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 Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre : 1917

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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre : 1917   Jeu 8 Mar - 17:38

1917


Après l'échec allemand sur Verdun, puis l'échec allié sur la Somme, en 1916, aucun des deux camps ne semble en mesure de l'emporter. L'ampleur des pertes subies, les destructions massives des villes et villages de France, encouragent les soldats à poursuivre une lutte qui ne peut désormais se justifier que dans une victoire complète.

Les allemands ont lancé la guerre sous-marine pour rompre leur isolement et la maîtrise des mers par les britanniques ; les alliés espèrent quant à eux la rupture du front : la conférence de Chantilly de décembre 1916 a prévu le déclenchement d'une grande offensive au printemps 1917, sur le front anglais (Somme et Artois) et sur le front français (Aisne).

En ce même mois de décembre 1916, le général Nivelle, auréolé par les brillantes victoires remportées par sa Iième Armée, est nommé à la tête des armées françaises en remplacement de Joffre. Dès le 14 janvier, il déclare : « Nous romprons le front allemand quand nous voudrons à condition de ne pas attaquer au point le plus fort et de faire l'opération par surprise et attaque brusquée en vingt-quatre ou quarante-huit heures. »



Mais ce plan va être déstabilisé par les actions de repli des armées allemandes, qui laissent derrière elles un terrain ravagé, sur lequel les troupes alliées ne trouveront aucun abri contre le feu ennemi. Les allemands se fortifient sur la ligne Hindenburg. Il n'y a plus de point faible. De plus, tout prouve qu'ils sont bien renseignés et que la surprise ne jouera pas. Les Anglais se déclarent hostiles à l'offensive. Lyautey, Ministre de la Guerre, démissionne. Pétain fait part de son total désaccord. Le général Nivelle, lui, commandant l'opération, ne remettra pas en cause son offensive et donnera ses ordres sans tenir compte de ces nouveaux éléments ...

Le jour J est fixé au 16 avril avec comme objectif enfoncer les Allemands entre Soissons et Reims ...

Dans l'attente de l'offensive, les combats se poursuivent sur les autres fronts ... Et les Alliés se lancent dans des attaques préparatoires : Anglais et Canadiens se lancent à la conquête de la crête de Vimy début avril, les Français à l'assaut de la ligne Hindenburg dans la région de Saint Quentin dès la fin mars ...

Le premier braspartiate tombé au Champ d'Honneur en 1917 périra loin de son pays, à l'Armée d'Orient ...

(à suivre)
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MessageSujet: François Marie CREACHMINEC   Ven 23 Mar - 15:19

1. François Marie CREACHMINEC


François Marie CREACHMINEC, meunier au Moulin Neuf en Saint Rivoal, né le 7 mai 1889 à Brasparts, est fils de François et de Marie Anne Yvinec.
Ajourné en 1908, il est déclaré bon pour le sezrvice l'année suivante, et incorporé au 116ème Régiment d'Infanterie le 6 septembre. Il est envoyé en congé de disponibilité le 24 septembre 1911, certificat de bonne conduite accordé. Il effectue ensuite une période d'exercices au 118ème Régiment d'Infanterie du 6 au 28 septembre 1912.
Mobilisé le 3 août 1914 et incorporé au 118ème Régiment d'Infanterie de Quimper, il participe à tous les combats de ce régiment. Evacué en décembre 1916 (pour maladie ?), il passe au 262ème d'infanterie le 22 avril 1916 puis au 3ème Régiment de Zouaves le 14 mai 1916 qu'il rejoint sur le champ de bataille de Verdun où il restera jusqu'en juin, dans le secteur du Bois Carré. Son unité, après une mise au repos, remonte en ligne début juillet dans la Somme, et François Creachminec y est blessé le 9 juillet 1916.

Passé au 37ème Colonial de Bordeaux le 25 novembre 1916, il rejoint l'Armée d'Orient.



Le front est alors stabilisé au niveau de Monastir et du lac Dojaran. Grièvement blessé en ce dernier lieu, évacué, il « meurt pour la France » le 22 mars 1917, à l'hôpital temporaire de Florina (Grèce).

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MessageSujet: Louis Gabriel Michel Le Borgne   Mar 3 Avr - 16:01

2. Louis Gabriel Michel LE BORGNE


Louis Gabriel Michel BORGNE (LE), sculpteur puis engagé volontaire, né le 25 janvier 1881 au bourg de Brasparts, est fils de Jean Louis, menuisier, et de Marie Favennec, commerçante au bourg de Brasparts puis à Brest.

Matricule 827 au recrutement de Quimper, il s'engage pour 5 ans à la mairie de Brest au titre des équipages de la flotte le 15 septembre 1899.

Apprenti marin puis matelot de 3ème classe (25 janvier 1901), 2ème classe fusilier breveté (1er juin 1901), 1ère classe (1er avril 1903), il est libéré du service actif le 15 septembre 1904, certificat de bonne conduite accordé. Il a servi successivement à bord du Terrible (16 octobre-31 décembre 1899), du Marcea (1er janvier – 29 mars 1900), du Hahomaire (1er avril – 31 mai 1900), du Masséna (30 juin 1901 – 2 mars 1902), du Du Chayla (3 mars 1902 – 31 août 1904).

Passé dans la réserve de la marine le 15 septembre 1904, il décide de rengager pour 3 ans le 1er octobre 1904 au titre du 2ème régiment d'infanterie coloniale. Il est nommé caporal le 1er octobre 1906. Commissionné pour un an le 1er octobre 1907, il rentre à l'administration des postes comme facteur à Paris le 11 juillet 1908 (jusqu'en décembre 1909). Il est rappelé à l'activité le 3 août 1914 et envoyé en renfort au 219ème d'infanterie le 15 octobre 1914.
Il participe aux combats de Moulin-sous-Touvent et de Quennevières et sa valeur lui vaut d'être nommé sergent le 4 mai 1915. Il restera dans ce secteur jusqu'en mai 1916 avant de participer à la bataille de la Somme (Juillet 1916). Son régiment alternera ensuite les montées au front entre la Somme et l'Aisne.

En janvier 1917, le régiment occupe le secteur de Lassigny. Les relèves sont assurées entre ses propres bataillons. « L'artillerie ennemie n'est pas très active : de 7 à 24 coups par jour. Nous manifestons notre activité par des tirs d'embêtement de mitrailleuses et de canons de 37 qui ont lieu toutes les nuits. Des exercices fréquents d'alerte contre les gaz et de placement des masques sont exécutés... ». Puis progressivement, le ton monte, les deux artilleries se répondent de plus en plus fréquemment et de plus en plus violemment. Le 20 janvier, le 219 repousse avec bravoure 3 attaques ennemies. Puis le front se calme de nouveau.
A partir du 10 février, le régiment est relevé pour préparer l'offensive prévue pour le printemps. Il cantonne alors dans la région de Mareuil. Pendant trois semaines, les unités répètent leurs futures attaques – marches d'approche, attaque par vagues, prise des lignes successives de tranchées, recherches d'observatoires, enlèvement de groupes de maison – en les adaptant à chaque niveau -section, compagnie, bataillon -., et sans omettre l'instruction individuelle.
Le 8 mars, le 219 gagne les premières lignes du secteur de Lassigny avant de recevoir le surlendemain l'ordre de réaliser le dispositif d'attaque.Le 14 mars débute la préparation d'artillerie et les distributions (munitions, vivres, ...). L'offensive est déclenchée le 16, et progresse « sans grande résistance de l'ennemi ». Les objectifs fixés sont rapidement atteints car l'ennemi s'est replié sur la rive est de l'Oise entre Berthenicourt et La Fère (la ligne Hindenburg).Ce n'est que le 20 mars que le 219 commence à se heurter à une défense de plus en plus ferme. Il parvient à franchir le canal de Saint-Quentin sur des débris d'anciennes passerelles puis sur une nouvelle réalisée par les pionniers du régiment. Il découvre alors les villages détruits par les allemands avant leur repli : Tergnier, Fargnier... avant de se heurter à une vive contre-attaque ennemie qu'elle repousse sous un feu violent de mitrailleuses suivi d'un tir de barrage de 75.
Les conditions de l'attaque sont épouvantables. Jean-Pierre Calloc'h, qui se bat également dans la région, écrira peu avant son décès : « La semaine la plus dure que j'ai jamais passé à la guerre est cette Semaine Sainte. Ni maison, ni toît, sous un temps si rude. Au cours de 60 heures, j'ai dormi une heure, et encore nous avons été réveillé par le froid, toute l'armée couverte de neige. Nous sommes fatigués à en mourir ... »


Le 23 mars, Le 219 parvient à gagner la vallée de l'Oise et reçoit alors l'ordre de s'installer défensivement sur les positions conquises. Les pertes juque là ont été d'une dizaine de morts et d'une trentaine de blessés.
Le 3 avril, il reçoit un nouvel ordre d'attaque ayant pour but de s'emparer des observatoires qui dominent la ligne Hindenburg. Cette attaque est exécutée par les 4ème (auquel appartient le sergent Gabriel Le Borgne, de la 14ème compagnie) et 5ème bataillons. L'assaut est donné à 15 heures, et subit un tir de barrage ennemi « peu violent ». A 15h25, la 14ème compagnie est « arrêtée à 800m qu Sud-Ouest de Cerisy par des mitrailleuses ». Un tir de l'artillerie de 75 lui permet de se rapprocher à 400m de l'objectif mais le tir de barrage ennemi devient « plus intense sur tout le front ». Elle rentre néanmoins dans le village à 17 heures.
Gabriel Le Borgne ne verra pas la suite : il est tombé au champ d'honneur, tué à l'ennemi ce 3 avril 1917 à Cerisy avec une dizaine de ses camarades.
L'offensive sera relancée le lendemain... Dans le même temps, la 122ème brigade à laquelle appartenait le 219 est dissoute. Son chef, le colonel Destreman, lui adresse un poignant message d'adieu : «  nous allions marcher ensemble à la Victoire, récompense de tant d'efforts. Il en a été décidé autrement ... Le 219 passe aux ordres du 35ème Corps d'Armée et s'installe défensivement à Cerisy.
L'acte de décès a été transcrit à Brest le 19 octobre 1917. Le corps de Gabiel Le Borgne a vraisemblablement été inhumé dans le cimetière de Cerisy – comme celui de Jean-Pierre Calloc'h – mais ce cimetière fut dévasté lors des combats.

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MessageSujet: Mathieu Lharidon   Ven 13 Avr - 6:50

3. Mathieu L'HARIDON


Mathieu L'HARIDON, engagé volontaire, né le 3 avril 1888 à Pleyben, est fils de Yves et de Marie Josèphe Cariou, qui ont vécu jusqu'en 1887 à Brasparts avant de partir à Pleyben puis de s'installer à Lannédern.
Matricule 648 au recrutement de Quimper, domicilié à Brasparts où il est employé comme pâtre puis comme ouvrier agricole puis à Ouessant, il s'engage à la mairie de Brest pour cinq ans au titre du 2ème régiment d'infanterie coloniale le 24 février 1908.

Passé au 9ème Colonial le 15 novembre 1909, il est nommé 1ère classe le 12 juillet 1911. Rengagé pour trois ans le 1er juillet 1912 pour compter du 24 février 1913, il est affecté au 23ème RIC le 24 avril 1914, et embarque pour Haïphong le même jour.

