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 Mémorial des Braspartiates dans la Grande guerre : 1918

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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Mémorial des Braspartiates dans la Grande guerre : 1918    Ven 4 Jan - 6:24

Bien que l'armée française se fût bien rétablie sous l'autorité du général Pétain après la douloureuse épreuve du printemps 1917, et que Clémenceau ait rétabli la confiance et l'ordre à l'intérieur du pays, l'année 1918 ne se présentait guère sous des auspices réjouissants pour les puissances alliées.
La défaite italienne de Caporetto, la défection de la Russie, puis celle de la Roumanie, libérèrent de nombreuses troupes allemandes, ce qui permit à Hindenburg et à Ludendorff d'espérer une victoire rapide sur le front occidental, qu'ils avaient relativement négligés au cours des derniers mois. Ludendorff (photo ci-dessous)est conscient du danger : en Allemagne, la situation devient désastreuse.



Le blocus maritime affame les populations. Les permissions démoralisent les permissionnaires par le spectacle qu'elles leur donnent de leurs familles dénuées de tout. “Tout est pour le front, et ce tout est peu. Soldats et chevaux ont l'estomac creux”. Les transports deviennent difficiles et la consommation de munitions doit être sévèrement réglementée.
Dans le camp allié, la France arrive péniblement à maintenir l'effectif de ses unités combattantes. L'Angleterre vient d'imposer le service obligatoire. En fait, la grande réserve est l'Amérique, laquelle, bien qu'entrée en guerre en 1917, n'a encore envoyé en Europe que de faibles effectifs. Ludendorff n'ignore pas qu'elle recrute une immense armée.
Au début de 1918, il a, pour la première fois depuis 1914, réussi à s'assurer la supériorité numérique sur le front occidental. Les 40 divisions qu'il a retirées de Russie portent à 195 le nombre des grandes unités allemandes, contre 177 divisions françaises, anglaises, belges et américaines. Une marge essentiellement provisoire sur laquelle va se jouer l'issue du conflit...

*
**

En attendant les grandes offensives du printemps, la situation reste toujours aussi difficile pour les troupes engagées. Les pertes restent mesurées mais se poursuivent. En cette année 1918, le premier Braspartiate à disparaître est Mathieu Le Roux ....

1. Mathieu Le ROUX


Mathieu Le ROUX, cultivateur, né le 12 février 1878 à Tronüel, est fils de Rolland et de Marie Golias.

Matricule 2570 au recrutement de Quimper, déclaré « bon pour le service », il est incorporé au 19ème régiment d'infanterie le 16 septembre 1899. Dès le 29 juin 1900, il est réformé n°2 par la commission spéciale de réforme de Brest pour baie de la cornée et hypermétropie. Il rejoint alors sa mère

Classé service auxiliaire par le conseil de révision du Finistère le 2 octobre 1914, il est mobilisé au 19ème RI puis est affecté comme soldat au 87ème Régiment d'Infanterie Territoriale où il arrive le 22 octobre 1915.
A l'origine, ce régiment était un régiment essentiellement côtier et n'appartenait à aucune formation constituée. Ses Bataillons furent donc tôt dispersés et répartis, suivant les besoins, dans diverses formations. Ils furent affectés au Génie routier, télégraphiste, aux gares régulatrices, etc., etc.. Le Régiment était composé à l'origine d'éléments essentiellement bretons, puis, avec un noyau breton, de contingents divers provenant de toutes les régions de France.

Affecté à la 19ème compagnie, il participe avec elle (et son bataillon) à des travaux multiples, aux ordres du commandant du Génie de la 74ème Division d'Infanterie : travaux en arrière du front, élargissements de routes, mais aussi transfert des prisonniers, travaux en forêts ... en particulier dans la région de Nancy
« Acharnés à la besogne, jamais ménagers ni de leurs peines ni de leur sang, vos braves Bretons sont venus à bout des tâches les plus pénibles ... » écrira le Commandant d'une Brigade d'Infanterie.

Mathieu Le Roux passe ensuite à la SHR de son bataillon (section hors rang composée notamment des services régimentaires – agents de liaison, secrétaires, cuisiniers, fourriers, musiciens, chauffeurs, ..., bref correspondant aux besoins logistiques de son régiment).
Toutes les SHR étant dissoutes le 11 février 1916, chaque bataillon du régiment devient alors un bataillon isolé, s'administrant par lui-même, et mis au service des armées ou services ...
Fin 1917, Mathieu Le Roux, malade, est renvoyé au dépôt régimentaire.
Le 3 décembre 1917, il entre à l'hôpital maritime de Brest, pour une entérite (inflammation de la muqueuse intestinale) tuberculeuse. Il y décède le 4 janvier 1918 et est déclaré « Mort pour la France ».
Son acte de décès a été adressé le 6 janvier 1918 à Brasparts.
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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Pierre Le Goué   Dim 6 Jan - 18:28

2. Pierre GOUE


Pierre GOUE, cultivateur, né le 3 janvier 1896 à Landudal, est fils de Hervé, meunier au moulin de Roscoper, et de Marie Jeanne Péron.

Matricule 3893 au recrutement de Quimper, il est ajourné un an en 1915 pour faiblesse avant d'être incorporé au 19ème d'infanterie le 3 septembre 1916.
Il est classé service auxiliaire pour scoliose et nordose par le conseil de révision de Brest dans sa séance du 19 décembre 1916 puis reclassé service armé par la commission de réforme de Brest le 2 janvier 1917.
Il est alors incorporé le 17 février 1917 au 129ème d'infanterie puis affecté comme soldat au 5ème Régiment d'Infanterie Coloniale le 1er septembre 1917 qu'il rejoint au camp de Saffais, près de Lunéville. Il intègre son régiment – 6ème Compagnie - dans une période d'instruction qui va durer jusqu'au 19 septembre.

Le 20, le 5ème RIC fait mouvement par voie ferrée depuis Lunéville, débarque à Vignory avant de cantonner à Doulaincourt.Le 25, il est enlevé en camions pour rejoindre le secteur de Verdun, et la 6ème Cie de Pierre Goué occupe notamment le fort de Douaumont.


La compagnie de Pierre Goué s'installe dans les abris et tranchées devant Douaumont.
Le Régiment va subir de nombreuses attaques aux gazs et connait nombre d'intoxiqués.C'est pour Pierre Goué le baptême du feu, avec des journée particulièrement difficiles comme celle du 6 octobre, au cours de laquelle le 5 va subir un bombardement de près de 5 000 obus. Le lendemain, tandis que la 2ème Cie subit une violente attaque, les tranchées subissent un nouveau tir de barrage, d'une intensité extrême. Les abris sont en grande partie détruits et les hommes doivent alors s'abriter dans des trous individuels. Les bombardements se poursuivent, des milliers d'obus tombant quotidiennement, et les pertes quotidiennes sont nombreuses. Aux bombardements succèdent moultes attaques, toutes repoussées. Et de surcroit, le temps devient très mauvais. Pendant 23 jours, le Régiment va résister : « malgré les conditions précaires dans lesquelles se sont trouvées les troupes, la résistance physique des hommes a été surprenante : entrés en secteur le 25 septembre, en première ligne depuis le 3 octobre, dans l'eau jusqu'à mi-jambe depuis le 8 où la pluie a commencé, ils n'ont perdu ni leur bonne humeur, ni leur force de résistance.
Nombreux sont ceux qui, souffrant de gelure des pieds, ont tenu jusqu'à la dernière minute sans vouloir être évacués. »
Le Régiment est relevé le 18 octobre, enlevé en camions et cantonné dans la région de Epezon. Le 4 novembre, le 5 part en réserve de la Division dans le secteur de Saint Mihiel avant de remonter en lignes le 11 novembre. Les journées sont beaucoup plus calmes, malgré les tirs d'artillerie, et un temps toujours difficile. Il est relevé le 26 novembre, et la 6ème Cie est cantonnée à Lacroix. Le 5 reçoit un renfort de 300 hommes et se réorganise.



Le 5 décembre, le Régiment remonte en ligne. Les premières journées sont calmes, mais le 9, les bombardements reprennent le 9 à 19h40 pour cesser à 20h15. Dix soldats sont tués, 16 blessés : parmi eux, Pierre Goué est grièvement blessé par éclat d'obus (Plaie pénétrante avec hématome du sein droit), de même que 7 des ses camarades de sa compagnie, alors qu'ils se trouvaient dans une tranchée du bois des chevalliers.
Evacué, il meurt pour la France le 6 janvier 1918 à l'ambulance Petit Monthairon (Meuse) suite à ses blessures de guerre.
Pierre Goué est inhumé au cimetière militaire Petit Monthanon (Meuse).
Son acte de décès a été transcrit à Brasparts le 25 avril 1918.
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MessageSujet: Julien Auguste Bauguen   Ven 18 Jan - 6:53

3. Julien Auguste BAUGUEN

Le parcours de Julien Bauguen est un exemple de conséquences de la Guerre sur l'être humain. Nombre de soldats resteront marqués - physiquement et moralement - par ces cruels et terribles évènements. Julien Bauguen n'y survivra pas.

Julien Auguste BAUGUEN, cultivateur, né le 18 février 1880 à Pleyben, est fils de Julien et de Marie Jeanne Suignard, meuniers-cultivateurs, domiciliés à Roscoper en Brasparts.

Affecté au 116ème Régiment d'Infanterie pour accomplir son service national, il est envoyé en disponibilité le 3 octobre 1904, certificat de bonne conduite accordé. Il effectue deux périodes d'exercices avec le 118ème d'Infanterie du 19 août au 15 septembre 1907 puis du 24 avril au 10 mai 1911.
En 1912, il quitte Brasparts pour s'installer au village de Quilliégou en Pleyben.

Mobilisé le 12 août 1914 au 48ème Régiment d'Infanterie de Quimper, il passe au 292ème d'Infanterie, régiment de réserve, le 25 septembre 1914.
Constitué de deux bataillons, le 292 appartient à la 63ème DI. Julien Bauguen le rejoint après la bataille de la Marne, au cours de laquelle son Drapeau « fut percé de balles ». Il va alors connaître le sort des tranchées dans le secteur de Port-Fontenoy dans l'Aisne.



Après avoir tenté de continuer à vivre dans leur village, souvent terrés dans les caves, la plupart des habitants de ce secteur durent quitter leurs maisons pour partir vers le Sud, résignés à voir leur village détruit par les obus et la mitraille.
Quant aux poilus, ils s’étaient installés, après les combats sanglants de septembre, dans les tranchées, parfois creusées à la gamelle, sur le plateau. « Pour toute compagne, ils avaient la mort qui venait tout droit des fusils, mitrailleuses ou shrapnels ennemis… »
En 1915, Julien Bauguen est engagé avec son Régiment dans la région de Soissons puis dans l'Oise, participant notamment aux très difficiles attaques de Quennevières, avant de rejoindre Berry-au-Bac.


L'année 1916 représente peut-être un « sommet » dans son parcours avec les durs combats dans l'Aisne avant d'être engagé dans la bataille de Verdun début juin.
Le 292ème RI est dissous le 28 juin 1916 et les soldats sont dispersés entre le 305ème RI et le 298ème RI pour y former dans chacun d'eux un 3ème Bataillon.
Julien Bauguen est évacué à cette époque et renvoyé à Clermond Ferrand, au dépôt de son Régiment. Sa situation est dramatique : dépression psychique, jalonnée de céphalées, d'insomnies, de cauchemars, de préoccupations hypocondriaques, d'appoint éthylique ...Il est hospitalisé à Roanne.

Le 12 novembre 1916, il est classé service auxiliaire par la commission spéciale de Clermond Ferrand et est affecté au 104ème régiment territorial d'Infanterie. Régiment qu'il ne rejoindra jamais. Le 18 janvier 1918, il est retrouvé mort dans sa chambre d'hôpital à Roanne, une balle dans l'abdomen. Accident ? Suicide ? Nul ne le saura ...

Julien Bauguen n'a pas été déclaré « Mort pour la France ». Il n'est donc inscrit sur aucun monument aux morts.
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MessageSujet: Guillaume Le Roux   Ven 1 Mar - 10:44

4. Guillaume Le ROUX

Guillaume LE ROUX , marin, né le 17 avril 1890 à Menglas en Brasparts, est fils de Yves, cantonnier, et de Marie Anne Gargam.
Il s'engage volontaire pour 5 ans à la mairie de Brest le 19 octobre 1908 au titre des Equipages de la Flotte.



Nommé matelot de 3ème classe le 12 juillet 1910, puis de 2ème classe chauffeur breveté le 1er avril 1910, il sert successivement sur le Casabianca (1er avril - 30 mai 1909, 6 juillet-30 septembre 1909), puis sur le cuirassé «  Jauréguiberry » en janvier 1910 au Maroc en guerre.



