suite au jugement déclaratif du tribunal de Brest le 13 juillet 1917.


 
Si les Français ne connaîtront le sort du cuirassé qu’après la guerre, l’Etat-Major de la Marine saura en réalité très vite ce qui s’était passé.  Voici une note confidentielle de l’Amiral Lacaze au Ministre de la Marine et envoyée dès Avril 1917  :
« Le cuirassé SUFFREN a été coulé le 26 Novembre dernier vers 08h00 ou 09h00 du matin par un sous-marin ennemi qui a réussi à s’approcher de lui en plongée sans être aperçu. 
Une explosion formidable se produisit qui laisse à penser que la torpille a touché une soute à munitions. 
Vers 10h00 du matin, le vapeur INCHWOZE, passant sur les lieux du sinistre n’a rencontré que de nombreuses épaves. 
Aucune des personnes présentes à bord n’a pu être recueillie. 
 
En conséquence j’ai l’honneur de prier Monsieur le Ministre de bien vouloir, par application de l’article 88 du code civil, décider qu’il y a disparition des 648 officiers, officiers mariniers et matelots figurant sur la liste d’équipage établie le 23 Mars par le chef du service de la solde de Brest. » 
 
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MessageSujet: Re: Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre : 1916   Sam 31 Mai - 14:24

Superbe travail pour le centenaire de la Grande Guerre.
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MessageSujet: Re: Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre : 1916   

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