Parti en détachement à destination du 43ème Colonial, le régiment de réserve rattaché au 23ème Colonial, le 22 septembre 1914, il rejoint son unité au front. Ce régiment, après s'être distingué au cours de la bataille de Morhange, participe à la « course à la mer » puis se bat en Artois.
En avril 1915, Mathieu Lharidon participe aux combats de la Somme. Evacué blessé (éclat d'obus) le 7 décembre 1915, il rejoint son corps le 23 décembre.
En 1916, il est cité à l'ordre du 43ème Colonial: «  Excellent soldat, a pris le commandement de ce qu'il restait d'une section, particulièrement éprouvée, et a donné à ses camarades le plus bel exemple de courage et de sang-froid. » et reçoit la Croix de Guerre.
Nous ne disposons pas du journal de marche du 43, mais de celui de la 2ème DIC (Division d'infanterie coloniale) à laquelle il appartenait depuis novembre 1916.
En 1917, sa division reçoit l'ordre de s'emparer du moulin de Laffaux, lieu hautement stratégique, situé sur une hauteur (170 mètres) à proximité du village du même nom sur la RN2, et contrôlé par les Allemands depuis septembre 1914.


En mars 1917, dans le cadre de leur repli, les Allemands renforcent les défenses du secteur du moulin et du village, situés sur la ligne de front.
La prise de la position du moulin de Laffaux aurait du être une étape de l'offensive de masse planifiée par le général Nivelle, commandant en chef des armées françaises du nord et du nord-est, dans le secteur du Chemin des Dames, offensive qui va faire près de 140 000 morts en quelques jours.
Lorsque la 2ème DIC commence l'assaut, les unités du 19 et du 118ème RI sont arrêtées à quelques 300 mètres du village et du moulin.
“On était las, transis, soutenus seulement par les nerfs. On voyait chaque jour disparaître des camarades et s'émietter les compagnies. On était ivres de sommeil, de fatigue et de malaise, et néanmoins décidés à en « mettre un bon coup » pour gagner ce repos dont on nous leurrait depuis si longtemps”, racontera un témoin.


“On ne se dissimulait pourtant pas les difficultés de l'entreprise, dont la principale résidait dans la configuration du terrain. Qu'on imagine une succession de plateaux étroits, bosselés, coupés de chemins creux et de vallons profonds, où s'ouvrent d'innombrables carrières, places d'armes admirables. Les Allemands nous dominaient de leurs positions appuyées, au sud, sur le Moulin de Laffaux qui commande la route de Maubeuge, sur le village couronnant la crête qui surplombe et surveille la vallée marécageuse suivie par la voie du chemin de fer; plus au nord, sur l'éminence de la ferme La Motte; enfin sur le plateau de Moisy et les pentes boisées du mont des Singes. Et on connaissait mal les nombreuses carrières dont le pays est troué comme une éponge”.
C'est sous la pluie que le 43 monte à l'assaut du moulin, après une préparation d'artillerie qui se révéla peu efficace. Les soldats se heurtent au réseaux de barbelés, aux tirs ennemis, à la boue des tranchées et des trous d'obus... C'est lors de cette attaque le 13 avril 1917 que Mathieu Lharidon est tué à l'ennemi au moulin de Laffaux (Aisne). Ce n'est que le 5 mai que nos troupes s'empareront de cet objectif...

Son acte de décès a été transcrit le 26 novembre 1917 à Lannédern. Mathieu L 'Haridon est inhumé dans la nécropole nationale « Bois Roger » à Ambleny (tombe individuelle, carré I, n° 585).
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MessageSujet: Jean Louis Cariou   Lun 16 Avr - 7:49

4. Jean Louis CARIOU

Jean Louis Cariou, cultivateur, né le 8 octobre 1895 à Brasparts, est fils de Jean Louis et de Marie Jeanne Martin.

Matricule 2569 au recrutement de Quimper, il est incorporé le 15 décembre 1914 au 134ème d'nfanterie avant d'être affecté au 7ème régiment d'infanterie coloniale qu'il rejoint le 13 mars 1915 par voie de changement d'arme.
C'est à cette époque qu'est créé le 2ème Régiment Mixte d'Infanterie Coloniale à Puger-sur-Argens (Var). Le 6 mai 1915, Jean Louis Cariou rejoint ce nouveau régiment avec ses camarades du dépôt de Bordeaux mais aussi avec d'autres soldats provenant des dépôts du 2ème RIC (Brest), du 3ème RIC (Orléans) et du 6ème RIC (Lyon).
Le 2ème RMIC, constitué initialement à deux bataillons, passe à trois bataillons en juin 1915 avant d'être engagé en Champagne.
Le 16 août, ce régiment devient le 52ème colonial. La bataille de Champagne, engagée le 25 septembre, va lui coûter près de 700 soldats. Reconstitué il est engagé successivement dans l'Oise (octobre-décembre 1915), la Somme (1916) où ses pertes seront de nouveau très importantes, à Verdun (septembre à décembre 1916).


En janvier 1917, le 52 se trouve dans le secteur de Commercy où il restera jusqu'en mai. Le bataillon de Jean Louis Cariou est cantonné dans le secteur de Paissy à partir du 10 février, “secteur très calme” selon le JMO de la 10ème DIC. Le froid est particulièrement vif, atteigant à plusieurs reprises vingt degrés au dessous de zéro. La situation va évoluer : un coup de mai allemand le 18 février coûte 5 tués, 8 blessés et 5 disparus (probablement enlevés) au 52, puis l'artillerie allemande déclenche des tirs intermittents. Le 52 est relevé dans la nuit du 3 au 4 mars avant de reprendre position le 29 mars à Arcis-le-Ponsart.
Le 13 avril, la 10ème DIC se prépare à l'offensive : les bataillons gagnent leurs postes de combat dans des conditions difficiles (nuits très obscures, terrain boueux, violents tirs d'artillerie ennemie). L'attaque est déclenchée à 6 heures le 16 avril 1917. Le 52 est intégré dans le groupement commandé par le colonel Petitdemange avec le 53ème RIC et 2 bataillons sénégalais. Il débouche du plateau de Paissy et s'engage sur l'axe Ailles-Chermigny-moulin de Vaurseine.



C'est sous un tir de barrage et le feu des mitrailleuses ennemies que le groupement traverse les lignes allemandes pour atteindre vers 8 heures la crête du plateau des Dames.




Jean Louis Cariou fait partie des éléments de tête qui descendent les pentes, arrivant presque aux lisières d'Ailles. Pris sous le feu de nombreuses mitrailleuses disséminées un peu partout, il est tué à l'ennemi avec la quasi-totalité de ses camarades. Le reste du bataillon est contraint de s'arrêter sur la crête du plateau. Pendant trois jours et trois nuits, les combats seront d'une extrême violence, et la division finit par se replier. Les bataillons sénégalais, que la température rend incapables de manoeuvrer, doivent être évacués en camions...
L'acte de décès de Jean Louis Cariou a été transcrit le 18 septembre 1917 à Brasparts.
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MessageSujet: Jean Louis Le Goff   Lun 23 Avr - 8:22

5.Jean Louis LE GOFF


Jean Louis Le Goff, cultivateur, né le 8 octobre 1888 à Brasparts, est fils de Louis et de Marie Françoise Le Gall.
Matricule 753 au recrutement de Quimper, il est incorporé au 62ème d'infanterie le 6 octobre 1909.
Soldat de 1ère classe le 11 juillet 1911, il est envoyé en congé de disponibilité le 24 septembre, certificat de bonne conduite accordé. Il effectue une période de réserve au 62ème d'infanterie du 23 août au 16 septembre 1913.

Mobilisé le 2 août 1914, au régiment d'infanterie de Lorient, il est nommé caporal le 11 février 1915. Blessé le 25 septembre 1915 au combat de Champagne (grosse plaie au niveau ½ supérieure de bras droit avec fracture de l'humérus), il est classé service auxiliaire par la commission de réforme de Limoges du 7 juillet 1916 pour “fracture compliquée au 1/3 inférieur de l'humérus droit, ostéite prolongée, flexion limitée à l'angle droit – blessure de guerre).
Il est reclassé service armé par la commission de réforme de Lorient du 20 octobre 1916. Il est alors affecté comme caporal au 151ème Régiment d'Infanterie le 19 novembre 1916 et rejoint sa nouvelle unité à Epernay où elle vient de s'installer pour recompléter ses effectifs et parfaire l'instruction de ses compagnies.


Début décembre, le 151 rejoint le secteur de Berry-au-Bac, et s'efforce de remettre en état ses lignes de défense. Des bombardements interviennent en particulier les 17 et 22 décembre. Jean Louis Le Goff est blessé grièvement au cours de l'un d'eux et doit être évacué vers l'arrière.

Jean Louis Le Goff est Mort pour la France le 23 avril 1917 à l'hôpital Necker, suite à ses blessures de guerre. Son acte de décès a été transcrit en juillet 1917 à Brasparts.
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MessageSujet: Philippe de Bourbon   Mar 24 Avr - 16:45

6. Marie Robert Philippe de BOURBON

Philippe de BOURBON, né le 25 février 1893 à Paris, est fils du comte Georges de Bourbon et de la comtesse née de Kerret.



Matricule 148 (Quimper), Philippe de Bourbon s'engage dans la cavalerie, au 28ème Dragons (caserné à Sedan), dans les « troupes de couverture », puis poussé par « son nature ardente » passe à sa demande dans l'infanterie: « si la guerre éclatait, il voulait être au premier rang des combattants », écrira sa mère. Il se bat en Belgique dès le 7 août, faisant prisonnier un uhlan allemand, puis, après la bataille de Guise et celle de la Marne, il demande à rejoindre l'infanterie et est affecté au 207ème d'infanterie..

Trois fois volontaire au front, volontaire à Verdun, toujours volontaire pour les missions périlleuses, il fait partie de la première vague qui va se lancer dans la bataille des monts de Champagne, dans le secteur de Cornillet.
Pour le commandement français, ce secteur ne représente pas de danger potentiel. Le repli allemand sur ses nouvelles positions ne l'avait pas inquiété. Pourtant dès le 14 avril, une reconnaissance offensive avait démontré la volonté ennemie de résister.
« J'ai demandé et obtenu l'honneur de sortir avec la première vague. Je suis ravi, et il me semble que je reprends des forces... Aurais-je plus de veine cette fois-ci que les autres ? »
Car Philippe de Bourbon, catholique fervent, a offert sa vie au service de la France dès son engagement. Son enfance heureuse, son éducation, sa foi, le font aussi rêver d'actions glorieuses.



Le 16 avril, le régiment monte en ligne et , dans la nuit, les compagnies gagnent les positions d'attaque « avec un entrain et un élan qui méritent d'être signalés ». Le 207 découvre alors que « l'organisation des tranchées allemandes avaient échappé totalement à l'observation aérienne et terrestre et il en était résulté que toutes les positions défensives formidables qui y étaient accumulées n'avaient subi aucune destruction du fait de l'artillerie pendant la préparation. »
« Dans la première ligne se trouvaient nombre de fusils mitrailleurs et de minen absolument enterrés, les emplacements de tir étaient reliés par des galeries à 5 ou 6 mètres sous terre à des positions identiques situées sur la tranchée de doublements. Cette dernière position était elle-même reliée à la 3ème tranchée par des galeries de même nature et de même profondeur qui aboutissaient également à des positions très organisées. »
Les pertes sont sévères lors du premier assaut ; les allemands résistent « avec acharnement » et les tranchés tombent après de durs combats à la grenade.Sur l'ensemble du secteur, les mitrailleuses ennemies entravent la progression, rendue déjà difficile par un terrain découvert et battu par le feu de l'artillerie ennemie. Pendant deux jours, le régiment se bat pour réduire les nids de mitrailleuses ennemies. Il y perd 44 tués et 131 blessés.
Philippe de Bourbon a noté sur son carnet de marche le récit de cette offensive qui va coûter tant de vies humaines. Ce témoignage vaut pour tous les combattants et mérite d'être connu.