Il passe dans la réserve le 19 octobre 1913., certificat de bonne conduite accordé.
Il rengage pour 5 ans le 23 janvier 1914 au titre du 2ème Régiment d'Artillerie Coloniale comme 2ème canonnier servant. Son régiment est mis en route sur la zone de concentration de Bar-le-Duc à partir du 7 août 1914. Après avoir franchi la Meuse le 16 août, il est intégré dans la colonne d'infanterie coloniale qui entre en Belgique et se dirige vers Rossignol.
L'infanterie se lance à l'assaut des positions allemandes dès le 22 août à Neufchâteau mais « ses vagues se brisent contre les obstacles organisés par l'ennemi et sont fauchées successivement par des feux nourris de mitrailleuses ... ».
Le 2ème RAC s'engage à son tour pour soutenir l'infanterie, mais se trouve à faible portée de l'adversaire. « Ses servants sont fauchés par les feux concentrés de l'artillerie ennemie et des mitrailleuses qui prennent les batteries de front, d'écharpe et même de revers. La plupart des officiers sont tués ou blessés. Les caissons sautent successivement.... Malgré les pertes, ..., le tir continue pendant plusieurs heures ... C'est l'enfer et c'est la mort. »



Le 2ème RAC va combattre jusqu'au bout de ses forces, jusqu'à l'attaque à la baïonnette, avant de succomber sous le flot des assaillants. Le 2ème RAC cesse d'exister ce 22 août 1914 ...
(pour plus d'informations, voir le site : http://1914-18mibb.skynetblogs.be/archive/2009/11/12/la-bataille-de-neufchateau.html )

Guillaume Le Roux fait partie des rares soldats de son unité qui va échapper à cette fin terrible, se retrouvant dans les rangs de ses camarades d'infanterie. Quel fut son parcours ensuite ? Nous l'ignorons, sa fiche matriculaire étant très incomplète, et son livret matricule n'ayant pu être retrouvé.
Ce que nous savons, c'est qu'il intègre le 11ème Régiment d'Artillerie à Pied le 1er mars 1916, subsistant à la 26ème Batterie. Là encore, nous ne disposons pas du journal de marche de cette unité. De ce fait, il est particulièrement difficile de retrouver ses positions successives, chaque régiment d'artillerie à pied étant divisé en une multitude de batteries disséminée sur toute la longueur du front.

Le 1er mars 1918, lors de tirs de l'artillerie allemande, Guillaume Le Roux est atteint d'éclats d'obus lui occasionnant des plaies multiples des régions dorsale et lombaire gauches, et de la face externe de la cuisse gauche entraînant une hémorragie abondante ; évacué, il meurt pour la France le même jour à l'ambulance 204 à Somme Tourbe (Marne) des suite de ses blessures de guerre. Inhumé à Somme-Tourbe, son corps sera transféré après la guerre dans la nécropole nationale de « Saint-Jean-sur-Tourbe et repose dans la tombe individuelle 2164.



Son acte de décès a été transcrit à Brasparts le 13 août 1918.
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MessageSujet: Jean Louis Goasguen   Dim 24 Mar - 7:44

5. Jean Louis Goasguen


Jean Louis GOASGUEN, domestique de ferme, né le 18 mars 1882 à Brasparts, est fils de Jeanne Marie Goasguen.
Déclaré bon pour le service, il est incorporé au 118ème d'Infanterie le 14 novembre 1903.
Dispensé (article 22, soutien de famille), il est envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1904, certificat de bonne conduite accordé.

Le 23 février 1908, il épouse Marie Anne Tromeur, de Keryvarc'h, dont il aura deux enfants, Marie, née en 1909, et Marie Anne, née en 1912.

Il effectue deux périodes d'exercices avec le 118 du 24 août au 20 septembre 1908 puis du 24 avril au 10 mai 1911.
Domicilié à Ty Julien en Lopérec à partir du 23 février 1913, il est mobilisé le 13 août 1914 au 118ème d'Infanterie.

Parti aux armées le 6 septembre 1914, avec les premiers renforts -700 hommes conduits par le capitaine Cloître- qui rejoignent leur régiment particulièrement éprouvé par les premiers combats le 18 septembre ; les hommes sont aussitôt incorporés dans les unités permettant au 118 de se reconstituer à Mailly-le-Camp avant de remonter en première ligne deux jours plus tard. Jean Louis Goasguen connaîtra le baptême du feu dans les combats pour reprendre la ferme des Marquises.
Après avoir rejoint la Somme, le 118 va reprendre l'offensive fin décembre avec le 19ème RI dans l'attaque portée sur La Boisselle : le 118 va conquérir le cimetière et s'y accrocher dans des conditions particulièrement difficiles.



Jean Louis Goasguen est évacué vers l'arrière (blessure ? maladie ?) et à son retour est affecté au 19ème d'Infanterie le 11 avril 1915 qui est toujours dans le secteur de La Boisselle et qui rejoindra la Champagne en août avant d'être engagé dans la bataille de Verdun (mars-avril 1916).
Jean Louis Goasguen va échapper à cet enfer, étant passé au 322ème Territorial d'Infanterie le 28 février 1916 qu'il rejoint au moment où le régiment se réorganise avant de rejoindre le front le 6 mars. Le 322 participe alors aux travaux du Génie, pour améliorer les tranchées de 2ème ligne dans le secteur de Bayonvillers. Le 11 avril, après une journée de repos, le régiment est embarqué en gare de Guillancourt et débarque à Mussey (Meuse). Il va oeuvrer au profit des Armées, en arrière du front, avec pour mission d'aménager et installer les cantonnements des unités qui y viendront au repos ; en juin, deux compagnies sont mises à la disposition du 5ème Régiment du Génie pour l'exécution de travaux de chemins de fer. Les missions du 322 sont bien des missions de soutien ( service de garde, circulation des des véhicules, corvées de cantonnement, service de gare, service dans les dépôts de munitions, ...)
Il est possible – mais je n'en ai pas la certitude – que Jean Louis Goasguen ait été blessé avec 3 de ses camarades par suite d'un éboulement provoqué par un éboulement de terrain, pendant des travaux d'extraction de pierres, le 12 juin 1916. D'autres accidents sont arrivés – explosions d'obus enterrés, accidents de voiture, ... Les blessés sont évacués et généralement transféré dans une autre unité en fonction des besoins.
Jean Louis Goasguen rejoint le 279ème d'Infanterie le 18 septembre 1916. Ce régiment qui a passé deux mois à Douaumont en mars et avril 1916, est engagé dans la bataille de la Somme où il combattra jusqu'à fin octobre. Nous ne diposons pas du journal de marche de ce régiment avant 1918. Il est donc quasi-impossible de retracer son parcours.
Le colonel Vincendon, de la 81e DI, nous laissera des éléments de son histoire au moment de son départ en janvier 1918 :
« ... Du moment qu'on attaquait dans la Somme, nous devions être de la fête. Après avoir enlevé les tranchées du Vardar et des Berlingots, nous repoussions du 11 au 15 septembre cinq contre-attaques successives des 53e-13e et 25e divisions allemandes.
Votre ténacité et votre énergie les avaient usées. Le nom de Cléry sera inscrit sur votre Drapeau.
En mars 1917, vous franchissiez l'Ailette et vous traversiez en combattant la Basse Forêt de Coucy.
En avril, nous quittions ensemble la 70e D.I. Pour former la 81e D.I. Le 16 mai, vous consacriez à Vauxquaillon une réputation que la façon dont vous avez organisé le secteur de Saint-Quentin et les coups de main que vous y avez réussi rend indiscutable... »
Après avoir été engagé dans l'Aisne en janvier et février 1918, dans un secteur relativement calme, mais dans des conditions climatiques éprouvantes, le 279 est mis au repos et reprend son instruction avant d'être transporté à Villiers-le Bel et Fismes. Le 23 mars, le régiment embarque en camions à Longueval et rejoint dans la nuit la région de Ham, dans la Somme, où il procède à la relève de troupes anglaises « extrêmement fatiguées » installés dans la région de Moyencourt.
Jean Louis Goasguen fait partie d'une section de mitrailleuses installée à Moyencourt.



Au cours de la relève, les allemands s'avancent vers les premières lignes alliées. Les anglais, aidés d'une compagnie du 279 parviennent à les repousser.



La plus grande offensive de la première guerre mondiale vient de débuter. Sur un front de plus de 80 kilomètres, du sud d'Arras à Fère en Tardenois, 63 divisions allemandes se lancent à l'assaut de 26 divisions britanniques, avec pour objectif l'encerclement et l'anéantissement du Corps Expéditionnaire Britannique. Le plan bâti par Ludendorff vise à frapper les troupes alliées à la jointure des armées françaises et anglaises. Certains secteurs sont soumis à des attaques au gaz moutarde, les troupes anglaises sont enfoncées. La situation va être sauvée par la décision franco-britannique d'adopter un commandement commun, dirigé par le général Foch.



Aussitôt, les troupes françaises engagées vont se concentrer sur la défense du sud du front. Le général Pétain, général en chef de l'armée française, fait donner toutes les réserves pour défendre une ligne suivant l'Oise jusqu'à Montdidier. Une percée allemande pourrait les conduire jusqu'à Paris ...



Dans le secteur du 279, à 10 heures, le 24 mars, les allemands relancent l'offensive ; les anglais sont contraints à se replier vers les lignes françaises, en particulier vers Moyencourt ; les combats sont particulièrement violents ; une section de mitrailleuses est alors déployée avec une section d'infanterie pour occuper le pont du canal sur la route d'Erchen à Esmery-Hallon. Les vagues allemandes se succèdent, s'emparent d'Esmery-Hallon ...



Attaques et contre-attaques se succèdent. Un avion ennemi est abattu par l'artillerie anglaise. Les bombardements ne cessent de frapper nos positions, en particulier sur Moyencourt. Le 118 arrive à la rescousse tandis que les troupes anglaises cèdent à la panique : beaucoup de petits groupes de soldats anglais se trouvent intercalés dans nos lignes ou entre nos lignes, dans des tranchées, et rendent nos mouvements plus difficiles. Les combats s'arrêtent vers 23 heures et reprennent dès l'aube.

Le 31 mars, après des combats incessants, le régiment est relevé dans la nuit ... Le général Robillot, dans son ordre du jour, écrit :
« Camarades ! Depuis hier matin, la bataille décisive est engagée. Les meilleures divisions allemandes lancées à l'attaque n'ont pu ébranler notre front ; à droite et à gauche, vos camarades ont infligé de sanglants échecs à l'ennemi, repris des villages, fait des prisonniers, enlevé des mitrailleuses.
Après tout ce que vous venez de faire de beau, vous ferez plus encore.
Allez au combat avec l'ardente volonté de lutter jusqu'au dernier souffle. Avec l'aide de Dieu, vous vaincrez et vous aurez sauvé la France. »

Les pertes au 31 mars sont lourdes : 26 tués, 430 disparus, 153 blessés en une semaine de combats pour le 279. Parmi les disparus, Jean Goasguen, tombé à Moyencourt le 24 mars.
Présumé prisonnier, son corps sera retrouvé plus tard, après la fin des combats. Il est inhumé au cimetière militaire de Cressy (arrondissement de Montdidier, Somme). Le jugement déclaratif du tribunal de Châteaulin du 14 décembre 1920 sera transcrit à Lopérec.

L'assaut allemand dans la Somme sera finalement arrêté après une percée qui manqua de peu rompre le front. L'armée britannique perdit environ le quart de ses troupes ... Ludendorff, de son côté, prépare la seconde phase de son offensive de printemps. Ne pas laisser le temps aux alliés de contre-attaquer : tel est son objectif. L'opération Georgette va débuter le 9 avril dans les Flandres face à des troupes épuisées ...
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MessageSujet: Pierre Marie Favennec   Dim 31 Mar - 14:28

6. Pierre Marie Favennec

Pierre Marie FAVENNEC, cultivateur, né le 20 mai 1890 à Brasparts, est fils de Pierre et de Marguerite Favennec.
Matricule 2114 au bureau de recrutement de Quimper, il est incorporé pour son service national le 9 octobre 1911 au 62ème Régiment d'Infanterie de Lorient. Maintenu sous les Drapeaux par application de l'article 23 de la loi du 21 mars 1905., il passe dans la réserve le 8 novembre 1913, certificat de bonne conduite accordé.
Mobilisé le 3 août 1914, il rejoint le 62, et participe aux combats de Sedan (15 août), de Maissin (22 août), à la bataille de la Marne (5 au 13 septembre), puis de la Somme (septembre-octobre). Le 62 combattra dans ce secteur de la Somme jusqu'en août 1915 dans des conditions extrêmement difficiles. Malade, Pierre Favennec est évacué et passe au 415ème Régiment d'Infanterie le 10 octobre 1915.
Ce régiment a été constitué en mars 1915, puis après un temps de formation, est engagé dans la bataille de Champagne fin septembre. Pierre Favennec fait alors partie des troupes de renfort après les pertes subies par le 415 (près de la moitié de ses effectifs). Après un repos de quelques semaines, avec une reconstitution du régiment et un entraînement des unités, il séjourne en février 1916, dans des conditions extrêmement difficiles, aux tranchées de Rochedure, sur les flancs du Vieil-Armand.



En mars 1916, le 415 est transporté à Verdun, dans le secteur d'Eix-la-Fiéveterie, où il perd près de 200 hommes en une quinzaine de jours. Positionné successivement au fort de Douaumont (13 au 19 mai) puis à Thiaumont (du 19 au 29 mai), il repousse plusieurs attaques particulièrement violentes et y perd plus de 700 hommes (133 tués, 604 blessés, 19 disparus). Pierre Favennec se comporte comme ses camarades en soldat courageux « dont le moral n'a pas faibli un instant. »
Le 415 reçoit les félicitations de son général commandant la 27ème Division d'Infanterie : « Comme en janvier, en Alsace, on vous a appelé aux abords de Douaumont pour arrêter définitivement une poussée ennemie. Oubliant vos fatigues, vous avez répondu à cet appel et devant vous l'offensive allemande a été enrayée... « 
Le régiment est mis au repos jusqu'au 25 juin avant d'être transféré dans le secteur des Eparges où il va connaître de lourdes pertes après l'explosion d'une mine : 65 tués, 133 blessés ...
En août, le 415 tient le secteur des Hures puis le secteur du Chenois où Pierre Favennec se distingue une nouvelle fois.



Les pertes totales sont très lourdes : depuis mars, le 415 a perdu 296 tués, 1281 blessés, 82 disparus. Mais pendant ces combats, le régiment n'a jamais cédé un pouce de terrain. Malgé la fatigue, les bombardements, les difficultés du ravitaillement, les explosions de mines ou de torpilles, il a « exécuté sans une défaillance l'ordre qu'il avait reçu, de tenir. »



Après avoir quitté Verdun, le 415 est affecté dans le secteur de Reims avant d'être intégré à la 163ème DI en formation. En décembre 1916 et janvier 1917, il travaille au profit du Camp retranché de Paris, avant de retourner aux Eparges (mars-juin 1917). Pierre Favennec va se distinguer lors de l'attaque du Mont-Haut, après un bombardement d'une violence telle que nombre de sections seront entièrement détruites.
Pierre Favennec est cité à l'ordre du régiment :
« Très bon soldat, bien pénétré de son devoir. Méprise le danger. A pris part aux combats de la Marne en 1914, la Caillette Beaumont, les Eparges, le Chenois (1916), les Eparges (1917) et aux affaires du 20 juillet 1917 au 3 août 1917, s'y est distingué. »
Fin août, le 415 retourne à Verdun ; il y restera jusqu'en novembre avant d'occuper le secteur du Téton qu'il organise pendant 4 mois, réparant les dégâts causés par l'hiver et multipliant les réseaux de tranchées.



Le 27 mars 1918, le 415 est embarqué en automobiles et dirigé sur la Somme. Depuis plusieurs jours, les allemands ont lancé leur offensive et français et anglais luttent pied à pied pour conserver le terrain. Le 1er bataillon, auquel appartenait Pierre Favennec, à peine débarqué, se heurte aux forces ennemies sur les bords de l'Avre. Il parvient à repousser les nombreuses attaques locales, dont quelques unes particulièrement violentes. C'est au cours de l'une d'entre elles – le combat de Moreuil - que périt Pierre Favennec le le 31 mars 1918.
Son régiment, épuisé par ces jours de lutte, sera relevé le 4 avril, mais devra faire à une nouvelle offensive qu'il parviendra à arrêter grâce aux renforts envoyés au front par le général en chef. « Exténué par les fatigues, les privations et considérablement affaibli par ses pertes (73 tués, 458 blessés, 107 disparus), le régiment est retiré du combat dans la nuit du 6 au 7 avril 1918.

Le corps de Pierre Favennec n'a pas été retrouvé. L'acte de décès a été transcrit à Brasparts le 27 juillet 1918.
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MessageSujet: Olivier BEON   Ven 10 Mai - 5:32

7. Olivier BEON

Olivier BEON, né le 21 juillet 1886 à Kerohan en Brasparts, est fils de Etienne et de Anne Goulard.
Employé comme boucher à Brest , il est domicilié à Lambézellec depuis le 21 septembre 1904.

Matricule 379 au recrutement de Quimper, il est incorporé à la 11ème section de Commis et ouvriers militaires le 8 octobre 1907. Il est envoyé en disponibilité le 25 septembre 1909, certificat de bonne conduite accordé.

A la mobilisation, il est déclaré bon pour le service armé et affecté au 77ème régiment d'infanterie de Cholet. Dès le 20 août 1914, le régiment, composé de Vendéens, de Bretons et d'Angevins entre en Belgique et marche sur Bièvre où ont lieu les premières escarmouches. Le 23, après avoir creusé des tranchées dans des champs d'avoine sous le feu ennemi, le 77 reçoit l'ordre de se replier : c'est le commencement d'une retraite pénible, entrecoupée de combats d'arrière-gardes et d'arrêts. Un repli difficile, passant par Charleville, Rethel, Faux, jusqu'à La Fère Champenoise. Les hommes sont épuisés, les étapes étant longues et dures, le ravitaillement presque impossible. « On se contente de manger des fruits, voire même des betteraves. »
Il participe brillamment à la bataille de la Marne, enlevant notamment le château de Mondement sous une chaleur accablante, la baïonnette au canon ...



Le 77 va ensuite participer à la bataille des Flandres ; il y est encore lorque l'hiver arrive. La neige tombe, l'effectif des unités se réduit de plus en plus. Aux pertes subies par le feu, s'ajoutent de nombreuses évacuations pour maladies et pieds gelés. C'est le cas de Olivier Béon qui rejoint ensuite le dépôt de son régiment.
Il est ensuite proposé pour le Train des Équipages par changement d'affectation par la commission spéciale de réforme de Cholet dans sa séance du 2 juin 1915 et est affecté comme soldat au 9ème escadron du Train des Équipages.
Il est alors classé dans le service auxiliaire et maintenu à son corps d'affectation par décision en date du 6 août 1915 du général commandant la 1ère subdivision de la 9ème Région pour « sarries remontantes ». Il participe avec son unité à l'accompagnement des convois vers le front mais la maladie reste présente et Olivier Béon est mis en sursis du 31 mai 1916 au 31 mars 1917 puis du 30 juin 1917 au 31 octobre 1917.
Il sera finalement évacué vers l'hôpital sanitaire 33 de Vannes (situé dans l'ancien grand séminaire) où il décède d'une tuberculose pulmonaire contractée en service le 10 mai 1918. Son acte de décès a été transmis à Brest le lendemain.

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MessageSujet: Jean Michel FAMER   Mer 15 Mai - 9:32

8. Jean Michel FAMER

Jean Michel FAMER, menuisier, né le 20 juin 1887, est fils de Yves, charpentier, et de Marie Anne Quévarec.
Matricule 1143 au recrutement de Quimper, il est ajourné en 1908 (article 18), avant d'être incorporé au 10ème Régiment d'Artillerie de Rennes le 6 octobre 1909. Son frère aîné, Pierre Jean, initialement forgeron, s'est engagé dans les équipages de la Flotte en 1900 où il est chauffeur breveté et vient de reprendre un contrat de trois ans ...
Dès son arrivée au régiment, Jean Michel Famer demande à être muté, rêvant à son tour de devenir soldat. Il passe au 19ème Régiment d'Infanterie de Brest pour « convenances personnelles » par décision du général commandant le 19ème Corps d'Armée en date du 27 novembre 1909.
Son parcours est celui d'un volontaire attiré par le métier des armes. Il est nommé 1ère classe le 6 août 1910 puis caporal le 25 septembre 1910 avant de rengager le 20 septembre 1911 pour deux ans à compter du 1er octobre 1911.
Le 27 janvier 1912, il épouse à Brasparts Anne Marie Henriette Eleouet, couturière du bourg (1893-1966). Reparti dans son régiment, il est nommé sergent le 10 octobre 1912.
Il rengage pour un an à compter du 6 octobre 1913, toujours au titre au titre du 19ème Régiment d'Infanterie.
Lorsque la Grande Guerre éclate, il part aux armées avec le 219ème Régiment d'Infanterie, régiment de « réserve » du 19, composé lui aussi presque exclusivement de Bretons, le 5 août 1914.


(photo ci-dessus autorisée par Mme Sophie Carluer
http://19emeri.canalblog.com/archives/2007/08/04/8496096.html

Le régiment est transporté par chemin de fer sur Paris et y débarque le 7, puis après une période de manœuvres, est transporté à Arras le 25 août. Deux jours plus tard, il « reçoit » son baptême du feu aux combats de Sailly-Saillissel et de Bapaume.



Le 219 va être ensuite ramené à Pontoise avant d'être à son tout engagé dans la bataille de la Marne, se lançant à la poursuite des armées allemandes entre le 8 et le 13 septembre. Jean Michel Famer se révèle certainement un brillant sous-officier, et se distingue aux combats de Bitry et d'Autrèches à l'image de ses camarades « aux belles qualités de rudesse, d'ardeur au combat, de dévouement et de discipline ». A partir du 18, les positions se stabilisent : commence alors la guerre de tranchées.
Jean Michel Famer est nommé sergent-chef le 12 octobre 1914.



Toute l'année 1915 a été passée dans l'occupation de secteurs de tranchées – Moulins-sous-Touvent jusqu'en juin, puis la forêt de Laigue, avec entre les deux une période d'attaques sur les positions de Quennevières.



L'année 1916 se compose là encore d'occupations de tranchées, mais aussi de périodes de marches, de manœuvres de régiment, de brigade et de division, avant la participation à la bataille de la Somme en juillet et août.
1917 alterne aussi les occupations de tranchées (18 jours en ligne et 9 jours en réserve), les périodes de marches et d'instruction, les attaques successives, avant une période d'un mois de repos dans la région de Paris (19 septembre-28 octobre) et d'être rengagé dans les tranchées du Chemin des Dames. Jean Michel Famer est promu adjudant au 219ème Régiment d'Infanterie le 18 juin 1917.
Au cours de ces années les pertes sont lourdes.
Jean Michel Famer n'est jamais cité parmi les pertes du régiment ce qui permet de conclure qu'il ne reçut aucune blessure ; aucun document n'a permis de retrouver son bataillon, sa compagnie, et il est donc impossible de retracer son parcours individuel depuis 1915 ...

A partir du 31 janvier 1918, le 219 prend le secteur de la forêt de Pinon et du bois d'Herly dans l'Aisne et est chargé de l'organisation du secteur. Malheureusement le journal de marche du régiment manque pour cette période jusqu'à l'attaque allemande du 27 mai.



Jean Michel Famer est « tué à l'ennemi le 15 mai 1918 à 20 heures. » C'est le seul renseignement que nous possédons. L'acte de décès sera rédigé le 4 juin et transcrit à Brasparts le 10 septembre 1918.

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MessageSujet: Pierre-Jean CORBE   Lun 20 Mai - 10:02

9. Pierre-Jean CORBE

Pierre Jean CORBE, maçon, né le 17 décembre 1882 à Saint-Rivoal, est fils de Pierre Jean et de Marguerite Bothevry.
Ajourné par deux fois (1903 et 1904), il est finalement incorporé au 118ème Régiment d'Infanterie le 8 octobre 1905.
Matricule 2920 au recrutement de Quimper.


Envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1906, certificat de bonne conduite accordé, il passe dans la réserve de l'armée active le 1er octobre 1906 et accomplit deux périodes d'exercice au 118ème RI du 24 août au 20 septembre 1908 et du 24 avril au 10 mai 1911.
Marié avec Marie Bothorel le 5 mai 1907 à Saint Rivoal, il devient père de trois enfants : Marie Louise, née en 1908, Marie Marguerite, née en 1909, et Auguste, né en 1911.
Classé non affecté de la poudrerie du Pont-de-Buis comme auxiliaire le 6 mars 1914, il est remis à la disposition de l'autorité militaire le 9 novembre 1916.

Mobilisé le 13 janvier 1917, il passe au 90ème Régiment d'Infanterie, de Châteauroux, le 20 janvier 1917. Il rejoint son unité dans la région de Chelles et est affecté à la 2ème compagnie.


Il participe alors avec son unité à des travaux de défense dans la zone avancée du camp retranché de Paris.


A partir du 6 mars, le régiment commence une série de marches vers le sud, rejoignant successivement Autheuil en Valois, Etrepilly Montceaux, Saint Augustin, Boisdon, Villiers St Georges, Les Essarts, puis vers l'est par Champigny, avant de cantonner au camp de Mailly le 16 mars.Puis, après des manœuvres d'entraînement au combat, le régiment repart en déplacement le 29 mars, franchit la Marne le 12 avril pour rejoindre la région de Ville-en-Tardenois.

Le 17 avril, la 17ème DI à laquelle appartient le 90 est placé en réserve de la Vème Armée qui déclenche l'offensive sur le Chemin des Dames. Deux jours plus tard, il relève le 89ème RI qui a perdu près de 2 000 soldats dans l'offensive. Le 90 procède alors par coups de main, essentiellement de nuit, pour progresser de tranchée en tranchée. Chaque jour amène son lot de pertes, une vingtaine d'hommes, tués ou blessés. Il sera relevé par le 68ème RI et s'efforce de renforcer les positions conquises. Son chef de corps écrira : «  Pendant toute la durée du séjour, toutes les unités du régiment ont fait preuve d'une grande activité et fourni un effort considérable et ininterrompu pour améliorer une situation qui semblait précaire aux yeux de tous. Officiers, gradés et hommes ont montré un dévouement qu'il est juste de reconnaître. »

Le 2 mai, il reçoit l'ordre d'attaque sur Craonne : le bataillon de Pierre Jean Corbé, en réserve, est chargé de soutenir l'attaque en occupant les positions laissées libres par les vagues d'assaut. Chaque bataillon rejoint ses positions dans la nuit du 7 au 8 mai mais les contre-ordres se succèdent et le régiment est relevé le 14 mai. Lorsque l'ordre arrive de remonter à l'attaque, le 90 va vivre la terrible épreuve de refus de monter en ligne du 3ème bataillon de son régiment les 20 et 21 mai 1917, épreuve qui se terminera par une condamnation à mort.
Enlevé du terrain le 2 juin après avoir perdu 60 tués et 217 blessés, le 90 rejoint Fresnes.