« Ah ! l'effroyable journée. Que d'horreurs, je suis malade rien que d'y penser.Hier donc, après une longue et pénible marche dans la nuit noire à travers bois, nous étions arrivés dans la parallèle de départ où, assis par terre, nous passons les heures qui nous restent avant le moment de l'assaut.
On a réglé les montres pour 4h45 : c'est l'heure fatale, l'heure du destin. Il fait une pluie battante. Nous nous apprêtons et nous sortons dans l'obscurité. Nous avons peine à nous diriger. Partout des fusées vertes et rouges. Je porte deux caisses de cartouches (600), c'est un poids effrayant et qui me préoccupe beaucoup plus que les orages de balles qui sifflent de tous côtés. De temps en temps, je fais la pose sur le bord d'un trou d'obus et je regarde le spectacle. Devant moi et sur la gauche, des formes allongées progressent sur les crêtes au milieu des éclatements de schrapnells, et tout près un blessé demande du secours. Enfin je franchis un parapet et me voici dans la première ligne allemande. Elle est pleine de soldats qui tirent sur une poignée d'Allemands résolus retranchés dans une espèce de redan à une cinquantaine de mètres. Je regarde le terrain, il est semé de corps tués dans la position qu'ils avaient, c'est-à-dire le sac au dos, la tête baissée. Ils semblent avoir cessé de ramper pour un instant seulement. Cette immobilité de la mort qui vous fige brusquement dans votre dernier geste est effrayante. Elle me fait penser à cette parole redoutable de l'Evangile : « Veillez et priez car la mort vous surprendra comme un voleur. » Cette position que nous ne pouvons prendre de front est tournée et nous voyons tout à coup une poignée d'Allemands qui sortent du milieu même de la tranchée où nous nous trouvons par le moyen d'une sape qui correspond avec le redan. Ils sont vêtus soit de la veste soit de leur longue et vilaine capote certe et sont coiffés de leur affreux casque. Ils sont repoussants. Ils se sauvent à toutes jambes en levant les bras, heureux de leur sort ; d'autres, plus nombreux, sortent d'un boyau. A ceux-là, on doit faire un mauvais parti car on les a vu essayer d'achever les blessés. On veut les tuer à coups de baïonnette ; d'autres vont jusqu'à tirer sur eux des coups de fusil ; ils lèvent les bras peureusement, empochent les pierres, les injures et se sauvent à fond de train.
Nous prenons le boyau à gauche, à la suite de notre vague d'assaut qui progresse. Quel spectacle ! Partout des cadavres ou des blessés sanglants, abominablement défigurés, la tête broyée, du sang partout. Les figures sont déjà cireuses.
Je suis tellement écrasé par l'épuisement et l'horreur de ce que j'ai vu, que je n'ai pu écrire jusqu'ici et ne sais pas si je pourrai le faire longtemps. Ce calvaire dure depuis quatre jours et ne cessera je ne sais quand. Depuis ce temps nous errons de tranchées en tranchées, de trous d'obus en trous d'obus, trâinant nos pièces, trépieds, caisses à cartouches. Nous devrions être en réserve, prêts à agir en cas de contre-attaque et l'on nous envoie nous faire démolir en avant. Résultat, les deux tiers de la compagnie sont hors de combat par mort, blessure ou fatigue, la moitié des pièces on ne sait où. Si les Allemands attaquent, nous ne pourrons rien faire. Aujourd'hui il fait un peu de soleil. Tous ces jours-ci il avait fait une pluie diluvienne. Nous traînons plus de 20 kilos de boue. Elle forme une croûte épaisse sur la figure, sur les vêtements. Nos membres, raidis par cette eau qui les entoure, par ces nuits passées couchés dans la boue des boyaux, commencent à nous refuser tout service, et il faut errer, errer toujours à moitié agonisants. Aujourd'hui j'écris sur un boyau qui mène sur les crêtes que nous occupons. Nous y sommes depuis ce matin, attendant des ordres qui ne viennent pas. Nous sommes écrasés par un effroyable bombardement de gros obus et de fusants. Nous n'avons rien pour nous en protéger. Nous metttons notre couverture roulée sur la figure et nous nous ramassons en boule le long du parapet, attendant le destin et à la grâce de Dieu qui veille sur nous. 7 heures de l'après-midi et nous sommes là depuis 7 heures ce matin. Nous y serons vraisemblablement jusqu'à demain. On ne sait pas ce que devient le commandant de compagnie. Il n'y a pas d'ordre. Tout le monde est perdu. A cahque instant on rencontre des gens qui demandent où se trouvent leur compagnie. Il n'y a pas de livraison. L'autre soir, nos troupes, qui atteignaient presque notre objectif, les parallèles de Moronvilliers, ont été décimées par nos 75, qui tiraient trop court, et ont dû reculer. Ils avaient lancé des fusées, signal de rallonge de tir, les 75 continuaient à tirer dedans. Résultat, les Allemands qui fichaient le camp sont revenus en force et maintenant notre progression est arrêtée. Il n'y a plus moyen de les en sortir.
Et le service de santé ! J'ai vu des malheureux blessés rester plus de 24 heures dans les boyaux où l'on passait sans que personne vienne les relever. J'en ai vu un, la cuisse traversée par une balle devenue viollete, même pas pansé et qui gisait depuis 25 heures dans un boyau, couché à côté d'un cadavre allemand. Personne ne songeait à le relever, à le panser .. »



Le 18 matin, il reprend l'offensive, après avoir réorganisé son dispositif pendant la nuit. Les combats sont de nouveau très durs, la progression toujours difficile, d'autant plus que des tirs de l'artillerie française « non sollicités parvenaient dans nos lignes ... »
Une trentaine d'hommes sont de nouveau mis hors de combat (dont 5 tués).
De nouveau le lendemain les attaques se succèdent contre les nids de mitrailleuses. Puis le 21 avril la 19ème Cie tente de nouveau de s'emparer d'un fortin ennemi placé devant les lignes françaises : « un avion allemand survient à ce moment et règle sur les fractions qui se sont avancées un tir de barrage de 150 qui fait avorter le mouvement. »

Une contre-attaque allemande est repoussée. C'est au cours de cette attaque que tombe Philippe de Bourbon. Les servants d'une mitrailleuse sont mis hors de combat. Son adjudant lui demande s'il veut bien prendre le commandement de cette pièce, ce qu'il accepte aussitôt. La contre-attaque ennemie est repoussée. Philippe de Bourbon surveille le champ de bataille lorsqu'une « rafale de 77 éclate à un mètre de la pièce ». Il tombe lourdement, la face en avant ...

Blessé grièvement, évacué vers le poste de secours, il a le courage de dicter à l'aumônier une dernière lettre à son oncle : «  Mon cher oncle,
je viens d'être très grièvement blessé au poumon et à la tête : plais pénétrante au poumon et superficielle à la tête.
J'étais debout sur le parapet en train d'observer une contre-attaque allemande se dessinant afin de pouvoir l'arrêter avec ma mitrailleuse. Tout à coup, une grosse marmite arrive. Je ressens une impression d'écrasement douloureuse et je perds connaissance. Puis je me vois descendu sur les bras de mes camarades dans une sape. Le sang me jaillissait à flots du crâne et du poumon. On m'étend sur une couchette. Je ma rappelle que je geignais tout haut et sans arrêt, ainsi que les regards d'angoisse de mes camarades qui se tenaient autour de moi. Je revois encore la lumière tremblotante de la bougie. J'entends le téléphone qui résonnait de sonneries brèves : « Ohé ! Ohé ! »
Le lieutenant se penche sur moi et demande avec sollicitude ce que j'ai. Après bien des peines et des souffrances, on me panse et alors commence un long martyre de transport sur un brancard à l'ambulance d'évacuation. Les arbres, les trous d'obus succèdent aux arbres et aux trous d'obus. Je suis affreusement secoué. Je crie sans interruption. J'arrive à l'ambulance de Mourmelon,..
On me rembarque en route et me voici à Saint Hilaire au Temple, dans un H.O.E. On va probablement m'opérer demain ou après-demain. Je suis extrêmement faible. Je ne puis rien supporter de ce qu'on me donne à boire... »
A cette lettre datée du 23 avril est joint un mot de l'aumônier qui ajoutait : « Votre cher neveu Philippe est entré son Eternité ce matin à 5 heures. Je viens de célébrer la sainte messe pour le repos de son âme... »
Philippe de Bourbon est inhumé le 25 avril dans le cimetière de Saint-Hilaire.

Le régiment sera relevé le 21 avril au soir lui permettant ainsi de de remettre en état et de procéder à la reconstitution matérielle de ses unités. Il remontera en ligne trois jous plus tard avant de recevoir l'ordre de se replier sur Mourmelon-le-Petit le 1er mai. « Malgré la fatigue et les difficultés réelles de l'occupation du Téton pendant cette période, l'attitude de tous a été très belle et très énergique...son chef se porte garant du bon esprit de dévouement et de sacrifice à la Patrie de tout le 207ème. Chacun a fait et est prêt à refaire tout son devoir et même plus que ce devoir pour la grandeur de la France et la gloire de ses armées »
Le régiment, suite aux pertes subies, est dissous le 15 mai 1917.

Philippe de Bourbon est cité à l'ordre de son régiment : « Bon soldat courageux, tojoujours volontaire pour accomplir les missions périlleuses. Faisant fonction de chef de pièce, a été grièvement blessé à son poste de combat, pendant une contre-attaque ennemie, le 20 avril 1917. »
Il reçut à titre posthume la Médaille Militaire et la Croix de Guerre.

Son acte de décès a été transcrit à Paris XVIème le 27 septembre 1917. Son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de Brasparts et sur celui de Sainte Anne d'Auray.
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MessageSujet: Jean Louis Joseph Marie Créoff   Mer 25 Avr - 6:14

7. Jean Louis Joseph Marie CREOFF


Jean Louis Joseph Marie CREOFF, cultivateur, né le 30 mars 1886 à Brasparts, est fils de Jean Louis et de Anne Kergoat.

Matricule 299 au recrutement de Quimper, il est incorporé au 65ème d'infanterie le 7 octobre 1907. Mis en disponibilité le 25 septembre 1909, certificat de bonne conduite accordé, il effectue une période d'exercices au 65ème d'infanterie du 29 août au 20 septembre 1912.
Mobilisé le 4 août 1914, il est affecté au 48ème d'infanterie et rejoint le 248ème Régiment d'Infanterie. Son régiment participe notemment à la bataille de la Marne puis aux combats de Champagne (1914-1915, participant à l'attaque de Tahure en septembre où il perdra 300 hommes),



avant de rejoindre le secteur de Reims, celui de Verdun (1916) et de revenir en septembre 1916 dans celui de Tahure. Le régiment est mis au repos en janvier 1917 avant de rejoindre de nouveau le secteur de Tahure le 16 février 1917.

Jean Louis Créoff est alors soldat à la 21ème compagnie du lieutenant Poulat (6ème bataillon). Son unité monte régulièrement en ligne dans le secteur « Saint-Brieuc » du quartier « Faivre » où elle applique les nouvelles consignes données par le commandement : à chaque attaque allemande, les guetteurs des petits postes se replient, les allemands pénètrent dans les premières lignes avant d'être « accueillis » par nos mitrailleuses.
Les bombardements sont « réguliers » sur nos lignes. C'est au cours de l'un d'eux, par « torpilles asphyxiantes » que Jean Louis Créoff « meurt pour la France » le 25 avril 1917.