Le 3 juillet, le bataillon de Pierre Jean Corbé est transporté en camions dans la région de Fismes en Champagne.Le 9, il monte en première ligne dans le secteur d'Hurtebise dont il occupe la ferme. La compagnie de Pierre Jean Corbé est renforcé d'une section de mitrailleuses. Les positions ne sont pas organisées et subissent le feu ennemi tandis que les hommes travaillent aux travaux de fortification du secteur.Les bombardement ne cessent pratiquement pas pendant trois jours. Les relèves sont effectuées dans la nuit du 16 au 17 juillet et le 90 reçoit alors une mission de corvée de ravitaillement qu'il réalise « par des pistes coupées par les obus et en travers de tirs de barrages incessants qui causent des pertes. »

Le 25 juillet, il doit faire face à une première offensive allemande. La situation est d'autant plus difficile que l'artillerie française bombarde ses propres troupes. Les pertes sont lourdes et les allemands progressent, lançant attaque sur attaque, entrecoupés de bombardements de l'ensemble des lignes. Les combats à la grenade se multiplient toute la journée sans trève aucune. Le 27, les allemands font un large emploi d'obus à gaz, gênant considérablement les relèves en cours et les transports de matériels et de munitions, puis lancent une nouvelle attaque, repoussée une nouvelle fois.Une contre-attaque française est stoppée par sa propre artillerie ...Relevé le 30, le 90 est transporté à Château Thierry. En 9 jours, il a perdu 52 tués, 165 blessés, 447 disparus ....

Embarqué en chemin de fer en gare de Mézy le 6 août, il est débarqué à Ludre, en Meurthe-et-Moselle, où il reçoit des renforts.Le 23 août, il est transporté à Baccarat avant de monter en ligne dans le secteur de Badonviller en Lorraine où il restera jusqu'en décembre 1917, alternant les montées au front, les relèves pour travailler à l'arrière. Les conditions climatiques deviennent très difficiles : en décembre le froid est très vif, la neige encombre les routes. La température descend jusqu'à -27°. Le régiment est retiré du front le 29 décembre et se déplace sur des routes verglacées.


Après une mise au repos à Nancy, commence une nouvelle période d'instruction du 10 au 25 février 1918. Tout le mois de mars, le régiment est employé à des travaux divers entre Nancy et Château Salins : pose de réseaux, construction d'abris, réfection de tranchées, terrassements pour voies ferrées, stockage, etc.... La compagnie de Pierre Jean Corbé est stationnée à Malleloy.


Le 28 mars arrive l'ordre du général en chef :
« L'ennemi s'est rué sur nous dans un suprême effort. Il veut nous séparer des Anglais pour s'ouvrir la route de Paris ; coûte que coûte, il faut l'arrêter.
Cramponnez-vous au terrain, tenez ferme ! Les camarades arrivent tous réunis ! Vous vous précipiterez sur l'envahisseur. C'est la bataille.
Soldats de la Marne, de l'Yser, de Verdun, je fais appel à vous, il s'agit du sort de la France. »

Le 90 quitte ses cantonnements le 29 mars pour aller embarquer en chemin de fer à Jarville.Le 1er bataillon débarque à marseille en Beauvaisis avant de cantonner à Mousure (Somme). La compagnie de Pierre Jean Corbé est alors commandée par le lieutenant Aupetit.
Le 4 avril, il est envoyé au front. « La marche est rendue très difficile par la pluie qui a transformé les chemins supportant un trafic considérable en fondrières par l'encombrement des routes produits par les convois de toutes sortes. »


Le 90 est alors engagé dans les combats de Moreuil et de la ferme d'Anchin, au cours desquels il perdra près de 500 de ses hommes. Il faut alors organiser solidement les positions conquises, sous le feu des mitrailleuses ennemies.La 2ème compagnie va s'emparer de la ferme de l'Espérance avant de s'installer défensivement pour faire face aux attaques allemandes.Les combats sont extrèmement violents ; l'offensive est relancée par le 90. Le 2ème bataillon va perdre dans la journée du 11 310 tués, blessés ou disparus....Les journées suivantes seront un peu plus calmes, avant qu'une offensive de la division entière, appuyée par des chars d'assaut, se porte sur la ferme d'Anchin le 18 avril.Mais le brouillard aide les allemands à repousser les vagues d'assaut, leurs mitrailleuses restant bien camouflées. Et surtout, un bombardement violent d'obus à l'ypérite s'abat sur nos troupes : 82 hommes sont intoxiqués ou brûlés.

Le régiment sera relevé par le 311 dans la nuit du 21 au 22 avril et se porte dans la région de Thoix avant d'être embarqué à la gare de Marseille-en-Beauvaisis et de débarquer à proximité de Bar-le-Duc (gare de Mussey).Il restera au repos jusqu'au 5 mai et sera de nouveau transporté par chemin de fer le 6 à destination d'Ancemont (vallée de la Meuse) avant de prendre en compte le secteur des Chevaliers avec à ses côtés des troupes américaines. Toute la région a subi des attaques au gaz et la population des villages s'entraîne régulièrement à l'emploi des masques...


La situation reste calme jusqu'au 20 mai.

Le 20 mai 1918, à 3h30, après une nuit calme, les allemands déclenchent un violent tir de barrage et d'interdiction par obus de tous calibres et obus à gaz. Des groupes d'attaque ennemis s'engagent rapidement dans les lignes dès le tir terminé.Une contre-attaque parvient à les repousser.

Mais Pierre Jean Corbé et trois de ses camarades ont été blessés, quatre autres tués au bois des Chevaliers lors des bombardements. Pierre Jean Corbé subit une plaie pénétrante abdominale par éclat d'obus.

Il meurt pour la France le 20 mai 1918 à l'ambulance 11/5-861 SP171 de Monthairon le Petit (Meuse) des suites de blessures de guerre.
Un secours immédiat a été payé à sa veuve, Marie Botherel, à Quimerch.

Son acte de décès a été transcrit le 28 juin 1919 à Quimerch. Son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de Saint-Rivoal.

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MessageSujet: Jean Louis Alain Marie Fitamant   Mar 28 Mai - 8:36

10. Jean Louis Alain Marie Fitamant

FITAMANT Jean Louis Alain Marie, né le 15 janvier 1889 à Brasparts, est fils de Jean Louis et de Marie Anne Suignard.
Matricule 2985 au recrutement de Quimper, il est incorporé au 131ème d'infanterie à Orléans le 5 octobre 1910.

Il est classé dans les services auxiliaires sur avis de la commission spéciale d'Orléans le 15 octobre 1910 pour « déviation de la main droite ».
Envoyé en congé de disponibilité le 25 septembre 1912, certificat de bonne conduite accordé.Il part alors à Paris où il est engagé comme valet de chambre.
Mobilisé le 3 août 1914, il est affecté au 118ème d'infanterie qu'il rejoint quelques jours plus tard et est reclassé « service armé ». Il reçoit alors une nouvelle formation de combattant puis part aux armées le 26 septembre 1914 avec un groupe de renfort dirigé par le lieutenant Moreau, rejoignant son régiment à Albertville (Somme)
Le surlendemain, la 44ème Brigade à laquelle appartient le 118 reçoit un ordre d'attaque dans la région de Beaucourt. Le 118 gagne dans la nuit le petit bois d'Aveluy, prolongement du bois d'Authuille tenu par les Allemands. Jean Louis Fitamant connaîtra son baptême du feu vers 1 heure du matin, le 29 septembre, lorsque l'ennemi tente une contre-attaque qui est repoussée. La fusillade va durer un peu plus d'une heure. La Brigade relance ensuite l'offensive : attaques, bombardements, contre-attaques se succèdent. La 9ème compagnie, à laquelle appartient Jean Louis Fitamant, est chargée de la garde du pont d'Aveluy – le village étant tenu par les Allemands.





A partir du 9 octobre, la Brigade s'organise défensivement, et la situation est stabilisée grâce aux réseaux de barbelés, à l'amélioration des tranchées avec mise en place de boyaux de communication entre les lignes, travaux réalisés par les fantassains renforcés par le Génie ...
Le 17 octobre, la Brigade reprend l'offensive sur Beaumont, mais toutes les attaques, lancées quotidiennement, échouent. La situation se calme à partir du 10 novembre et le régiment est mis au repos le 16 avant de participer à une nouvelle attaque le 19. Aveluy est prise et le régiment s'installe ensuite à La Boisselle avant d'être retiré du front à la mi-octobre.
C'est à cette époque que les hommes du 118 reçoivent leur première vaccination antityphoïdique ...
Le 118 remonte ensuite dans le secteur de La Boisselle où il restera jusqu'en juillet 1915, alternant là encore les attaques, les bombardements, les contre-attaques, développant sa situation défensive pour interdire l'accès à l'ennemi, et les temps de repos ...
Le 25 septembre 1915, le 118 part à l'attaque de Tahure, la compagnie de Jean Louis Fitamant rejoignant le 19 comme « compagnie de nettoyage » des lignes de tranchées successivement conquises ... Cette offensive de Champagne va une nouvelle fois se révéler extrêmement difficile, et les vagues d'assaut vont être rejetées dans leurs tranchées de départ. Le 30, le 118 se regroupe pour remplir une nouvelle mission : s'emparer de la « Brosse à dents », en liaison étroite avec le 19ème RI. Cette attaque va commencer de nuit, par un raid surprise sur la première ligne allemande qui réussit.
« Le 1er bataillon, laissant les sacs dans les tranchées de départ, se poste sans bruit, dans un silence impressionnant, à l'attaque de la tranchée allemande. Les hommes marchent à genoux et en rampant.
A minuit quarante cinq, avec un élan superbe, les hommes sautent dans la tranchée ennemie et à la baïonnette tuent de nombreux allemands. Les autres s'enfuient en désordre ... »
Une fois ce succès obtenu, les allemands entreprennent un bombardement particulièrement intense. L'artillerie française en fait de même toute la journée du 5 octobre. L'attaque est déclenchée à 4 heures du matin, le 6, et le 118 s'empare de son objectif, et, aidés par le brouillard intense, les bataillons commencent aussitôt à creuser de nouvelles tranchées. Il est 6 heures.
La situation va rester inchangée toute la journée. Mais le lendemain sera terrible : l'ennemi se sert d'obus à gaz asphyxiant. Les pertes sont lourdes, mais le régiment tient. Et relance son offensive avec le 19 le lendemain ...



Les pertes sont de plus en plus lourdes, les hommes à bout de force. « Heureusement, dans la nuit du 8 au 9, le Régiment est relevé par le 228ème. »
Il restera au repos jusqu’au 24 octobre, puis se portera sur Perthes-les-Hurlus. Les combats vont se poursuivre jusqu'à la mi-décembre, de nouvelles réserves venant renforcer le 118. La situation se stabilise, les unités se succèdent en première ligne. Le 118 s'installe dans le secteur de la Brosse à dents qu'il a conquis en octobre avec le 19.
Jean Louis Fitamant est récompensé pour son courage et nommé caporal le 21 janvier 1916.
Fin mars, le 118 est transporté à Verdun et est positionné à proximité de l'ouvrage de Thiaumont. La relève se passe sous un bombardement intermittent au cours duquel 25 hommes sont mis hors de combat (2 tués, 22 blessés), parmi lesquels Jean Louis Fitamant.
Évacué vers l'arrière, il est vite remis sur pied et est alors affecté au 262ème RI le 15 juin 1916.
Son nouveau régiment se trouve alors dans le secteur de Soyécourt dans la Somme et est acheminé vers Foucaucourt pour y lancer une nouvelle offensive. Pendant deux jours et deux nuits, les hommes travaillent dans les tranchées, et se préparent à l'assaut, pendant que les artilleries ne cessent leurs bombardements.
Jean Louis Fitamant, affecté à la 19ème Cie, fait partie des volontaires pour reconnaître les lignes ennemies et préparer l'attaque qui sera déclenchée le 1er juillet 1916.. Cela lui vaudra une citation à l'ordre du régiment le 8 juillet : « Excellent sujet, patrouilleur plein de cran. A chargé brillamment à l'assaut des tranchées allemandes et a fourni un effort considérable dans la réorganisation des tranchées conquises par le 2ème Cie. » La Croix de Guerre lui sera remise peu après..
Les objectifs sont tous atteints, malgré des pertes très sensibles. « Malgré les fatigues énormes de la journée, on travaille avec entrain à l'organisation de la position conquise. »



Les combats vont se poursuivre autour de Soyécourt, tenu par l'ennemi, avant que la relève ne soit effectuée le 9 juillet. Le 262 remonte en ligne le 18, repart à l'offensive le 20, puis la situation se stabilise de nouveau.
Le 31 août se prépare une nouvelle offensive : la préparation d'artillerie terminée, les vagues d'assaut se lancent face à l'ennemi. Blessé devant Déniécourt, Jean Louis Fitamant est évacué, avec une soixantaine de ses camarades.



Rentré au dépôt le 3 octobre, il retourne au front le 8 et retrouve sa compagnie, commandée par le lieutenant Le Brigant. La situation est devenue relativement calme, et le 262 est mis au repos dans la région de Compiègne fin novembre. Il remonte en ligne dans la Somme, au Plémont, jusqu'en mars 1917, puis dans l'Aisne jusqu'en janvier 1918.
A cette époque, le 262 est mis à la disposition de l'Artillerie d'Assaut : les chars. Le bataillon de Jean Louis Fitamant est transporté à Villers Cotteret puis mis en renfort du 5ème bataillon de chars.
En mai, les Allemands déclenchent leurs attaques massives, notamment dans la région de Montdidier. Dans le même temps, une division américaine, décide de lancer une offensive dans le même secteur, appuyée par les chars français.



Ils s'emparent alors du village de Cantigny, aidés par les troupes françaises qui mettent en oeuvre artillerie lourde, mortiers, lance-flammes, chars ...Les Allemands répondent par un bombardement intensif, une contre-attaque, mais les troupes américaines et françaises résistent.



Jean Louis Fitamant est de nouveau blessé et évacué ce jour, 28 mai 1918, mais disparaît.
Son décès est constaté sur le champ de bataille le 29 août 1918 à Cantigny (Somme), à 300 mètres à l'est de la route de Cantigny à Greresnes.
Il est officiellement mort pour la France le 28 mai 1918, suite blessures de guerre.
Le jugement déclaratoire sera transcrit le 31 octobre 1919 à Paris 10ème.
Le corps de Jean Louis Alain Marie Fitamant repose dans la Nécropole Nationale « Montdidier », tombe individuelle 4631.
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MessageSujet: Charles GRALL   Mer 29 Mai - 7:17

11. Charles GRALL

Charles GRALL, né à Kerdévez en Saint Rivoal le 2 août 1868, célibataire, est fils de Louis Grall, cultivateur, et de Marie Mazé, couturière.
A la mort de sa mère, en 1874, son père se remarie et s'installe à La Feuillée. Charles Grall reviendra comme valet de ferme à Kernévez après son service militaire.
Lorsque la guerre éclate, Charles Grall est appelé dans la réserve de l'armée territoriale et intègre comme soldat le 86ème régiment Territorial : considéré comme trop âgé, et manquant d'entraînement pour intégrer un régiment de première ligne d'active ou de réserve, il fait partie des « pépères » chargés de la défense des forts, des villes, des ponts, des voies de chemins de fer, garde et escorte de prisonniers ...
Car les prisonniers ne manquèrent pas en Bretagne, et certains vinrent même travailler à Brasparts, réalisant des travaux au profit des paysans et cultivateurs. Le Bois de L'Isle conserve encore des restes de leur travail près de Manar Park...

Le 86 participe à la défense de Brest puis à celle du camp retranché de Paris avant de parcourir les champs de bataille de la Marne pour récupérer les matériels abandonnés, mais aussi enterrer les morts restés sur le terrain ...
Dans les années qui suivent, il participe activement au ravitaillement en munitions et en vivres des unités de première ligne, en particulier avant les offensives.

Charles Grall, quant à lui, est réaffecté au dépôt du régiment à Quimper où il contracte une maladie, et est hospitalisé à l'hôpital temporaire N°30 (école saint Yves) de Quimper, hôpital qui fut ouvert du 17 août 1914 au 21 février 1919.
Il y décède le 29 mai 1918, à six heures du matin.

Charles Grall n'a pas été enregistré comme « Mort pour la France » mais a servi son pays jusqu'à la fin.


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MessageSujet: Julien Marie Berthelot   Mer 29 Mai - 7:26

12. Julien Marie BERTHELOT


Julien Marie BERTHELOT, chauffeur puis employé de commerce, né le 7 juillet 1893 à Scaër, fils de Henri et de Marie Simon, réside successivement à Paris, Scaër, Pont-de-Buis et Saint Ségal.
Matricule 4171 au recrutement de Quimper, il est incorporé au 106ème Régiment d'Infanterie, caserné à Mourmelon, le 26 novembre 1913.
Il part aux armées avec son unité le 4 août 1914 et participe notamment aux combats de Charleroi, à la bataille de la Marne. Le régiment s'installe défensivement sur le secteur de Rambucourt, petit village de la Meuse, et y subit un terrible bombardement le 8 septembre.



Dans la nuit du 9 au 10 septembre, les Allemands lancent une attaque de nuit, attaque repoussée, mais les pertes sont importantes : un grand nombre d'hommes disparaît, le chef de corps du régiment est blessé, les chefs de bataillons tués ou blessés. C'est un capitaine, Cabotte, qui prend le commandement du régiment...
Julien Berthelot est blessé lors de cette attaque à Rambucourt par balle au bras droit, et évacué, il rentre au dépôt le 12 octobre.

Reparti aux armées le 30 juin 1915, il rejoint son régiment dans le secteur des Eparges. La situation est alors calme tout le mois de juillet, et le régiment est mis au repos au mois d'août à Erize-la-Brûlée. Le 17 août, il sera passé en revue par le ministre de la Guerre, Millerand, et le général Joffre ...



Le 2 septembre, le 106 quitte son cantonnement à pied pour rejoindre le camp de la Noblette, près de Suippes. Il reçoit alors la mission de « rompre le front ennemi entre Auberive et la butte de Souain », en exploitant l'attaque du 2ème Corps Colonial.
Lors de cette offensive de Champagne qui commence le 25 septembre, le 106 perd près de 800 hommes – 138 tués, 568 blessés, 182 disparus – en trois jours. Retiré des combats, il doit se réorganiser, recevoir des renforts et reprendre l'instruction des soldats, de même que l'ensemble de sa division (la 12ème DI). Début novembre, le régiment passe au service du génie pour participer aux travaux sur la ligne de protection de l'artillerie en forêt de Reims. Il restera dans le secteur d'Auberive jusqu'en mai 1916, alternant les montées en ligne, les temps de repos, les travaux en arrière du front, et les périodes d'instruction.
Début juin, le régiment est regroupé à Juvigny-sur-Marne avant d'être transporté dans la région de Verdun et d'occuper le secteur de la fontaine de Tavannes le 17 juin.


Dès sa montée en ligne, les pertes se succèdent, une vingtaine chaque jour. Julien Berthelot est blessé le 19 juin 1916 au fort de Vaux (fracture du péroné droit).
Évacué vers l'arrière, puis bénéficiaire d'une permission, il est déclaré inapte temporaire (1 mois) par la commission spéciale de Vitré dans sa séance du 10 novembre 1916 pour arthrose du genou droit et fracture du péroné.

Il repart aux armées le 4 janvier 1917 et rejoint son unité dans la région de Varennes-Crérancy où elle est de nouveau en cours de réorganisation et d'instruction.
Son régiment a perdu un millier d'hommes à Verdun puis 700 au cours de la bataille de la Somme en 1916.

En avril, le régiment est engagé dans l'offensive du Chemin des Dames, multipliant les coups de main, subissant les tirs d'artillerie, travaillant de nuit au renforcement des tranchées, puis partant à l'assaut dans la période du 15 au 30 avril. Les pertes sont très lourdes, en raison de la terrible efficacité des mitrailleuses ennemies, mais aussi des tirs de l'artillerie française qui tombent sur nos troupes... La progression est très difficile en raison des tirs, des réseaux de barbelés intacts, mais permet de s'emparer des zones prévues dans le plan. Lorsque l'offensive prend fin, le 106 a perdu 592 hommes mais a atteint tous ses objectifs, dont la prise du village d'Ostel.



Le régiment est relevé le 20 avril puis remonte en ligne dans la région de Saint-Mihiel début mai, chargé en particulier d'aménagement de travaux de défense. Le 12 mai, il recevra sa citation à l'ordre de l'Armée :
« Les 16, 17 et 18 avril 1917 sous l'habile et énergique impulsion du Lieutenant-Colonel Gastinel, a pris d'assaut une colline puissamment organisée ainsi que toute une série de points d'appui opiniâtrement défendus, refoulant l'ennemi sur sa troisième position et ouvrant largement la voie aux corps voisins. A capturé pendant ces trois jours de lutte acharnée 600 prisonniers, 30 canons, 12 mitrailleuses, 7 minenworfer de gros calibre et un important matériel. »
Cette deuxième citation obtenue par le 106 lui donne droit de porter la Fourragère.

Le 17 juin, le 106 est transporté à Gérardmer avant de s'installer dans les Vosges, secteur de Wesserling, jusqu'à la fin de l'année.
Les conditions de vie seront particulièrement éprouvantes à partir du mois de novembre : tempête sur les sommets, neige abondante effaçant les chemins et rendant les communications et les liaisons fort difficiles ; et l'ennemi tente à plusieurs reprises de s'infiltrer.
Pendant cette période, le régiment organise des départs en permission, dont le temps est limité et ne permet guère de rentrer « au pays », sinon de manière très rapide.



Le 106 est ensuite déplacé vers Chèvremont, Villersexel, Lure avant de rejoindre Montdidier en mars 1918 où vient de débuter une offensive allemande.
Julien Berthelot rentre alors de permission, au cours de laquelle il a épousé Marie Morvan dans sa commune natale, à Scaër, le 12 mars. Son épouse braspartiate, qu'il avait rencontré vraisemblablement pendant l'une de ses permissions (après blessure), est à cette époque employée à Pont-de-Buis. Ils envisagent alors de s'installer à Saint-Ségal. Il est déjà venu à Brasparts, a rencontré Corentin Morvan, son futur beau-père, à l'époque loueur de voitures. Et certainement le recteur, lequel proposera son nom au maire pour son inscription au monument aux Morts.

Il regagne sa compagnie, la 1ère, dont la réputation est hors du commun.
Positionné à Etelfay et Grivillers, le 106 ne sera pas engagé dans les combats. Début mai, il monte en ligne dans la région de Talhey (secteur de Serres en Lorraine). Plusieurs reconnaissances sont effectuée sur les lignes ennemies -par la 1ère compagnie - et sont suivies de tirs d'artillerie sur toute notre première ligne le 27 mai. Avec utilisation d'obus toxiques.
Le bombardement s'intensifie dans la nuit du 27 au 28 et des troupes allemandes tentent de s'infiltrer dans nos lignes. Les combats sont rudes et violents, ainsi que le montre le témoignage des survivants :
« La lutte a été très dure, dégénérant en certains points en de violents corps à corps -caillebotis tâchés de sang, traces de sang sur les abris et les armes ...Tous nos soldats se sont défendus héroïquement jusqu'à la dernière extrémité infligeant des pertes sérieuses à l'ennemi, ne lui permettant pas de remplir sa mission. »
Julien Berthelot est mortellement blessé au cours de cette attaque du 28 mai 1918 et décède le 29 mai 1918 à l'ambulance 3/56 de Einville (Meurthe et Moselle) suite de ses blessures.
Les bataillons sont relevés dans la nuit suivante.



Julien Berthelot est cité à l'ordre de l'armée le 13 juin 1918 : « Soldat d'un rare courage, surpris à l'entrée d'un abri par un ennemi supérieur en nombre, s'est vaillamment défendu à la grenade. A été grièvement blessé au cours de son audacieuse résistance. ».
Son acte de décès a été transcrit le 30 décembre 1919 à Saint Ségal.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Brasparts
Julien Berthelot est inhumé dans la nécropole nationale « Courbesseaux » (Meurthe et Moselle), dans la tombe individuelle n°694.

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MessageSujet: Marie Louis Henri de Bourbon   Dim 2 Juin - 7:50

13. Marie Louis Henri de BOURBON

Henri de BOURBON, né le 18 février 1897 à Paris, est fils de Marie Louis Gabriel de Bourbon et de Marie Joséphine Jeanne de Kerret.



La famille venait régulièrement au château de Quillien, considéré comme « braspartiate », assistait aux offices à Brasparts ou à la chapelle de la Madeleine. Une famille heureuse, profondément chrétienne, et respectueuse de leurs métayers, de leurs commis, et des familles voisines...



A l'image de son frère Philippe, dont il partage l'enthousiasme, il décide de s'engager avec la volonté de s'exposer pour le salut de sa Patrie. Il n'a alors que 17 ans, mais possède déjà un caractère très fort : « moins expansif que son frère, il n'écrivait pas souvent à sa famille. C'était un garçon réservé à volonté froide, mais décidé à faire plus que son devoir ... », écrira sa mère.
Matricule 3644 au bureau de recrutement de Quimper, il s'engage donc comme volontaire pour la durée de la guerre le 6 avril 1915 à Béziers au titre du 8ème Régiment de Hussards. Un régiment dont la renommée est connue dans l'Armée. Henri de Bourbon reçoit alors une période de formation et part au front le 23 décembre 1915.
Le régiment se trouve alors en Réserve d'Armée à Noyellettes, près d'Arras, et envoie régulièrement un Escadron -à pied- en première ligne dans les tranchées près d'Arras, à la disposition du 2ème Corps d'Armée Colonial.



Le 5 mai 1916, le régiment est regroupé et prend le commandement du secteur de Moreuil où il restera jusqu'au 18 juin. Il est envoyé ensuite au camp de Crèvecœur, remettant ses éléments à cheval en vue d'opérations éventuelles de Cavalerie.
En septembre, il rejoint -à cheval- la Somme où l'armée française vient de déclencher une grande offensive. Mais l'état-major ne lui confie pas de mission particulière et le met en réserve. Le régiment reçoit alors le secteur de Bailly (Oise) qu'il tiendra jusqu'au 7 mars 1917. Il constitue un groupe Franc, chargé d'exécuter des coups de main sur les tranchées ennemies.
Nommé brigadier le 24 août 1916, Henri de Bourbon fait partie de ce groupe et fait preuve d'un grand courage, comme tous ses camarades de combat.
Dans les mois suivants, le 8ème Hussards recevra plusieurs missions qu'il ne pourra réaliser, les offensives n'aboutissant pas. Il est renvoyé de nouveau dans l'Oise, dans la région de Saint-Gobain. Il y reste jusqu'en décembre, multipliant les reconnaissances « hardies, poussées jusque dans les lignes ennemies ».
En mars 1918 se déclenchent les violentes attaques allemandes. Le 8ème Hussards va multiplier les déplacements à marche forcée vers la région de Saint-Omer, Bailleul, dans des conditions particulièrement difficiles en raison des intempéries. Le 8ème Hussards se constitue en régiment « à pied » pour aider les troupes anglaises à stopper l'avance ennemie, ce qu'ils parviennent à faire.