Son acte de décès a été transcrit à Brasparts le 5 octobre 1917.
Initialement inhumé dans le cimetière de la Maison Forestière, Jean Louis Créoff repose aujourd'hui dans la nécropole nationale « Suippes-Ville », dans la tombe individuelle 1981.
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MessageSujet: Joseph Yves Marie Coz   Jeu 26 Avr - 5:45

8. Joseph Yves Marie COZ

Joseph Yves Marie COZ, cultivateur, né le 28 octobre 1897 à Brasparts, est fils de Henri et de Marie Jeanne Chaperon.

Josep Coz est mobilisé et incorporé comme soldat au 19ème Bataillon de Chasseurs qu'il rejoint le 7 janvier 1916. Avec ses camarades de classe, il reçoit une formation militaire de base dans une compagnie d'instruction avant de partir au front le 13 novembre 1916.
Le 19 est alors engagé dans la Somme, dans le secteur de Bouchavesnes. Il vient d'être relevé et , intégrant les jeunes dans les unités de combat, reprend l'instruction (champs de tir, marches, montée en ligne, ...). Joseph Coz est affecté à la 3ème compagnie (1er bataillon).Il reçoit son baptême du feu le 6 décembre dès sa montée en première ligne : “il n'y a dans ce secteur ni abris, ni tranchées, ce ne sont que des trous d'obus que l'on travaille à relier, mais l'eau, la boue, la pluie nécessitent que l'on recommence sans cesse le travail”.Le régiment sera relevé le 11 décembre. Le 19 rejoint alors un camp d'instruction à Ville-en-Tardenois et intègre un nouveau renfort divisionnaire. Les exercices, les marches, se succèdent.Mi-février, le 19 est cantonné à Noroy (Oise)


Ce n'est finalement que le 20 mars que le 19 – et sa division entière – remonte en ligne dans la région de Soupir, à proximité du Chemin des Dames. Les bombardements reprennent, les pertes sont quasi-quotidiennes. Le 24 mars, la 3ème compagnie doit livrer un combat à la grenade pour repousser une attaque allemande.Elle sera relevée le 28 et sera cantonnée à Thuizel puis Serches.
C'est à partir du 10 avril que les ordres tombent pour la préparation de l'attaque “Nivelle”, prévue le 16. L'acheminement vers la zone de départ est difficile à cause de la pluie et de la boue. L'offensive est finalement suspendue, le franchissement de l'Aisne étant rendu extrêmement difficile. Et la neige ajoute encore à la difficulté.
Dans la nuit du 21 au 22, la 3ème compagnie à laquelle appartient Joseph Coz effectue une reconnaissance “pour s'assurer de la non occupation par l'ennemi de la cote 197”.
Pendant ce temps, le 172ème RI est parvenu jusqu'à la ferme Gerlaux, ferme isolée, localisée entre Ostel et Jouy, à hauteur de La Royère, faisant 500 prisonniers allemands. La 3ème compagnie du 19 y part en renfort et se positionne dans les tranchées nouvellement conquises.
Les troupes allemandes se replient alors sur la crète du Chemin des Dames et commencent un bombardement intensif des lignes françaises.


Joseph Coz est tué à l'ennemi le 26 avril 1917 à la ferme Gerlaux de Rouges-Maison (Aisne) par éclats d'obus à la tête et à la poitrine. Il se trouvait alors dans la tranchée Bartan à 400m à l'ouest de la ferme. Inhumé par le service de santé, sa tombe ne sera jamais retrouvée, le cimetière ayant été dévasté par les tirs allemands..
L'acte de décès a été transcrit à Brasparts le 4 août 1917.
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MessageSujet: Jean François Marie JAFFRE   Jeu 26 Avr - 16:42

9. Jean François Marie JAFFRE


Jean François Marie JAFFRE, cultivateur, né le 24 août 1891 à Brasparts, est fils de Jean Michel et de Marie Yvonne Broustal.
Matricule 3534 au recrutement de Quimper, il est affecté au 48ème d'infanterie le 10 octobre 1912.
Il entre en campagne le 2 août 1914 et participe avec son régiment à la bataille de Charleroi, à la bataille de Guise, à la bataille de la Marne. Il combat ensuite en Artois avant d'être évacué pour maladie et d'être affecté au 71ème Régiment d'Infanterie (le régiment de Saint Brieuc) le 30 septembre 1915. Il se bat en Argonne (dans le sinistre bois de la Gruerie) puis participe à la bataille de Verdun à partir de février 1916.
Blessé par éclat d'obus à l'auriculaire gauche à Fleury et évacué le 8 août 1916, il repart au front le 31 août, et participe aux combats de Thiaumont puis à ceux de Champagne.A la mi-janvier 1917, le régiment est cantonné au camp de Mourmelon où il effectue une véritable « remise en condition », avant de remonter en ligne dans le secteur de La Boissière en mars dans des conditions particulièrement difficiles... Le 15 mars, les troupes allemandes commencent leur repli stratégique, à la grande surprise de notre état-major. Lequel donne l'ordre à nos unités de progresser vers les positions délaissées par l'ennemi. Le canal de Saint Quentin et la Somme sont franchies de nuit sur des passerelles de fortune, sous la neige, par un vent glacial. Et l'engagement se poursuit ainsi jusqu'au jour de Pâques, le 8 avril, où le soleil apparaît pour la première fois depuis longtemps ... Dès le lendemain, les bourrasques de neige reprennent.


Le 23 avril, le régiment parvient dans le secteur du mont Cornillet et reçoit son plan d'engagement. Nos troupes sont maintenant face à la première ligne allemande et nos bataillons doivent constituer une ligne de tranchées sous le feu et les bombardements ennemis.


Les attaques se succèdent contre ce mont de Champagne dont la conquête doit permettre de réduire les défenses ennemies. Jean François Jaffré est tué à l'ennemi le 26 avril 1917 à Mauroy (Marne), lors d'une nouvelle attaque du 71 contre ce mont. Ce n'est qu'à la fin du mois de mai que nos forces s'empareront de cette véritable place forte qui abrite dans un tunnel 4 bataillons allemands.
Son acte de décès a été transcrit à Brasparts le 30 octobre 1917. Le corps de Jean François Jaffré n'a pu être identifié.

Pour nos lecteurs qui souhaieraient en savoir plus sur cette attaque du Mont Cornillet, cf. le site :

http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article34
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MessageSujet: Jean Marie Le Bihan   Dim 29 Avr - 17:05

10. Jean Marie LE BIHAN


Jean Marie Le BIHAN, cultivateur puis manoeuvre, fils naturel de Marie Anne Le Bihan, est né le 20 janvier 1878 au manoir du Parc en Brasparts.

Matricule 2700 au recrutement de Quimper, il est incorporé au 19ème régiment d'infanterie le 16 septembre 1899.
Envoyé dans la disponibilité le 29 septembre 1902, certificat de bonne conduite accordé, il passe dans la réserve le 1er novembre 1902 et effectue deux périodes d'exercices avec le 118ème RI du 21 août au 17 septembre 1905 et du 23 mars au 8 avril 1909.
Il effectue ensuite une période avec le 86ème territorial du 3 au 11 juin 1914.

Domicilié successivement à Harfleur (3 août 1908), Graville (10 avril 1910), Le Mans (17 mars 1912), Mégidon (Calvados, 11 mars 1914), il n'a pas répondu à sa convocation pour la période d'exercices en 1914 et est déclaré insoumis le 11 juillet 1914. Il se présente volontairement au 118ème RI à Quimper le 3 août 1914. (Il ne sera rayé des contrôles de l'insoumission que le 28 avril 1915 en application de l'amnistie, loi du 5 août 1914).

Mobilisé le 15 août 1914, il rejoint le 86ème Territorial qui participe à la défense de Paris à compter du 26 août. En septembre, le 86 est engagé dans la bataille de la Marne puis ses bataillons sont ensuite employés à des travaux de fortification « passagère » avant de rejoindre Reims (novembre 1914) où ils coopèrent à la défense du secteur, assurant le service de garde, fournissant des travailleurs pour creuser des boyaux et des tranchées ... avant de monter régulièrement en première ligne dans les tranchées. Jean Marie Le Bihan tombe malade, et est évacué.
Il passe alors au 151ème d'infanterie le 1er mai 1915, rejoignant son régiment en Argonne où il participe aux combats de la Gruerie. C'est ensuite l'offensive de Champagne, avec notamment la bataille d'Aubérive, près de Saint-Hilaire et de Sommepy. En mars 1916, le 151 est engagé dans la bataille de Verdun, et notamment dans la lutte pour le Mort-Homme. De nouveau évacué, Jean Marie Le Bihan est transféré au 318ème d'infanterie le 15 juin 1916. Le régiment est dissous peu après et Jean Marie Le Bihan rejoint avec une partie de ses camarades le 262ème d'infanterie dont ils vont constituer le 3ème batailllon.


Cette période sera très dure pour cette unité, engagée dans la bataille de la Somme en juillet, et qui va se distinguer plus particulièrement dans l'attaque de Destrées Déniécourt (21-24 juillet). Le régiment combattra ensuite dans l'Aisne (sept-octobre) et dans la Somme. Le temps est à ce moment particulièrement difficile : pluie, vent glacial, neige, boue ... Jean Marie Le Bihan est de nouveau évacué.
A son retour, il est affecté au 328ème d'infanterie le 9 janvier 1917 et intègre la 22ème compagnie. (6ème bataillon) qui se bat en Lorraine.Le régiment est ensuite mis en réserve et se prépare à l'offensive « Nivelle ». Le bataillon de Jean Marie Le Bihan rejoint Bois L'Evêque le 13 mars 1917 avant d'être embarqué en gare de Toul pour rejoindre la région d'Epernay avec son régiment. Il cantonne à Verneuil-la-Ronce lorsqu'il reçoit son ordre d'engagement au sein de la 4ème division d'infanterie. Le 15 avril, la concentration est effectuée à proximité de l'Aisne et l'ensemble de la division commence sa progression.



Le 29 avril 1917, la 4ème DI reçoit l'ordre d 'exécuter un coup de main à la cote 108, près de Berry au Bac, dans le but de « faire cesser les menaces d'explosion de mines ennemies et d'assseoir notre occupation sur ce mouvement de terrain ». L'attaque est lancée à 6 heures du matin après une préparation d'artillerie commencée à 4h33. Le 328 repousse deux contre-attaques allemandes et occupe la cote 108 malgré les tirs dévastateurs des mitrailleuses ennemies. Nombreux sont les soldats tombés au cours de cette action. Parmi eux, Jean Marie Le Bihan, « tombé au Champ d'Honneur ».
La division va ensuite conforter ses positions avant de reprendre sa progression. Lorsque le régiment est relevé, il a perdu près d'un millier d'hommes ...
L'avis officiel de décès a été formulé le 24 mai 1917 et transcrit à Brasparts le 1er septembre
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MessageSujet: Jean Marie Patrom   Sam 5 Mai - 7:22

11. Jean Marie PATROM

Jean Marie PATROM, cultivateur à Pennarous en Brasparts, né à saint Rivoal le 2 avril 1893, est fils de François et de Marie Lagadec.

Matricule 2196 au recrutement de Quimper, il est incorporé le 28 novembre 1913 au sein du 19ème d'infanterie où il accomplit sa formation de soldat avant d'être transféré au 62ème RI de Lorient le 12 décembre 1913.

Parti aux armées le 7 août 1914, il participe aux combats de son régiment, notamment à Sedan le 15, à Maissin le 22, à la bataille de la Marne et à la course à la mer. En 1915, il se bat en Champagne, et est cité à l'ordre du régiment le 25 novembre 1915, après les violents combats pour s'emparer du village de Tahure.