Avant cet engagement, Henri de Bourbon avait écrit à sa mère une lettre émouvante : « Ayez confiance, maman bien-aimée, et si je reviens, ce sera parce que c'est la volonté de Dieu ou si je reste il vaut mieux mourir en état de grâce à 20 ans que de vivre en étant exposé à offenser Dieu. Souvent nous jugeons mal de ce qui nous arrive. Voilà, hélas ! Un an bientôt que notre Philippe est si bien mort. »
Le 15 avril, il annonce : « Nous venons enfin de finir quatre dures journées d'étape de 60 à 70 kilomètres, qui nous ont amené à côté de la Belgique, en traversant des régions qui n'avaient pas vu les Français depuis trois ans et qui nous ont reçu avec émotion. »
Le 2 mai, il enverra une dernière lettre à sa famille :



Les déplacements vont se poursuivre pour faire face aux différentes attaques allemandes : fin mai, le 2ème Corps de Cavalerie se porte dans la région du Chemin des Dames – en quatre jours, le régiment parcourt 250 kilomètres, marchant la nuit entière et une partie de la matinée (notamment le 29 mai, 104 kilomètres).
« La lassitude est extrême, les cavaliers ne pouvant dormir que 2 ou 3 heures par jour. »



Le 1er juin, le 8ème Hussards se trouve devant La Ferté-Milon (Aisne).
Le lendemain, sans attendre un régiment d'infanterie qui suivait avec canons et mitrailleuses, le régiment décida de prendre d'assaut la ferme de la « Loge aux bœufs », à 3 kilomètres sud-est de La Ferté Milon, où les Allemands s'étaient fortifiés, et avaient garni les murs de meurtrières.
Les cavaliers avaient mis pied à terre et se préparaient à l'attaque.

Henri de Bourbon ne devait pas faire partie ce jour-là de la colonne d'assaut et avait été désigné pour rester à la garde des chevaux, mais il obtint de prendre la place d'un camarade.
Marchant à la tête de son groupe, en sortant d'un petit bois, il tombe mortellement atteint par trois balles de mitrailleuses qui lui font sortir une partie du front.
Avec lui, 6 officiers et 95 cavaliers sont tués, blessés ou disparus. Le bombardement qui suit est très violent, mais l'audace dont les Hussards venaient de faire preuve a intimidé l'ennemi qui se contente de tirer toute la nuit pour empêcher de récupérer les morts et les blessés encore sur le terrain.
Henri de Bourbon est relevé deux jours plus tard par le colonel de Bouillé qui le reconnaît à sa bague chevalière.

Il est cité à l'ordre de la division: « Jeune brigadier, qui s'était souvent fait remarquer par son allant et son courage, au cours des opérations antérieures. A été mortellement atteint, en entraînant bravement ses hommes à l'assaut des positions ennemies, le 2 juin 1918. »
Son acte de décès a été transcrit à Paris le 29 avril 1921.
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MessageSujet: Yves GUILLOU   Dim 9 Juin - 7:38

14. Yves GUILLOU

Yves GUILLOU, cultivateur, né le 21 avril 1892 à Saint-Rivoal, est fils de Yves et de Marie Françoise Martin.
Matricule 563 au recrutement de Quimper.


Engagé volontaire pour 4 ans à la mairie de Pleyben le 18 mars 1911 au titre du 11ème escadron du Train des équipages qu'il rejoint le 8 avril. Cet escadron avait été rendu célèbre par les missions accomplies lors de la mise en place du Corps expéditionnaire de Chine en 1901.
Yves Guillou, après une période de formation, fera partie des détachements d'unités du Train du corps de débarquement du Maroc qui œuvreront dans des conditions parfois difficiles. Il sera de retour à Nantes à la fin de 1912 ...
A la mobilisation générale, l'escadron forme 14 compagnies, et comporte alors près de 5 000 hommes et 8 000 chevaux ... Le rôle des unités hippomobiles ont eu chacune, pendant la guerre, un rôle particulier, assurant notamment le transport des troupes en véhicules vers les lignes de front.
Nommé Brigadier le 8 novembre 1915, Yves Guillou passe au 35ème d'Artillerie le 27 novembre 1915. Un régiment qui a combattu à Maissin, y concédant des pertes effroyables, puis à Lennarée, où ses hommes durent se battre au corps à corps, avant de participer à la course à la mer. Ce régiment vannetais fut tellement éprouvé qu'il lui fallut se reconstituer, se réorganiser et entraîner ses nouvelles recrues. Retourné au front en août 1915, il participe à la bataille de Champagne. Le régiment est une nouvelle fois au bord de l'épuisement devant Tahure, et doit de nouveau se reconstituer. C'est à cette période que Yves Guillou le rejoint.
Il part aux armées le 9 mars 1916 et est engagé avec son régiment dans la bataille de Verdun le 30 mars, dans le secteur des Planchettes. Relevé en mai, il est mis au repos à l'arrière, et se reconstitue une nouvelle fois. Il retourne au front en novembre et participe à la reprise du fort de Vaux.


Yves Guillou est cité à l'ordre de la division le 17 novembre 1916: « Brigadier très zèlé et très courageux. S'est fait remarquer au cours du ravitaillement périlleux effectué du 13 septembre au 12 novembre 1916. Croix de Guerre ».
Il passe avec son groupe (le 2ème du 35 devenu le 3ème du 245, commandé par le chef d'escadron de Guillebon) au 245ème d'artillerie le 1er avril 1917, date de la formation de ce nouveau régiment.
Son groupe est positionné depuis décembre dans le bois de Beaumarais, dans le cadre de la préparation de l'offensive du Chemin des Dames. Les travaux d'aménagement, rendus difficiles par un froid exceptionnel, sont poussés activement mais l'ennemi multiplie ses tirs d'interdiction sur les ravitaillements, de destruction sur les batteries, de toxique sur toute l'étendue du bois. La nuit du 7 au 8 avril est particulièrement terrible ; pendant près de 20 heures, il faut garder le masque à gaz. Après le déclenchement de l'offensive, le groupe subira des bombardements terribles sur ses positions, arrosées d'obus toxiques. Les relèves s'organisent, et la situation reste tendue. En juillet, le bois reste inondé de gaz. Conducteurs et chevaux tombent, de nombreux servants sont intoxiqués mais restent à leur poste. Puis le secteur se calme.
Yves Guillou est promu maréchal des logis le 4 octobre 1917.

(photo prise dans le bois de Beaumarais)

En décembre le groupe réoccupe le bois de Beaumarais : « il pleut beaucoup, il neige même, et les abris sont inondés ». L'activité du secteur se limite à quelques coups de main destinés à ramener des prisonniers. Les batteries sont relevées en janvier et mises au repos dans la région de Senlis, où elles séjournent jusqu'au 12 mars, date de la grande offensive allemande.
Le 245 est transporté dans l'Oise pour soutenir nos alliés anglais. Le groupe de Yves Guillou reste au sud de l'Oise dans la région de Sinceny, avec une mission de flanquement au nord de la rivière. Puis il est positionné au nord de Besmé, et l'ensemble d'artillerie participe à l'arrêt de l'offensive ennemie. La situation se calme.
Le 9 juin, vers minuit, une nouvelle offensive s'annonce, par un « bombardement formidable d'obus de tous calibres et toxiques, s'étendant très loin vers l'arrière. Sous un feu extrêmement violent, nos batteries tirent à perdre haleine.
Vers 6 heures, l'infanterie allemande après avoir submergé nos premières lignes arrive sur les positions des artilleurs et les mitraille.
Les caissons du groupe, surpris par le tir ennemi au cours d'un ravitaillement sont presque totalement anéantis dans Ricquebourg : il n'en revient que 5 sur 24. Yves Guillou est porté disparu ce 9 juin 1918 à Cuvilly près de Riquebourg (Oise).


Seule une batterie du groupe parvient à se retirer tandis que les deux autres dont détruites. Jusqu'au 14 juin, le régiment prendra une part très active à la défense pied à pied du terrain. Journées qui vont permettre de freiner puis de stopper l'avancée allemande. Il sera cité à l'ordre de la division : « ... les trois groupes ... ont réussi, grâce aux efforts considérables de tout le personnel, à arrêter l'avance ennemie par des tirs violents et bien dirigés ... »
Jugement déclaratif du tribunal de Châteaulin du 9 mai 1922 a été transcrit à Brasparts.
Yves Guillou est inscrit sur le Monument aux Morts de Saint-Rivoal.
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MessageSujet: Jean BRAS   Mar 11 Juin - 6:11

15. Jean Bras

Jean BRAS, cultivateur, né le 10 mai 1897 à Kergombou en Saint-Rivoal, est fils de Yves et de Marie Golias.
Matricule 3620 au bureau de recrutement de Quimper, initialement exempté de service, il est classé service armé par la commission spéciale de réforme de Quimper du 29 mai 1917.
Incorporé au 42ème Régiment d'Artillerie le 4 septembre 1917, il est affecté comme 2ème canonnier servant au 246ème Régiment d'Artillerie de Campagne le 15 avril 1918.
Il rejoint son unité dans l'Oise avec des renforts partis du dépôt du régiment. Le 246 est positionné derrière le canal de l'Oise à l'Aisne et mène un certain nombre d'exercices pour ses canonniers. Dès le 17 avril, Jean Bras reçoit le baptême du feu, les harcèlements ennemis se multipliant sur les positions du régiment, en particulier sur la ferme de Mareuil.



Le groupe auquel appartient Jean Bras est mis à la disposition de l'AD/21 pour une opération qui doit avoir lieu dans la région de Chevrigny, près du château ruiné d'Ostel. Dès le 28, le groupe réalise des barrages mobiles et le coup de main prévu réussit : deux postes ennemis sont surpris au moment d'une relève (22 prisonniers). La riposte allemande est déclenchée le 30 avec des tirs puissants sur l'ensemble du régiment.

Les missions de harcèlement se poursuivent au mois de mai, en appui de divers coups de main, sur Avisy en particulier, mais aussi d'embuscades. Le 27 mai, le groupe est pris sous le feu des mitrailleuses ennemies et doit se replier vers Crouy. Les missions de harcèlement continuent, les allemands ayant réussi à percé le front à Chavigny. Le 1er juin, le groupe reçoit l'ordre de quitter ses positions, l'ennemi essayant de s'infiltrer par le pont mal détruit de Le Port.



Les tirs sont maintenus sur le pont toute la journée puis le groupe entreprend des tirs de barrage devant Vaux. Tirs qui aident les fantassins à se replier, lesquels sont appelés à protéger les batterie dans le secteur de La Râperie et de Baudry.
Le 8, le groupe quitte ses positions pour rejoindre la région de Crépy-en Valois mais un contre-ordre survient en route. Le régiment fait demi-tour et fait mouvement sur Méry.



Le 11 juin, à 10h30, l'artillerie lance la préparation de l'attaque sur le front Méry-Belloy, attaque accompagnée de chars d'assaut et d'auto-mitrailleuses. Puis elle accompagne les vagues d'assaut tout au long de l'offensive. C'est au cours de ces combats que Jean Bras est tué à l'ennemi le 11 juin 1918.
Les troupes allemandes bousculées par les chars d'assaut fuient en déroute. La nuit va interrompre le combat, et leur permettre de se ressaisir, de s'organiser et de faire affluer des renforts. Mais leur armée a reçu un choc terrible dont elle ne se remettra pas ...



Jean Bras repose dans la nécropole nationale “Marissel”, commune de Beauvais, dans la tombe individuelle 216.
Son acte de décès a été transcrit à Brasparts le 17 octobre 1918.
Jean Bras est inscrit sur le Monument aux Morts de Saint-Rivoal.
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MessageSujet: Jean Michel Mathias Le BIHAN   Mer 12 Juin - 5:41

16. Jean Michel Mathias Le BIHAN


Jean Michel Mathias LE BIHAN , cultivateur, né le 18 janvier 1889 à Pleyben, est fils de Jean Marie (né à Brasparts) et de Jeanne Marie Rannou.
Matricule 2988 au recrutement de Quimper, il est incorporé au 11ème Cuirassiers, à Saint Germain en Laye le 1er octobre 1910.

Cuirassier de 1ère classe le 13 juin 1912, il est envoyé dans la disponibilité le 25 septembre, certificat de bonne conduite accordé.
Il épouse Anne Marie Crenn à Brasparts le 23 novembre 1913 et travaille quelques temps comme cultivateur chez son beau-père, Pierre Crenn, avant de revenir à la ferme de ses parents.
Mobilisé le 3 août 1914, il est affecté au 1er Dragons de Luçon qui monte au combat dès le 14 août. Il participe à la bataille des Ardennes avant de retraiter vers Châlons-sur Marne et se lancer dans la bataille de la Marne puis dans la défense de Reims. Il sera engagé ensuite dans la bataille d'Ypres (novembre 1914).



L'année 1915 sera plus calme : bien que prêt à intervenir dans la bataille d'Artois puis de Champagne, le régiment n'y sera pas engagé. Il va alors tenir des secteurs de tranchée dans la région de Lunéville puis à la frontière de la Lorraine où il va faire échouer un violent coup de main allemand peu parès son arrivée en ligne.
C'est alors que le 1er RD est disloqué et scindé en deux groupes affectés à des Divisions d'Infanterie (28 septembre 1915).
Jean Michel Mathias Le Bihan va se battre à Verdun, aux Eparges, sur l'Aillette ... Evacué à la fin 1917, il passe au 5ème Cuirassiers le 26 février 1918 qu'il rejoint à Mailly le Camp où il se trouve en période d'instruction jusqu'au 18 mars. Le régiment est chargé ensuite de travaux de 2ème ligne jusqu'au 23 mars dans la région de Suippes.
Regroupé le 31, il est dirigé sur Guyencourt et placé en réserve dans le secteur de Rouvrel avant de tenir le secteur de Moreuil.
Le 4 avril 1918, à 6 heures, les Allemands, après une violente préparation d'artillerie, lance une forte attaque sur tout le front tenu par le 5ème Cuirassiers. Ses chefs sont tués ou grièvement blessés et le 5 est menacé d'encerclement et doit exécuter un mouvement de repli, mouvement qui se fait lentement en combattant avec courage et bravoure : l'ennemi, épuisé par ses pertes et l'effort fourni, est définitivement arrêté. La conduite héroïque du 5ème Cuirassiers a sauvé notre armée et empêché les Allemands de rompre le front. Le 5 a perdu 26 officiers et 571 soldats dans cette bataille.