Le 62 est engagé dans la bataille de Verdun en mars 1916 puis dans l'Aisne (mai à septembre 1916, cf. carte) avant de revenir à Verdun dans le secteur de Tavannes, où il va connaître des conditions hivernales particulièrement difficiles.

Il quittera Verdun pour la Champagne à la fin du mois de janvier.

C'est le 26 avril que le 62 monte en ligne sur le Chemin des Dames pour participer à l'offensive Nivelle.



Le 5 mai, le régiment se porte à l'attaque avec pour objectif la conquête du plateau et de pousser des unités jusqu'à Ailles et l'Ailette. Le régiment est alors encadré par le 19 et le 65. S'il parvient à s'emparer de la première ligne allemande, il se heurte à une farouche défense allemande et échoue devant la puissance de feu des mitrailleuses ennemies. Toute une compagnie (à laquelle apparient Jean marie Patrom), engagée trop rapidement, est tournée par l'ennemi et perd une grande partie de ses hommes. Les survivants sont faits prisonniers par l'adversaire. Il faut lee soutien du 118 pour parvenir à stabiliser la situation.

Les attaques qui vont suivre vont coûter de très lourdes pertes – près de 900 hommes - au 62 qui sera relevé définitivement du secteur du Chemin des Dames le 18 mai.
C'est dans ces combats d'une violence extrême que Jean Marie Patrom est porté disparu à l'ennemi le 5 mai 1917 à Ailles (Aisne) et présumé prisonnier. Son décès est fixé au 5 mai 1917 par jugement déclaratif du tribunal de Châteaulin du 8 septembre 1920.
Il est déclaré « Mort pour la France ».
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MessageSujet: Gabriel Marie Le Menn   Sam 5 Mai - 8:15

12. Gabriel Marie Le MENN

Gabriel Marie LE MENN , cultivateur, né le 9 mars 1892 à Sizun, est fils de Guillaume et de Françoise Le Men, domiciliés à Brasparts.

Matricule 646 au recrutement de Quimper, il est incorporé comme soldat au 62ème régiment d'infanterie le 8 octobre 1913. Son parcours est bien évidemment identique à celui de Jean Marie Patrom.
Il est blessé le 6 octobre 1915 à Tahure (Champagne) lors d'un bombardement allemand d'une grande violence qui fit un tué et quinze blessés, mais reprend sa place dans sa compagnie après avoir été soigné au poste de secours régimentaire.

Gabriel Le Men sera grièvement blessé le 31 mars 1916 à Verdun suite une nouvelle fois à un bombardement d'artillerie, alors que le régiment venait de prendre la relève en première ligne.

Evacué, il revient au dépôt du régiment avant d'être affecté au 51ème Régiment d'Infanterie le 28 octobre 1916. Il rejoint son régiment dans la Somme où restera jusqu'en mars 1917. Le 51 est lui aussi engagé dans la bataille du Chemin des Dames. Le 20 avril, il est repositionné au Nord-Est de Reims avant de relever le 87ème dans le secteur de La Neuville, un secteur qui « n'est pas du tout organisé, les tranchées et les boyaux bouleversés par les obus n'offant aucune sécurité. » Malgré les bombardements, les préparatifs d'attaque sont « poussés avec diligence » et l'offensive est déclenchée le 4 mai à 6h50.
Les compagnies de 1ère ligne sont arrêtés par les réseaux de fils de fer ennemis, tandis que les autres sont arrêtées par les feux des mitrailleuses. Nos soldats se protègent comme ils peuvent dans les trous d'obus. L'attaque ayant échouée, l'ordre de se reconstituer est donné aux unités. Le régiment perd au cours de la journée 30 tués dont 5 officiers, 218 blessés (dont 7 officiers et Gabriel Le Men) et 163 disparus. La nuit est employée « au ravitaillement et à la réorganisation » avant d'être relevé par le 87. Le régiment perd dans cette action 7 tués, 28 blessés et 3 disparus.

Gabriel Le Menn, blessé  lors de l'attaque du matin (plaie pénétrante du thorax) est transporté à l'hôpital d'évacuation de Prouilly (Marne) où il meurt pour la France le 5 mai 1917 des suites de ses blessures de guerre.


Inhumé initialement à Prouilly, il repose aujourd'hui dans la nécropole nationale « La Maison Bleur » de Cormicy (tombe individuelle 5813).
Son acte de décès a été transcrit à Brasparts le 31 décembre 1917.


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MessageSujet: Yves Gourvest   Sam 5 Mai - 11:46

13. Yves GOURVEST


Yves GOURVEST, domestique et cultivateur, né le 12 janvier 1880 à Brasparts, est fils de Yves et de Marie Jeanne Favennec.

Matricule 2723 au recrutement de Quimper, ajourné en 1901 et 1902, il est versé dans le service auxiliaire. Suite à l'ordre de mobilisation générale, il repasse devant la commission spéciale de réforme de Quimper le 5 novembre 1914, et est reclassé dans le service armé.

Il est mobilisé le 2 février 1915 et incorporé au 148ème Régiment d'Infanterie le 2 mars où il effectue ses classes avant de passer au 65ème d'Infanterie le 19 juin 1915 puis au 93ème Régiment d'Infanterie, 10ème Cie, le 29 juin.

Il rejoint son régiment en Artois en juillet 1915 et monte en ligne dans les tranchées pour la première fois du 12 au 20 juillet. Il découvre ensuite les marches de nuit qui permettent au régiment de gagner ses nouvelles positions puis le transport par voie ferré vers la Champagne : le 93 débarque à Vitry-la-Ville le 14 août, rejoint Somme-Tourbe le 20, relève le 64ème RI dans les tranchées de Mesnil-les-Hurlus le 27. La compagnie de Yves Gourvest sera relevée dans la nuit du 3 au 4 septembre après des pertes « sensibles » dues aux bombardements ennemis.
Le 24 septembre, le 93 se prépare à l'offensive ; la compagnie de Yves Gourvest fait partie de la deuxième vague d'assaut. L'attaque échoue et les pertes sont sévères: deux bataillons sur trois sont réduits à l'effectif d'une compagnie.Néanmoins, le régiment repart au contact le 2 octobre avant de relever le 137ème RI dans les tranchées du Ravin de la Goutte.Après deux nouvelles attaques, le 93 est porté en réserve de division. Les soldats sont épuisés.
Il participe cependant à la relève d'autres unités dès le 25, subissant des bombardements ennemis extrêmement sévères
Le 6 novembre, le régiment est enlevé du front en automobiles pour rejoindre Soulanges où il est mis « au grand repos ». Il y restera jusqu'au 3 décembre.
Nombreux sont les soldats évacués pendant cette période ; c'est le cas de Yves Gourves, évacué du front le 26 novembre, qui rejoint ensuite le dépôt du régiment.
Le 93 va participer aux combats de Champagne, à la bataille de Verdun ... Ses effectifs fondent régulièrement. Yves Gourvest fait partie des renforts qui rejoignent le 93 le 19 février 1917 à Vitry-le-François. Puis, par étapes successives, le 93 remonte en ligne dans l'Aisne, relevant le 2ème Spahis dans le secteur de Béthincourt à partir du 30 mars., puis s'emparant du bois de Quincy le lendemain. Ce bois est situé près de Coucy-le-Château, sur la rive droite de l'Ailette.



Relevé le 11 avril et cantonné à Servenay, il est engagé dans l'offensive du Chemin des Dames le 23 avril et positionné autour des Creutes Marocaines, au sud du ravin de Troyon.



. Le 5 mai, il attaque sur « tout son front, enlève les objectifs assignés, et fait 750 prisonniers ».
Yves Gourvest est porté disparu le 5 mai 1917 à Cerny en Laonnois (Aisne), à la suite de cette offensive..



Le jugement déclaratif du tribunal de Châteaulin du 27 avril 1920 qui le déclare « Mort pour la France » a été transcrit à Pleyben.
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MessageSujet: Mathieu Louis Favennec   Sam 5 Mai - 18:29

14. Mathieu Louis FAVENNEC



Mathieu Louis FAVENNEC, cultivateur, né le 4 janvier 1896 à Brasparts, est fils de Louis et de Marie Louise Omnès.
Matricule 531 au recrutement de Quimper, il est incorporé comme soldat au 67ème Régiment d'Infanterie de Soissons le 9 octobre 1913.
Parti en campagne le 2 août 1914, il participe à la bataille de Charleroi, à celle de la Marne, aux combats de la Woevre. En avril 1915, il se bat aux Eparges et est blessé dans la tranchée de Calonne. Il est évacué le 13 avril 1915. En une semaine, le régiment a perdu 141 tués (dont 11 officiers), 694 blessés (dont 11 officiers) et 318 disparus.

Rentré au dépôt le 4 mai 1915, il repart au front le 1er juillet 1916 rejoignant son régiment, fortement éprouvé à Verdun, en cours de reconstitution en Champagne. Début août, il est stationné à La Fère-en-Tardenois, après l'exécution d'exercices de tous genres : « instruction de la compagnie, du bataillon, exercices de cadres, exercices spéciaux des grenadiers, des pionniers, des bombardiers, ... » Son Drapeau sera décoré de la Croix de Guerre.

Après une mise en alerte le 4 septembre, le régiment est transporté en camions, puis par train, dans le secteur de la Somme. Il monte en ligne dans les tranchées des Berlingots et de Celle, et participe à l'attaque du 25 septembre. Le 67 se déploie sous un barrage d'artillerie très violent mais parvient à atteindre ses objectifs. Mathieu Louis Favennec est blessé par balle et évacué avec près de 150 autres soldats. Le lendemain, l'attaque est ajournée et le régiment reçoit l'ordre de consolider ses positions.
Mathieu Favennec est soigné dans un hôpital de campagne, avant de repartir au front le 11 novembre. Il participe à la relève des tranchées dès le lendemain, alors qu'il est affecté à la compagnie de mitrailleuses.

L'artillerie ennemie se déchaîne contre nos tranchées ; chaque jour apporte son lot de tués et de blessés. Le régiment perdra près de 170 hommes en moins d'une semaine (dont 40 tués). Décembre sera « plus calme », les bombardements réguliers mais moins intensifs, permettant l'inhumation de près de 200 corps, tant français qu'allemands. Il est mis au repos à la fin du mois de décembre dans la région de Dravegny, et multiplie les exercices sur des terrains des plus variés.


Le 5 février, le 67 rejoint le secteur de Verneuil pour y relever la 127ème DI. Le bataillon auquel appartient Mathieu Favennec est positionné depuis le centre de Montfaucon jusqu'à la tranchée du fer à cheval.Il subit un violent tir d'artillerie le 9 au soir mais les autres journées sont relativement calmes, entrecoupées par des tirs sporadiques de fusils-mitrailleurs, de canons de 37mm, de torpilles... Le bataillon passera en réserve le 25. Suite à une nouvelle attaque ennemie, Mathieu Favennec va se distinguer en participant à un tir d'interdiction sur deux brèches du secteur pendant 4 nuits. Il est cité à l'ordre du régiment le 6 mars 1917: « Mitrailleur d'élite ».

Les journées suivantes sont de nouveau marquées par une grande activité de l'artillerie allemande. Les allemands procèdent à plusieurs raids, tous repoussés (12 et 15 mars notamment). Le régiment sera relevé le 18 et le 3ème bataillon est employé à des travaux sur le plateau entre l'Aisne et la Vesle.
Le 18 avril, le 67 remonte en ligne : le 3ème bataillon occupe les tranchées de la Chapelle St Pierre et s'appuie sur le canal de l'Aisne. A partir du 24, les deux artilleries se déchaînent avant que la française ne prenne le pas sur l'allemande le 1er mai : il s'agit de détruire les organisations ennemies avant le déclenchement de l'offensive Nivelle.
Lorsque les vagues d'assaut s'élancent, la 10ème compagnie de Mathieu Favennec est en soutien et chargée de nettoyer les tranchées conquises. Mais la progression est lente, nos soldats parfois obligés de se coucher pour ne pas dépasser les barrages mobiles de notre artillerie. A 9h15, la 11ème compagnie s'est emparée de la ferme de Froidmont mais est repoussée par les défenses allemandes. La 10 vient à la rescousse, mais la ferme ne peut être conservée, le bataillon se retrouvant seul en pointe de l'attaque. Une contre-attaque allemande est repoussée mais les pertes sont lourdes (environ 400 tués, blessés ou disparus) : parmi elles, Mathieu Favennec, tué à l'ennemi ce 5 mai 1917 à la ferme de Froidmont, secteur de Braye en Laonnois (Aisne).


Son acte de décès a été transcrit à Brasparts le 25 octobre 1917.
Le régiment sera, quant à lui, relevé le 9 mai. Depuis le 16 avril, il a perdu 123 tués, 435 blessés, 176 disparus et du évacuer 42 malades.
Les coups de main sur les ruines de la ferme de Froidmont vont se succéder jusqu'au 2 novembre, date du repli allemand sur l'Ailette...
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MessageSujet: Jean Marie Grall   Dim 6 Mai - 6:46

15. Jean Marie GRALL

Jean Marie GRALL, cultivateur, né le 25 février 1890 à Saint-Rivoal, est fils de Rivoal et de Marie Olive Salaün.

Matricule 2065 au recrutement de Quimper, il est incorporé au 2ème régiment d'artillerie coloniale de Cherbourg le 10 octobre 1911. Maintenu sous les drapeaux conformément à la loi du 21 mars 1905, il passe dans la réserve le 8 novembre 1913.
Mobilisé le 3 août 1914, il sert comme canonnier à la 4ème batterie du 50ème Régiment d'Artillerie, stationné à Rennes. Composé de 4 groupements de 12 batteries chacune, ce régiment prend une part importante dans les combats en Argonne (1915), à la bataille de Verdun (1916), à l'offensive sur le Chemin des Dames (1917).


Nous ne disposons pas du journal de marche de son groupement, mais nous savons que la vie quotidienne de Jean Marie Grall au front n'a rien à voir avec celle des soldats des tranchées. Le rôle des artilleurs est néanmoins capital dans la préparation des offensives, dans la protection des tranchées de première ligne ... Les ripostes adverses sont tout aussi violentes et les artilleurs n'ont pas toujours possibilité de s'abriter lors de leurs manoeuvres.


La vie des artilleurs est aussi une vie de solidarité au sein d'un petit groupe lié par un fort esprit de corps faite de jours de peur, de boue, de sang, mais aussi de moments de détente, d'instruction et de repos . Certes les artilleurs étaient souvent méprisés par leurs camarades fantassins, mais leur misssion n'était pas si simple : les déplacements sous le feu, dans la boue, la neige, pour permettre à l'infanterie de progresser lors des offensives étaient extrêmement difficiles ...

Voici deux témoignages apportés par un capitaine d'infanterie et par un sous-officier, tous deux présents sur le champ de bataille de Verdun :
« Nous avons assisté à ce fait qu'une batterie de 75 s'est subitement trouvée encadrée et soumise à un feu intense par obus de gros calibres. Immédiatement, le commandant de la batterie a fait monter les attelages qui étaient postés dans le ravin ; il a sauvé pièces et munitions et est allé se remettre en batterie à 300 ou 400 mètres sur la droite. Cette manoeuvre exécutée sous le feu comme une parade nous a émerveillés ».
« « Nous dépassons Fleury et longeons le petit bois où était massée l'artillerie. De tous les côtés, on voyait des pièces désarticulées, des roues un peu partout, des corps empilés à califourchon les uns sur les autres, des obus non éclatés à foison, des chevaux éventrés, par grappes de six en quantité, un vrai cimetière ... Nous dépassons cette vision d'horreur et arrivons à une petite carrière où nous croisons une voiture fourragère dans laquelle se trouvaient empilés pêle-mêle une cinquantaine de corps d'artilleurs qu'on avait ramassé dans le bois. Le spectacle était tragique de voir cette voiture chargée à en craquer de victimes, grinçant et cahotant, laissant une trainée sanglante ».

Losque se déclenche l'offensive Nivelle, les Français engagent sur les 18 kms de front assignés, trois Corps d'Armée; les VIIIe , XVIIe et XIIe.   Sont mobilisés, 1600 canons, 75 battteries de campagne, 78 batteries d'artillerie lourde courte, 44 batteries d'artillerie lourde longue, 4 canonnières fluviales. 22 escadrilles et 11 compagnies d'aérostiers couvrent le front de la IXe armée.

Jean Marie Grall est tué à l'ennemi le 6 mai 1917 (éclat d'obus) au combat de Bois Noir (Marne), tenu par le 167ème RI. Inhumé au cimetière de Mourmelon le Petit (tombe individuelle 543), il est cité à l'ordre du régiment le 8 juin 1917 : « Excellent servant sous tous les rapports. Le 6 mai 1917, pendant un violent bombardement de la batterie par des obus de gros calibre a été tué à son poste de combat. »
Il recevra la Médaille Militaire à titre posthume le 8 octobre 1920.

Son acte de décès a été transcrit le 10 août 1917 à Brasparts.
Jean Marie Grall est inscrit au Monument aux Morts de Saint-Rivoal.
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MessageSujet: François Louis Baron   Jeu 10 Mai - 6:21

16. François Louis BARON


François Louis BARON, cultivateur, né le 31 mars 1892 à Saint-Rivoal, est fils de Yves et de Perrine Golias.

Matricule 496 au recrutement de Quimper.

Incorporé comme soldat au 2ème Zouaves le 8 octobre 1913, il passe au 1er Zouaves le 20 novembre. Avec l'entrée en guerre, le régiment va se distinguer lors de la bataille de Charleroi, avant de participer à la bataille de la Marne et à celle des Flandres – en particulier lors des combats sur l'Yser.

Le 1er mars 1915, François Louis Baron est affecté au bataillon de marche du 4ème régiment de Zouaves . Le régiment occupe alors le sous-secteur sud de Nieuport. Les relèves se font alors tous les 4 jours avec un service parfaitement rôdé : 2 jours de tranchée, 2 jours en 2ème ligne, 4 jours au cantonnement au camp de Mitry, ou bien qu'exposés aux tirs d'artillerie les bataillons poursuivent leur entraînement, en particulier avec les lance-bombes, les lance-grenades, les mortiers de 15, dont l'usage devient courant dans la guerre de tranchées. Les dégâts causés par les torpilles sont impressionnants : « les retranchements sont rasés sur 15 à 20 mètres de long, les hommes directement touchés sont pulvérisés... ; parfois, des hommes ne présentant ni blessure ni contusion restent dans un état complet d'hébétude ou perdent l'usage de certaines facultés ... » Le secteur reste relativement calme cependant et le régiment restera dans le secteur jusqu'en mai 1916.

Avec la noria des unités nécesssaire à la défense de Verdun, le 4 rejoint ce champ de bataille dans la perspective de maintenir le front, l'armée française se préparant à lancer son offensive sur la Somme. Il doit néanmoins faire face à quatre violentes attaques allemandes et parvient à les repousser. Le 4ème zouaves va montrer toute sa vaillance et participer à toutes les offensives de la fin de l'année 1916 et de l'année 1917 : Douaumont, le chemin des Dames ...


Pour une raison et à une date que je n'ai pas retrouvées, François Louis Baron fut envoyé à Oran. A son retour, il embarqua sur le vapeur « Medjerda » qui assurait la liaison entre Port Vendre et Oran, avec 456 autres passagers.
Le navire fut torpillé le 11 mai 1917 au large de l'Espagne à 6 milles au large du cap Tortosa, alors qu'il se rendait d'Oran à Port Vendre, par l'U34 du capitaine Johannes Kläsing,. Le récit de ce drame a été relaté par Raymond Bénézech sur le Forum de la Grande Guerre
( http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/medjerda-compagnie-navigation-sujet_225_1.htm
)

François Louis Baron fit partie des 352 personnes manquant à l'appel après l'intervention d'un bâtiment anglais qui réussit à prendre à son bord les rescapés, malgré la présence de bâtiments allemands.


François Louis Baron, Inscrit au Monument aux Morts de Saint-Rivoal.
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MessageSujet: Jean Paul Goasguen   Lun 14 Mai - 15:45

17. Jean Paul GOASGUEN

Jean Paul GOASGUEN, cultivateur, né le 17 mai 1897 à Pontigou, est fils de Jérôme et de Marie Anne Glévarec.

Matricule 3667 au recrutement de Quimper, incorporé au 64ème Régiment d'Infanterie d'Ancenis le 8 janvier 1916, il y reçoit sa formation de combattant, avant d'être affcté au 77ème régiment d'Infanterie le 18 septembre 1916.

Dirigé sur le dépôt divisionnaire, il rejoint son régiment le 22 février 1917 au camp de Mailly où il a repris la formation des unités. Le 21 mars, le 77 est mis en route vers le front, dans la région de Reims, puis reçoit l'ordre de franchir l'Aisne en deuxième lignele 16 avril. Le 22 le 77 franchit le fleuve avec la 18ème DI et poursuit sa progression malgré les tirs d'arillerie concentrés sur le plateau entre Craonne et Berry au Bac. Le 13 mai, il est engagé en première ligne et relève les unités du 32ème d'infanterie. Relève effectuée sous des tirs d'obus qui causent la perte de 41 hommes (5 tués, 31 blessés, 2 disparus). Parmi eux, Jean Paul Goasguen, transporté à l'ambulance de campagne.


L'offensive vers le Chemin des Dames, particulièrement coûteuse en vies humaines, va marquer profondément le moral des soldats du 77. Le 20 mai, une dizaine d'entre eux vont abandonner leur poste dans le bois des Couleuvres et être jugés par le tribunal militaire (aucune condamnation à mort ne sera prononcée...)

Jean Paul Goasguen est Mort pour la France le 14 mai 1917 au bois de Beaumarais (Somme) suite à ses blessures de guerre. Ce bois s'étend au pied du plateau du Chemin des Dames sur les communes de Craonne, Craonelle et Pontavert.

Jean Paul Goasguen sera cité à l'ordre de son régiment le 31 mai : « Tué le 14 mai 1917 au cours d'une relève. Soldat modèle ayant fait preuve en toute circonstance de courage et de dévouement. »

Le jugement déclaratif du 4 octobre 1921 a été transcrit à Brasparts.


Jean Paul Goasguen est inhumé dans la tombe individuelle n°1657 de la nécropole nationale « Pontavert » dans l'Aisne.

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MessageSujet: Jean François Marie Morvan   Lun 14 Mai - 15:48

18. Jean François Marie MORVAN


Jean François Marie MORVAN, cultivateur, né le 28 février 1883 à Brasparts, est fils de Jean François et de Marie Jeanne Lachâtre. Marié avec Anne Nédélec le 21 février 1906, il eut 6 enfants dont trois décédèrent en bas âge. Quand il partit au front, ses enfants avaient respectivement 6, 4 et 1 an.

Classé service auxiliaire (pour déformation des pieds) par le Conseil de Révision, il est reclassé service armé par la commission de réforme de Quimper le 4 novembre 1914.