En mai, le 5 est transporté dans la région de Soissons et prend en compte le secteur de Coucy-le-Château. Le 30 mai, au moment où il reçoit l'ordre d'évacuer le secteur, dès le lever du jour, il subit des attaques acharnées de forces allemandes débouchant en masse des vallons de Pont-Saint-Mard et de Bagneux. De nouveau, la résistance inébranlable du 5 cause des pertes énormes à l'ennemi et lui interdit pendant plusieurs heures de progresser. Il se replie ensuite dans le secteur de Morsains et protège ensuite très efficacement le repli du 43ème RI.
Dans la nuit du 4 au 5 juin, le Régiment monte au front sur le plateau de Dommiers et organise remarquablement la défense du secteur.
Le 12 juin, à 2h30, les Allemands déclenchent un bombardement sur tout le front du 5, bombardement qui bouleverse nos lignes, des obus toxiques tombant dans tout le secteur.
A 4 heures, les vagues d'assaut ennemies se lancent à l'attaque. Les pertes sont très lourdes
Disparu au combat le 12 février 1918 sur le plateau de Dommiers (Aisne), il est présumé prisonnier. Son décès est fixé au 12 juin 1918 par jugement déclaratif du tribunal de Châteaulin du 25 janvier 1922 transcrit à Pleyben.



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MessageSujet: Guillaume MORVAN   Mar 18 Juin - 7:08

17. Guillaume MORVAN

Guillaume MORVAN, cultivateur, né le 24 juin 1894 à Brasparts, est fils de Jean Olivier et de Anne Cariou, domiciliés à Lannédern à partir de 1910.

Matricule 744 au recrutement de Quimper, il est ajourné pour faiblesse en 1914 et rattaché à la classe 1915.
Incorporé le 15 décembre 1914 au 2ème régiment d'infanterie coloniale, il reçoit sa formation de soldat avant de rejoindre son unité en juillet 1915 après l'attaque du Bois Baurain ou le 2 a perdu plus de 1300 hommes tués, blessés ou disparus (14 juillet 1915).
Suivront les combats d'Argonne, la bataille de Champagne avec en particulier la prise du moulin de Souain le 25 septembre 1915 où le régiment perdra près de 900 hommes ...


Guillaume Morvan est affecté comme soldat au 43ème Régiment d'Infanterie Coloniale le 21 janvier 1916 et intégré dans la 21ème Compagnie.

Ce régiment a été presque entièrement détruit dans les combats de Souchez et est en cours de reconstitution. Il se reforme jusqu'au 6 février avant de participer à des travaux de défense dans la région de Belfort. Il est appelé ensuite à reprendre le terrain perdu dans l'Entre-Largues en Alsace lors de la diversion ennemie lancée en préparation de l'attaque sur Verdun.

Jusqu'au 1er avril, le 43 va livrer des combats qui vont jusqu'au corps à corps dans la région de Seppois avant de se reformer de nouveau dans le secteur d'Haudiomont. La section à laquelle appartient Guillaume Morvan sera citée au niveau de la Division : « Sous le commandement du sous-lieutenant CANAL, s'est élancée bravement à l'assaut d'une tranchée allemande, jusqu'aux fils de fer qu'elle a cisaillés, puis, après un furieux combat à la grenade et malgré les pertes a enlevé et conservé l'ouvrage ennemi, après en avoir tué et dispersé les défenseurs ».


Le 23 juillet, renforcé d'un bataillon sénégalais, le 43 est transféré à Verdun, dans le secteur du Tunnel de Tavannes qu'il va reprendre à l'ennemi dans une attaque où le corps à corps fut extrêmement violent – les sénégalais se battant avec leur coupe-coupe à la main ...
Puis il rejoindra Ville-sur-Tourbe , en Argonne, secteur plus calme à cette époque, puis le camp de Mailly.
En mars 1917, Guillaume Morvan fait partie des vagues d'assaut qui vont refouler l'ennemi au delà de la Somme, dans la région de Saint-Quentin, avant de participer à l'attaque du moulin de Laffaux en mai.


C'est ensuite la bataille du Chemin des Dames où le régiment repousse de violentes attaques allemandes avant de tenir et d'occuper le secteur d'Hurtebise puis de relancer l'instruction dans la région de Ville-en-Tardenois (novembre 1917-janvier 1918) et de participer à la défense de Reims.
C'est dans cette région rémoise que le 1er Corps Colonial va parvenir à stopper la grande offensive allemande débutée le 21 mars.
Le 1er juin, la 2ème Division d'Infanterie Coloniale passe toute entière à l'ouest de Reims pour relever la 45ème DI en plein combat. Le 43 reçoit pour mission la défense du secteur de Vrigny, en particulier la cote 240 qui commande les vallées de l'Ardre et de la Vesle et qui domine la plaine de Reims.
Jusqu'au 26 juillet, le 43 va se cramponner au terrain, et faire face aux attaques particulièrement violentes du 9 juin (trois régiments allemands lancés contre le 43), du 18 juin, du 16 juillet ... Le 18 juin 1918, l'offensive visait la rupture du front pour s'emparer de Reims. Le 43 se défendit une nouvelle fois au corps à corps, « résistant victorieusement à une puissante attaque ennemie, la disloquant par ses contre-attaques acharnées et conservant tout le terrain dont il avait la garde ».

Guillaume Morvan fut tué à l'ennemi lors de ces combats le 18 juin 1918 à Vrigny Pargny (Marne).
Il repose dans la nécropole nationale « La Croix-Ferlin » (commune de Bligny), tombe individuelle N°366.
Son acte de décès a été transcrit à Lannédern le 11 mai 1919.

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MessageSujet: Jean François Marie Jourdren   Mar 25 Juin - 6:42

18. Jean François Marie JOURDREN

Jean François Marie JOURDREN, cultivateur, né le 21 mai 1895 à Rugornou en Brasparts, est fils de Jean Michel et de Marie Broustal.
Matricule 2658 au recrutement de Quimper, il est ajourné d'un an pour faiblesse avant d'être incorporé comme soldat au 2ème régiment d'infanterie coloniale le 8 septembre 1915.
A l'issue de sa période de formation, il est affecté au 3ème Colonial qu'il rejoint aux armées le 20 février 1916.



Embarqué à bord du croiseur auxiliaire « Provence II » avec ses camarades, il quitte Toulon le 23 février à destination de Salonique. Le navire est coulé par une torpille de l'U 35 le 26 à 15 heures dans la mer ionienne, au large du cap Matapan. « Le bâtiment a sombré en 15 minutes. 7 officiers et 500 hommes ont été sauvés. »
Blessé, Jean François Jourdren est évacué le 11 mars.

Rentré au dépôt le 19 novembre 1916, il passe au 22ème Colonial le 20 janvier 1917 puis au 56ème Colonial le 22 février. Il rejoint son régiment dans la région de Monastir, où le 56 alterne avec d'autres régiments la garde des tranchées de première ligne, la réfection de routes, l'entraînement et les périodes de repos.
En mai, alors que la Roumanie qui vient de s'allier à la France est en passe de succomber aux attaques germano-bulgares, les alliés décident de lancer une opération de diversion sur le front balkanique.


Le 56 est « un de ces régiments désignés pour cette mission de sacrifice. Remarquablement entraîné, le moral de la troupe et des chefs est excellent... ». Le front qu'il occupe à cette période est un saillant étroit en cuvette dominé de tous côtés par des positions ennemies. Le sol rocheux interdit d'établir des parallèles de départ et l'ennemi observe tous les mouvements de nos soldats.
Au déclenchement de l'offensive, le 56 gagne son axe d'attaque en terrain découvert, à 200 mètres des tranchées adverses. Les pertes sont très lourdes mais le tir de barrage n'arrête pas l'élan du 56 qui s'empare de la première tranchée, la tranchée de San, conquise à la grenade et à la baïonnette. Devant l'étendue des pertes, la première vague se replie sur ordre. Deux autres offensives vont être tentées dans l'après-midi mais échouent. Le régiment a perdu près de la moitié des hommes.
Jean François Jourdren, blessé, est de nouveau évacué le 9 mai 1917.

Il retourne au front le 13 juin. Le 56 est en cours de reconstitution, se ré-entraîne, et la vie de tranchées reprend son cours. Jean François Jourdren sera de nouveau évacué, cette fois vers la France.
Rentré au dépôt le 6 novembre, il est affecté à la 4ème compagnie du 70ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais le 3 avril 1918.
L'ensemble des bataillons sénagalais avaient été mis au repos dans le Var pour la durée de l'hiver. Cette période d'hivernage fut poussée jusqu'au 20 avril 1918. Puis les bataillons, renforcés et reconstitués, remontèrent dans la zone des armées pour être engagés à partir du mois de mai.


Leur objectif : participer à l'action des alliés pour bloquer définitivement l'offensive allemande déclenchée en avril.
Foch a réussi à contenir l'ennemi et a lancé une contre-attaque depuis Thennes jusqu'à Rouvrel, sur un front de 8 kilomètres, àcheval sur l'Avre. Les combats ont été très difficiles, le temps étant particulièrement mauvais. La boue empêchait tout déplacement de l'artillerie et enlisait les voitures, rendant même la marche de l'infanterie extraordinairement pénible.
Les troupes alliées ont du faire face à de nouvelles attaques vers Amiens (23 avril), Ypres (25 avril) et sont parvenues à les arrêter après une période très difficile et des pertes très lourdes.
Foch est contraint de regrouper les troupes « fraîches » pour poursuivre ses objectifs. Les tirailleurs sénégalais arrivent dans le secteur de Moreuil. La 15e Division d'Infanterie occupe le secteur de Thory et Mailly-Raineval, étendu, dès le 23 mai, jusqu'au sud de Rouvrel, zone confiée au 70e BTS, où se livrent de nombreux combats.
Jean François Jourdren est blessé à Rouvrel le 25 juin 1918, et meurt « pour la France » le lendemain à l'ambulance 3/2 SP 118 Bourg sur Noye (Somme) des suites de ses blessures de guerre.

Son acte de décès a été transcrit le 15 octobre 1918 à Brasparts.  
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MessageSujet: Guillaume Bothorel   Lun 1 Juil - 12:49

19. Guillaume BOTHOREL

Guillaume BOTHOREL, cultivateur, né le 12 février 1896 à Kernevez en Saint-Rivoal, est fils de Rivoal et de Marie Anne Broustal.
Matricule 3696 au recrutement de Quimper, ajourné un an en 1915 pour faiblesse, il est incorporé le 3 septembre 1916 au 62ème régiment d'infanterie et classé service armé par le Conseil de Révision de Lorient le 20 décembre 1916. Affecté comme soldat au 208ème régiment d'Infanterie le 27 mai 1917, il rejoint son régiment en cours de reconstitution apès ses terribles pertes dans les combats du bois de Beaumarais, au sud de Craonne (près de 2 000 hommes mis hors de combat) dans la région de Dampierre.
Le 9 juillet, le régiment est embarqué en gare de Provins, en vue de participer à l'offensive des Flandres. Débarqué à Bergues (Nord), il est mis à la disposition de la 1ère DI pour exécuter des travaux de défense, puis participe à la relève du 233ème RI dans le secteur de Het-Sas, dans lequel les bataillons vont se succéder en première ligne. Il reçoit en renfort des bataillons dest 8ème et 110ème RI pour tenir le dit secteur.