Il est affecté au 62ème régiment d'infanterie le 1er février 1915 puis au 9ème Zouaves le 27 juin 1915. Il fait partie des renforts envoyés à ce régiment pour le recompléter après la sanglante offensive d'Artois. Le 25 septembre, Jean François Morvan participe à la bataille de Champagne et il est blessé le 27 septembre 1915 à la Ville-sur-Tourbe d'un éclat d'obus à l'épaule.



Rétabli, il rejoint son régiment où il est affecté à la 1ère compagnie commandée par le lieutenant Sapin. Après avoir été en réserve divisionnaire, le régiment monte en ligne dans le secteur de Tourteron (Ardennes) le 7 mai 1917 et commence les travaux d'organisation du secteur que les troupes précédentes ont conquises. Les tirs de barrage se succèdent sur les premières lignes, et les torpilles bouleversent le terrain. Une attaque ennemie est repoussée le 10 mai, et les bombardements se poursuivent jour et nuit. Chaque jour une trentaime d'hommes du 9ème Zouaves sont mis hors de combat.

Le 14 mai, dans l'après-midi, est déclenché un tir de barrage suivi d'une attaque allemande sur l'ensemble du secteur. « Malgré le violent bombardement et le torpillage constant des lignes, malgré la fatigue et les pertes encore trop nombreuses, chacun à sa place attendait, dans des tranchées bouleversées, l'ennemi qui ne put aborder nos lignes. »
C'est ce jour, le 14 mai 1917, que tombe Jean François Morvan, tué à l'ennemi dans la tranchée de Crabot. L'acte de décès a été transcrit le 21 juillet 1917.
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MessageSujet: Jean Michel Hervé Le Meur   Ven 1 Juin - 5:26

19. Jean Michel Hervé Le Meur

Jean Michel Hervé LE MEUR, cultivateur, né le 5 avril 1894 à Brasparts, est fils de Yves et de Marie Anne Omnès.

Matricule 700 au recrutement de Quimper, ajourné pour un an en 1914, il est rattaché à la classe 1915 et incorporé au 116ème d'infanterie le 15 décembre 1914. Après avoir effectué ses classes, il est affecté le 15 mai 1915 au 176ème d'infanterie qui vient d'être créé, puis, à l'issue de la formation de son bataillon, rejoint les Dardanelles (Sedd-Ul-Bahr). Il participe à la campagne d'Orient du 15 juillet au 8 septembre 1915. Le régiment rembarque pour Salonique le 30 septembre à bord des navires « Djemmeh », « Maghreb », « L'Australien » et « la Gaule ».
Malade, Jean Michel Le Meur est évacué vers la métropole, et rétabli, il passe au 156ème Régiment d'Infanterie - lequel vient de perdre près de 800 hommes à Verdun - le 30 avril 1916.

Le régiment est engagé dans la bataille de la Somme, dans les secteurs de Maurepas, Marincourt, Montauban puis Sailly-Saillisel.
Jean Michel Le Meur, soldat à la 10ème compagnie, reçoit la distinction de 1ère classe le 21 janvier 1917.
Installé dans le secteur du Chemin des Dames à la fin de janvier 1917, le 156 participe à l'offensive Nivelle – combats de Moussy, Vendresse, Braye-en-Laonnois, les Grelines – après avoir été relevé le 11 mars. Les combats pour s'emparer de Braye sont eux aussi d'une violence extrême.



Fortifié par les Allemands, Braye-en-Laonnois constituait un point stratégique important pour le secteur , servant ainsi de cantonnement aux troupes ennemies. Le village fut entièrement détruit lors de la préparation d'artillerie une semaine avant l'offensive Nivelle (avril 1917). Les combats furent d'une violence extrême et les attaques se succédèrent.


Jean Michel Le Meur est tué à l'ennemi le 1er juin 1917 dans ce secteur.

Il est cité à l'ordre du régiment le 3 juin 1917: « Grenadier d'élite, a conduit un groupe de grenadiers avec une vigueur et une énergie exceptionnelles dans une tranchée défendue avec acharnement par l'ennemi. Tué à son poste de combat le 1er juin 1917 ».


Son acte de décès a été transcrit à Brasparts le 16 août 1917.
Jean Michel Le Meur est inhumé dans la nécropole nationale Cerny-en-Laonnois, dans la tombe individuelle 1546.
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MessageSujet: Jean louis Tromeur   Mar 17 Juil - 7:32

20. Jean Louis TROMEUR

Jean Louis TROMEUR, cultivateur, né à Brasparts le 19 janvier 1890, est fils de François et de Marie Madec cultivateurs à Keryvarc'h.

Matricule 2043 au recrutement de Quimper, il est incorporé au 62ème régiment d'Infanterie de Lorient et affecté à Belle-Ile le 11 octobre 1911, il est envoyé en disponibilité le 8 novembre 1913, certificat de bonne conduite accordé. En avril 1914, il part au Canada (Saint Laurent, Manitoba) pour y travailler.



Mobilisé le 3 août 1914, il rejoint le 62 et participe aux combats de ce régiment à Sedan (15 août), en Belgique (Maissin le 22 août), sur la Marne (5 au 13 septembre), dans la Somme (de septembre 1914 à octobre 1915). Il se distingue à moultes reprises et reçoit la Croix de Guerre sur le front des troupes.

Le 6 septembre 1915, le bataillon auquel appartient Jean Louis Tromeur assure la relève en avant de Perthes-lès-Hurlus un bataillon du 116ème. Relève sans incident, mais un bombardement intense des tranchées commence le 10 et va se poursuivre quotidiennement jusqu'à la fin du mois. Chaque jour apporte son lot de tués et de blessés. Jean Louis Tromeur est mis hors de combat le 11 septembre avec dix autres de ses camarades.



Evacué vers l'arrière, il est classé inapte temporaire le 20 mai 1916 pour « fracture du cubitus droit avec impotence fonctionnelle partielle du poignet droit, plaies multiples fesses et cuisses ».

Rétabli, Jean Louis Tromeur est affecté au 51ème d'Infanterie (de Lambézellec) le 9 novembre 1916, et est nommé caporal le même jour.

Il rejoint son nouveau régiment au camp de Mailly en Champagne. Le 24 novembre, le 51 remonte au front : il part successivement dans la Somme (dans la région de Proyart) avant de rejoindre le camp de Bois-l'Evêque près de Toul le 29 décembre. Le régiment y perfectionne son instruction avec des exercices de compagnie puis de bataillon avant de participer à une manoeuvre de Corps d'Armée. Fin janvier, il est transporté à Champenoux-Erbeviller où il participe à l'organisation des positions de seconde ligne avant de revenir en mars au camp de Bois-l'Evêque. Le 29 mars, il est transporté vers Epernay puis après plusieurs cantonnements successifs, il est engagé dans l'offensive du Chemin des Dames. Initialement en seconde ligne, le 51 franchit l'Aisne le 16 avril, puis se porte dans un secteur au Nord-Est de Reims où il occupe les tranchées prises à l'ennemi. Il y subit de nombreux tirs d'artillerie et connaît des pertes sensibles.

Le 1er mai, il se retrouve en première ligne dans le secteur de la Neuville : « un secteur qui n'est pas du tout organisé, les tranchées et les boyaux bouleversés par les obus n'offrant aucune sécurité ». Tout le secteur est violemment bombardé par des obus de tous calibres. Le 4 mai, le 51 prend son dispositif d'attaque, laquelle est « déclenchée avec beaucoup d'ordre et d'entrain ». Les combats sont d'une violence extrême, et le 51 est en partie bloqué devant les réseaux de fils de fer par les tirs de mitailleuses. Il lui faut se reconstituer après cet échec. La compagnie Thouard, à laquelle appartient Jean Louis Tromeur, munie de grenades, est envoyée en renfort pour essayer de regagner le terrain perdu. Cette action permet aux soldats bloqués aux avant-postes de rentrer à la faveur de la nuit. Mais les pertes de la journée sont sévères : 30 tués (dont 5 officiers), 218 blessés, 163 disparus.

Jean Louis Tromeur sera cité à l'ordre de la brigade le 6 juin 1917: « Caporal grenadier d'une bravoure au dessus de tout éloge. Déjà médaillé pour fait de guerre. S'est fait remarquer particulièrement au combat du 4 mai 1917 ».

Le 51 va alterner relèves et cantonnement dans les Championnières d'Hermonville. Les combats cessent progressivement dans le secteur, chaque camp travaillant à la réfection de leurs lignes. Le 28 mai, il est relevé par le 87ème d'Infanterieet rejoint des cantonnements de repos dans la région de Fontenoy. Le 30 juin, il est enlevé en camions et transporté au camp des Clairs-Chênes (près de Rampont) où il est en réserve de secteur. Le 14 juillet, il rejoint en autos le bois de Béthelainville, est mis à la disposition de la 73ème D.I. pour prendre part à l'offensive qui doit avoir lieu le 16.

Sa mission : « Reprendre à l'ennemi le terrain perdu les 28 et 29 juin, et d'enlever la tranchée allemande de première ligne... ».

Dans la journée du 15, les unités se recomplètent en munitions. Chaque homme touche une musette contenant quatre repas, un litre de vin et un bidon de deux litres d'eau. Les havresacs sont déposés aux trains des bataillons. Mais l'offensive est repoussée au dernier moment d'une journée.

Le 17 juillet 1917, à 2h30, chaque compagnie a gagné sa position dans l'unique boyau qui servira de base de départ. A 6h15, l'attaque est déclenchée : « les troupes sont parties d'un seul élan avec un entrain admirable, atteignant rapidement et dépassant même en certains points les objectifs. » La compagnie de Jean Louis Tromeur a dépassé la tranchée de la Demi-Lune qui était son objectif. « Quelques hommes poussés par leur ardeur et voyant l'ennemi en retraite sont allés jusqu'à Gretchen et n'ont été arrêtés que par notre propre artillerie. »

L'ennemi réagit également par des tirs d'artillerie sur tout le secteur. Si tous les objectifs sont atteints, les pertes sont également lourdes : 39 tués, 168 blessés, 54 disparus. Parmi eux, Jean Louis Tromeur, officiellement disparu au combat de la côte 304, commune d'Esmes.

Pendant deux jours et deux nuits, le régiment subit des bombardements extrêmement violents qui interdisent toute relève. La situation de certains unités n'est pas brillante : les liaisons sont « très pénibles », les hommes épuisés ... Ce n'est que le 21 juillet, que le 51 sera relevé. Le 25, le général Pétain passera en revue le régiment et remettra à son Drapeau la Croix de Guerre. Le 51 sera cité à l'ordre de l'Armée : « Régiment ardent dont la haute réputation s'est maintenu au cours de la campagne en de glorieuses occasions ... Le 17 juillet 1917, en Argonne, sous les ordrs du Lieutenant-Colonel Teilhac, a bondi de ses tranchées, atteignant d'un seul élan tous ses objectifssur un front de 1000m; A maintenu ses positions contre les retours offensifs sans céder la moindre parcelle de terrain malgré une violente réaction d'artillerie. A capturé 150 prisonniers, 6 mitrailleuses et 5 minenpperfer. »



Le décès de Jean Louis Tromeur nécessitera le jugement déclaratif du tribunal de Châteaulin le 13 mai 1919, jugement qui sera transcrit à Brasparts.


Dernière édition par Patrice Ciréfice le Jeu 15 Nov - 13:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Jean Louis Salaün   Jeu 26 Juil - 10:04

Jean Louis SALAÜN

Jean Louis SALAÜN, maçon, né le 7 décembre 1882 à Lannédern, est fils de Eugène et de Marie Anne Sinq.
Matricule 2967 au recrutement de Quimper, il est affecté au 66ème régiment d'infanterie le 14 novembre 1903. Cheveux et sourcils bruns, yeux bruns, front ordinaire, nez et bouche moyens, menton rond, visage ovale. Taille : 1,59m. Degré d'instruction générale : 0.
Dispensé (article 21, frère au service), il est envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1904, certificat de bonne conduite accordé. Il passe dans la réserve le 1er novembre 1906. Il accomplit deux périodes de réserve au 118ème d'infanterie du 24 août au 28 septembre 1908 puis du 24 avril au 10 mai 1911.
Domicilié quelques temps à Brasparts à partir de 1908, il s'installe au Cloître Pleyben le 10 mai 1911. Classé non affecté à la poudrerie du Pont-de-Buis comme auxiliaire du 1er février 1914, il est remis à la disposition de l'autorité militaire le 9 novembre 1916. Mobilisé le 13 janvier 1917 au 51ème d'infanterie de Lambézellec, il passe au 90ème d'infanterie de Châteauroux le 20 janvier.
Le 90 va participer à l'offensive du Chemin des Dames et en particulier aux combats autour de la Caverne du Dragon.

La Caverne du Dragon est située au niveau de l’isthme d’Hurtebise, là où le plateau est le plus étroit, lieu hautement stratégique d’un point de vue militaire. C’est la creute d’importance la plus à l’Est du Chemin des Dames. C'est aussi l'un des lieux où l'offensive Nivelle va échouer.


Le 16 avril 1917, les Allemands ont pris à revers les troupes sénégalaises qui attaquent vers la ferme d’Hurtebise. Les Français découvrent d'“une communication souterraine semble traverser du nord au sud le goulot d’Hurtebise et recèle des mitrailleuses qui tirent en arrière de nos troupes et dans la Vallée-Foulon.” » Le 20 avril, la ligne de front passe au-dessus de la grotte. Les Allemands en gardent la maîtrise mais préfèrent se replier dans sa partie Nord, en construisant un mur fortifié qui la coupe en deux, efficace lorsque les Français tentent d’entrer pendant plusieurs semaines. Le 25 juin, les troupes françaises lancent un nouvel assaut, réussi cette fois : les Allemands (environ 200 ?) sont prisonniers à l’intérieur, grâce à la destruction par l’artillerie de la sortie Nord et à la maîtrise des autres. Les Allemands parviennent à reprendre pied dans une petite partie de la creute le 26 juillet, et une cohabitation commence, qui dure jusqu’à leur repli sur l’Ailette début novembre.

C'est dans ces combats que disparait Jean Louis Salaün le 26 juillet 1917 aux environs de la Grotte du Dragon.
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MessageSujet: Jean pierre Le Dréau   Mer 1 Aoû - 7:12

21. Jean Pierre LE DREAU

Jean Pierre LE DREAU, cultivateur, né le 21 février 1881 à Quillivien, est fils de Yves et de Marie Anne Labous.
Matricule 3114, affecté au 2ème de Cavalerie le 16 novembre 1902, il passe à la 1ère compagnie de cavaliers de remonte le 12 septembre 1903. Envoyé dans la disponibilité le 23 septembre 1905., certificat de bonne conduite accordé, il accomplit deux périodes d'exercice au 11ème Escadron du Train (5 au 27 mars 1909, et 13 au 29 octobre 1911).
Mobilisé le 3 août 1914 comme soldat toujours au 11ème Train, il passe au 5ème Train le 26 novembre 1916, au 14ème Train le 4 décembre 1916 puis au 12ème Escadron du Train le 13 février 1917.
S'il est difficile de retracer le parcours complet d'un soldat du Train – car il est essentiel de connaître le peloton dans lequel il servit, il est possible de rappeler le rôle essentiel de cette Arme au cours de la Grande Guerre : le train des équipages s'illustra en effet avec le service automobile, assurant la récupération et le transfert des unités vers les zones de combat. Dès février 1916, une première commission régulatrice automobile fut créée pour assurer le contrôle de la circulation sur la route départementale reliant Bar-le-Duc à Verdun (la Voie Sacrée).
Jean Pierre Le Dréau faisait partie de la 53ème compagnie, formée le 14 février 1917 et composée de 52 hommes (1 officier, le lieutenant Chevalier, 4 brigadiers et 47 hommes) et surtout de 46 mulets. Leur mission consistait à porter les ravitaillements au plus près du front.





Il est grièvement blessé à la tête, un bras arraché, le 1er août 1917 à Glorieux (Verdun).
Jean Pierre Le Dréau est inhumé dans la 43ème rangée N° 73 du cimetière de Glorieux. Le jugement déclaratif du tribunal de Châteaulin du 8 septembre 1921 a été transcrit à Brasparts.

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MessageSujet: Cérémonie du 11 novembre 2012 à Brasparts   Jeu 15 Nov - 13:06

Cette année, un hommage particulier a été rendu aux Braspartiates tombés au Champ d'Honneur au cours de l'année 1917. Seize d'entre eux ont péri lors de l'offensive du Chemin des Dames et sept autres dans diverses opérations - en Champagne, dans les Ardennes, à Verdun, en mer et à l'armée d'Orient.
La population présente était nombreuse et a particulièrement apprécié le poème écrit par Charles Albert Poirier, tombé lui aussi au Chemin des Dames le 21 mars 1917, à l'âge de vingt ans.
Ce poème a été lu de belle façon par trois jeunes élèves de l'école Sainte Thérèse. En voici le texte ...



Lorsque vous passerez après nous sur la route
Où nous avons peiné, où nous avons souffert,
Sans avoir d'autre abri que la céleste voûte,
Lorsque tous les démons rentreront en enfer,
Lorsque la paix enfin renaîtra sur le monde,
Vous chercherez en vain la trace de nos pas ?

D'autres auront passé dans l'orage qui gronde ;
Nous aurons disparu des choses d'ici-bas,
Et nous aurons péri comme auront péri les autres
Dans la plaine de sang où nous serons tombés ;
Quelques crois, seulement, au milieu des épeautres,
Diront dans quels sillons nous aurons succombé.

Vous vous arrêterez sur nos jeunes tombeaux
Où nous fûmes couchés dans le fracas des armes.
Vous jetterez des fleurs et des lauriers nouveaux
Sur des noms inconnus, ignorés de la foule,
Et vous vous souviendrez de vos jeunes aînés
Que la mort a saisi comme un torrent qui roule
Des arbres, des rochers, par le flot entraîné...

Lorsque le soir viendra, assis à votre table,
Entourés de bonheur, d'amour et de douceur,
Que vous respirerez une joie ineffable,
Pensez, pensez à nous dans vos fêtes du coeur !

Vous songerez alors que, si la vie est douce,
Si votre femme est belle et vous sourit toujours,
Si votre nid d'amour est bâti sur la mousse,
Si vos enfants rieurs égaient vos alentours,
C'est parce qu'autrefois de fiers soldats de France
Ont quitté pour toujours les espoirs d'ici-bas,
Qu'ils ont abandonné les lieux de leur enfance,
Qu'ils sont partis gaiement ne se retournant pas,
Que la terre leur fût une sure défense
Où pendant de longs mois ils se tinrent cachés,
Et parce qu'ils sont morts dans les plaines immenses
Où comme de grands blés ils ont été fauchés.



Merci à Philippe pour les photos ....
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MessageSujet: Hervé Cadiou   Sam 15 Déc - 9:12

22. Hervé CADIOU

Hervé CADIOU, meunier, né le 5 octobre 1896 à Brasparts (Meil ar Groaz), est fils de Hervé et de Marie Anne Le Meur.
Matricule 3714 au recrutement de Quimper, il est mobilisé le 7 janvier 1916, Hervé Cadiou reçoit une formation de base avant d'être affecté au 2ème RIC le 22 juin 1916. Il rejoint son régiment avec son contingent dans l'Oise. Le secteur est alors “relativement” calme mais subit régulièrement des bombardements d'artillerie. Hervé Cadiou fait montre lors de ces tirs d'artillerie d'un courage exemplaire et sera cité à l'ordre de la 4ème Brigade : “Soldat d'une bravoure et d'un calme hors pair le 25 juillet 1916 sous un bombardement violent n'a cessé d'encourager ses camarades.” Il reçoit alors la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Le 29 juillet 1916, le régiment est relevé par le 4e tirailleurs de la D.I.M. et va cantonner à Vaudelicourt avant de remonter en lignes dans le secteur de Dompierre le 15 août. Séjour particulièrement difficile : les troupes sont pratiquement enlisées dans la boue et subissent de très violents bombardements d'artillerie.
Le 9 septembre, le 2ème RIC participe à une attaque partielle, préparatoir à une offensive de la division. L'attaque est menée de façon impressionnante : les troupes montent à l'assaut en chantant La Marseillaise ! Tous les objectifs sont atteints et les contre-attaques ennemies repoussées. 130 soldats sont tombés, blessés ou disparus, mais 35 prisonniers ont été faits. Pendant cinq journées, les combats seront intensifs, les pertes lourdes : les hommes, “toujours en éveil”, sont épuisés. Le 2 est repoussé dans ses lignes.
Le 17 septembre, nouvelle offensive, sous le feu des mitrailleuses ennemies : le RIC emporte la “Tranchée du Poivre”, l'organise avec le renfort de deux sections du génie. Les pertes allemandes sont lourdes, le terrain jonché de cadavres. Les marsouins sont “couverts de boue. Ils sont sales, leur barbe et leurs cheveux sont en broussailles, ils sont dans un état lamentable.”
Retirés du champ de bataille le 20 septembre, ils sont cantonnés au camp de Marly où ils se reposeront jusqu'au 26 octobre avant de remonter en ligne.

Après une nouvelle relève, le 10 novembre, le régiment rejoint son cantonnement à Bayonvillers. Hervé Cadiou est alors transféré au 37ème Régiment d'Infanterie Coloniale qu'il rejoint le 2 décembre 1916. Le régiment est alors en cours de reconstitution après les lourdes pertes subies dans la Somme. Embarqué à Marseille le 12 décembre sur “l'Ionie”, le “Parana”, le “Basque” et le “Saint Laurent”, le régiment est débarqué à Salonique le 21 du même mois et intégré à l'Armée d'Orient.

Jusqu'en mars, le 37 participe aux travaux d'organisation des secteurs, subissant quelques tirs d'artillerie sans lourdes pertes. A partir du mois de mai, il va participer aux diverses attaques contre les trancées des premières lignes allemandes. C'est au cours de l'une de ces attaques déclenchées sur le col de Mojus-Morikevo que Hervé Cadiou est blessé et évacué (9 mai 1917). Une offensive qui a coûté au régiment 55 tués (dont 7 officiers), 304 blessés (dont 16 officiers) et 16 disparus (dont 2 officiers).



Rétabli, il rejoint son unité et reprend sa place. Les relèves sont assurées entre les compagnies du 37 et celles du 38ème RIC.

En fait, ce n'est qu'à la fin de l'année 1917 que l'Armée d'Orient atteindra les effectifs nécessaires à des opérations d'envergure. En attendant, les combats se résument à des échanges de tirs d'artillerie et à des raids, dans un pays difficile. Si la Cerna est aujourd'hui canalisée, ce n'était pas le cas en 1916. Et les soldats devaient patauger dans la boue avec leur armement et leur paquetage, tout en essyant de nombreux tirs ennemis.



Hervé Cadiou fut blessé mortellement sur le champ de bataille de la Cerna (Serbie) le 14 décembre 1917 et évacué. Décédé à l'hôpital, il fut inhumé plus tard dans le cimetière de Bitola.



Le jugement déclaratif du tribunal de Châteaulin du 15 novembre 1921, a été transcrit à Brasparts le 26 novembre

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