Le 27 juillet, à la suite de reconnaissances, le régiment s'installe dans les tranchées de 1ère et 2ème ligne ennemie, évacuée par les Allemands. Il sera relevé le 30 et transporté à West-Cappel avant de reprendre son secteur le 5 août. Le 8, commence la préparation d'artillerie en vue d'une nouvelle offensive, et dès le lendemain le groupe franc du 208 s'empare des fermes du Jaloux et des Voltigeurs abandonnées par l'ennemi. Le 16, nouvelle offensive : le 208 progresse mais se heurte à une résistance au niveau de la position des Lilas mais parvient à la conquérir. Il sera cité à l'Ordre du Corps d'Armée, et son Drapeau sera décoré de la Croix de Guerre.
En octobre, le 208 repart à l'attaque pour s'emparer des blockhaus allemands qui tiennent la rive nord du Broenbeck, cours d'eau marécageux. Un détachement mixte de 50 sapeurs du génie et de 30 pionniers du 208 mettent en place des passerelles et les vagues d'assaut, malgré les tirs de mitrailleuses, et sous une pluie battante, réussissent à franchir la rivière et à emporter leurs objectifs. « Au cours de cette action, les actes de bravoure se multiplient » ...Le régiment organise ensuite défensivement les positions conquises. Il a perdu au cours des combats 54 tués et 205 blessés.
Relevé, il est transporté au cantonnement du Lion Belge et alternera ensuite la montée en ligne et les relèves jusqu'en décembre, et sera cité à l'ordre de l'Armée. « Régiment d'élite qui a participé joyeusement à l'offensive du 9 octobre 1917 » ...
Début 1918, il est positionné dans le secteur de Soissons et la forêt de Laigue où il exécute des travaux de défense. Mis au repos en avril, il en profite pour relancer l'instruction tout en se préparant à faire face à une attaque allemande. Le 27 mai, l'offensive allemande étant déclenchée sur le front compris entre Noyon et Reims, le 208 est alerté et reçoit l'ordre de se tenir prêt à marcher, puis est transporté successivement à Rethondes, La Vallée, , Autheuil en Valois ...avant d'être engagé dans les combats de l'Oise. Dans la nuit du 3 au 4 juin, il s'empare de La Longe-aux-Bœufs d'où l'ennemi s'enfuit, avant de se positionner sur le plateau de Passy-en-Valois. Le régiment subit plusieurs attaques aux gaz, puis une offensive qu'il repousse.
Le 1er juillet 1918, les allemands déclenchent une très violente attaque en vue de reprendre ses anciennes positions. Ils parviennent à s'infiltrer et la situation devient critique. Mais le 208 réussit à monter une contre-attaque visant à encercler l'ennemi, lequel se fait charger à la baïonnette et est disséminé un peu partout.
Vres 5h30, la situation est rétablie, et le 208 a fait 274 prisonniers. Mais il a aussi perdu 43 tués et 117 blessés. Parmi les tués, Guillaume Bothorel, tué à l'ennemi sur le plateau de Passy en Valois.
Son acte de décès a été transcrit à Saint-Rivoal le 1er octobre 1918.
Guillaume Bothorel est inscrit au Monument aux Morts de Saint-Rivoal.
Il repose dans une tombe individuelle, numéro 1446, de la nécropole nationale « Villers-Cotteret »

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MessageSujet: Yves L'Haridon   Sam 6 Juil - 11:04

20. Yves Jean Marie Lharidon

Yves Jean Marie L'HARIDON, cultivateur à Prat ar bloc'h en Brasparts depuis 1909, né le 16 mars 1884 à Pleyben, est fils de Nicolas et de Anne Sinq, domiciliés à Pleyben.
Matricule 2714 au recrutement de Quimper, il est incorporé au 118ème RI le 10 octobre 1905.
Il est envoyé dans la disponibilité dès le 18 septembre 1906 (étant devenu dispensé art. 22 loi du 15 juillet 1889 en tant que soutien de famille, son père étant gravement malade), certificat de bonne conduite accordé.
Il épouse Marie Françoise Tous, de Lannédern, le 29 septembre 1907 à Pleyben, trois semaines après le décès de son père. Une enfant, Anna Marie Françoise, naîtra en 1911 à prat ar Bloc'h.
Passé dans la réserve de l'armée d'active le 1er octobre 1908, il effectue deux périodes d'exercices au 118 du 4 novembre au 1er décembre 1909 puis du 2 au 18 avril 1913.



Mobilisé le 3 août 1914, il part au front le 6 août et participe à tous les engagements du 118 : combat de Maissin (photo ci-dessus), bataille de la Marne, bataille de la Somme. Nommé caporal le 19 octobre, il restera avec son régiment dans la Somme (secteur de La Boisselle) jusqu'en juillet 1915 avant de participer à l'offensive de Champagne (dans le secteur de Perthes-les-Hurlus) puis à la bataille de Verdun (mars-avril 1916).

Passé au 219ème Régiment d'Infanterie le 7 juin 1916, et affecté à la 23ème compagnie, il participe à la seconde bataille de la Somme en juillet avant de servir dans l'Aisne puis de nouveau dans la Somme. Il est nommé sergent fourrier le 27 mars 1917. L'histoire du 219 au cours de cette période a déjà été retracée (cf. mémorial 1917: Yves L'Haridon est blessé au combat de Cerisy (photo ci-après) quelques jours après le décès de Louis Gabriel Michel Le Borgne et est évacué le 16 avril 1917.



Parti en renfort aux armées le 10 mai 1917, il rejoint son régiment toujours en ligne dans le secteur de Cerisy. Le secteur devient progressivement calme, permettant le départ de permissionnaires. Le régiment est mis au repos courant juin. Yves Lharidon est cité à l'ordre de la Brigade (en date du 1er avril 1917).

A la mi-juillet, le 219 occupe le secteur sud de Saint-Quentin et subit chaque nuit des tirs incessants de mitrailleuses. Puis de temps à autre, il subit les tirs de l'artillerie de tranchée ou l'artillerie lourde. Il y restera jusqu'en octobre avant de rejoindre l'Aisne (secteur sud Bohéry).
Les conditions deviennent très difficiles ; la pluie, le vent, le brouillard, auxquels s'ajoutent les raids d'avions, les tirs d'artillerie ... Le régiment est relevé le 3 décembre et mis en réserve avant de remonter aux tranchées le 13 dans le secteur de Chavignon pour une dizaine de jours. Temps de repos, puis reprise de l'entraînement, accompagné de quelques moments de fête.

Le régiment remonte au front début janvier et occupe la forêt de Pinon. Les conditions météos sont encore plus difficiles. L'hiver est très froid : neige, gel, pluie ... Les températures sont très basses. Les terrains sont trempés et les hommes vivent dans la boue. Le secteur qui ne cesse de subir les tirs d'artillerie est devenu un paysage lunaire ou se succèdent les trous d'obus et l'absence de végétation. Et cela va se poursuivre jusqu'en avril.

Yves L'Haridon est atteint d'une méningite tuberculeuse et évacué le 28 janvier 1918.



Il est transporté vers la Bretagne et rejoint l'hôpital militaire de campagne N°66, installé dans l'hôtel Limbour de Primel en Plougasnou, et qui comprend 140 lits.



Il y décède (Mort pour la France) le 5 juillet 1918 des suites de sa maladie contractée en service.
Son acte de décès a été transmis à Brasparts.
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MessageSujet: Jean Michel Le dréau   Lun 8 Juil - 7:37

21. Jean Michel Le Dréau

Jean Michel Le DREAU, cultivateur, né le 15 février 1879 à Pleyben, est fils de Michel et de Marie Jeanne Bilérit.
Matricule 3271 au recrutement de Quimper, déclaré bon pour le service, il est incorporé au 62ème régiment d'infanterie le 16 novembre 1900.

Il est envoyé dans la disponibilité le 19 septembre 1903, certificat de bonne conduite accordé et passe dans la réserve le 1er novembre.
Il effectue deux périodes d'exercices avec le 118 du 5 mars au 1er avril 1906 et du 23 mars au 9 avril 1909.
Le 12 juin 1910, à Pleyben, il épouse Marie Corre, de Lannédern, dont il aura deux enfants : Marie Louise (1911-1998) et Marie Anne (1913-1944), et il s'installe à Toul Hoat en Brasparts le 30 octobre 1910.
Il effectue une nouvelle période d'exercices au sein du 86ème territorial du 3 au 11 juin 1914.

Mobilisé le 3 août 1914, il rejoint son unité à Quimper. Son régiment va participer successivement à la défense de Brest, puis du camp retranché de Paris avant de parcourir les champs de bataille de la Marne pour la récupération du matériel abandonné. Puis le 86 est chargé d'assurer le ravitaillement des unités de première ligne en Champagne, dans l'Aisne, d'assurer les communications avec les régiments alliés.

Suite à la dissolution de son bataillon, Jean Michel Le Dréau est affecté comme soldat au (2)33ème Régiment d'Infanterie le 13 février 1918, qu'il rejoint dans le secteur de Craonne.
A son arrivée, le secteur est relativement calme, à l'exception de tirs réguliers de l'artillerie adverse. Le 7 mars, le 233 est relevé et profite de sa mise au repos pour reprendre son entraînement. Le 23 mars, il reçoit son ordre de marche et est embarqué en autos à Fismes pour rejoindre Pontoise. Il gagne ensuite le secteur de La Croix des Six Voies, face à St Martin-Quesnoy. Installé le matin du 25, il doit faire face à une première attaque dès l'après-midi. Une attaque qui se généralise, et l'ensemble des troupes françaises et anglaises doivent se replier au niveau de Noyon. Le régiment, qui a perdu une centaine d'hommes, reçoit alors l'ordre de défendre les ponts du Canal et de l'Oise à Pontoise.
« L'ennemi s'est rué sur nous dans un suprême effort. Il veut nous séparer des anglais pour s'ouvrir la porte de Paris.
Coûte que coûte, il fait l'arrêter. Cramponnez-vous au terrain ! Tenez ferme ! Les camarades arrivent. Tous réunis, vous vous précipiterez sur l'envahisseur.
C'est la bataille ! Soldats de la Marne, de l'Yser, de Verdun, je fais appel à vous, il s'agit du sort de la France. »
Signé : Pétain
L'aviation, l'artillerie, les mitrailleuses de l'ennemi ne cessent de frapper les positions du 233 pendant ses travaux d'organisation défensive. Mais les allemands ne parviennent pas à franchir les ponts. Ils poursuivent leurs tirs avec des obus toxiques, et nombreux sont les soldats touchés par les gaz.
Puis, progressivement, le secteur se calme ... Le régiment est relevé le 7 mai après un coup de main réussi sur la rive de l'Oise tenue par l'ennemi.



Le 27 mai, le 233 est mis en alerte et embarqué en camions vers Sermoise avec pour mission d'enrayer l'avance ennemie et le rejeter dans l'Aisne. Mais l'offensive se poursuit et le 233 reçoit l'ordre de se replier et d'établir une nouvelle ligne de défense qu'il devra tenir coûte que coûte en attendant l'arrivée des renforts. Le 5ème bataillon, auquel appartient Jean Michel le Dréau, s'installe dans la ferme Chavigny, mais doit se replier « dans le chemin situé à mi-côte de la pente sud du plateau au nord de Chavigny ».
Le régiment gagne alors le secteur de Gorcy où il parvient à repousser les attaques ennemies. En quinze jours, le régiment va perdre plus de 500 hommes ...



Relevé le 18 juin, il cantonne à Coyolles, et reste en alerte. Deux bataillons remontent en ligne le 2 juillet, dont celui de Jean Michel Le Dréau.



Le 6 juillet, le 233 reçoit l'ordre d'attaque : les bataillons gagnent leurs positions et partent à l'assaut des positions ennemies dès 8 heures le 8 juillet. Ils doivent traverser sans protection le barrage d'artillerie allemand qui atteint les hommes de la compagnie de Jean Michel Le Dréau dans la tranchée de départ (2 tués et 10 blessés dans cette tranchée). L'objectif principal est de s'emparer de la ferme Chavigny, fortement organisée.



Dès 8h30, le bataillon auquel appartient Le Dréau aborde la ferme Chavigny et met en fuite les défenseurs. Jean Michel Le Dréau est « tué à l'ennemi » ce 8 juillet 1918, au cours de l'attaque de la Ferme.
Les combats vont se poursuivre toute la journée, le régiment subissant un nouveau bombardement de toxiques, mais se maintient sur les positions conquises. En trois jours, il perd 252 hommes. Dans le journal de marche du régiment, il est écrit que « les positions enlevées ont été soumises à un bombardement presque incessant de l'ennemi, au cours duquel les hommes sont restés presque inébranlables sur leurs positions. Le Régiment a atteint entièrement les objectifs fixés par le Commandement et les a même dépassés. Le courage de nos soldats, leur ténacité, leur sang-froid au milieu du danger, sont constatés par nos ennemis.»

Jean Michel Le Dréau repose dans la tombe individuelle N°281 de la nécropole nationale « Villers-Cotterets ».
L'acte de décès a été transcrit le 8 août 1919 à Brasparts.
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MessageSujet: Jean Louis Broustal   Ven 19 Juil - 7:06

22. Jean Louis Broustal

Jean Louis BROUSTAL, né le 13 avril 1895 à Brasparts, est fils de Jean et de Anna Baraër.  Cultivateur à Coativoal il part travailler au Canada où il réside à Aschern.



Matricule 2563 au recrutement de Quimper, déclaré « bon absent », il est incorporé le 14 avril 1915 comme soldat au 82ème Régiment d'Infanterie à Montargis puis est affecté au 4ème d'Infanterie qu'il rejoint aux armées le 4 janvier 1916. Le régiment se trouve à cette époque en Argonne où il restera jusqu'en septembre avant de  rejoindre le secteur de Verdun.
Son arrivée en Argonne plonge Jean Louis Broustal dans une période très difficile : un hiver très rigoureux auquel s'ajoute la guerre des mines. Le 4ème RI tient alors la cote 285 face à un ennemi qui conserve un point culminant au-dessus de nos troupes. « Les bombardements de tous engins se multiplient. Le terrain est profondément labouré pendant que, des profondeurs de la terre, surgissent les explosions de mines qui vont sans cesse en croissant. Mais le moral, lui, n'est pas ébranlé, et les actes d'héroïsme abondent. »
Jean Louis Broustal va découvrir la violence de trois attaques allemandes le 12 janvier, le 3 février et le 6 mars. L'ennemi sera repoussé mais les pertes seront lourdes. Le 30 juin, deux mines explosent sous un ouvrage de défense, et sont suivies d'une nouvelle attaque.
Cette guerre de mines va se poursuivre jusqu'à la relève du régiment le 8 septembre : une année de guerre de mines aura coûté au 4ème RI la perte de 32 officiers et de 1.300 hommes. Mais la cote 285 n'est jamais tombée aux mains de l'ennemi.
Le régiment va connaître un mois de repos dans la région de Beuray, période au cours de laquelle des parents de soldats viendront leur rendre visite.
Le 6 octobre, le régiment est transporté en camions à Verdun. Il restera trois mois dans « l'enfer », subissant de durs assauts dans le secteur de la côte du Poivre puis devant Douaumont et le bois de Vaux-Chapitre. Bois dont « toute trace a disparu. Des centaines d'obus pourchassent les sections... Pendant des jours et des nuits, les hommes restent tapis dans des trous d'obus, le ravitaillement s'effectue par de petits ânes africains, conduits par des territoriaux, dont beaucoup n'arrivent jamais à destination... Les compagnies fondent à vue d’œil. »
Le régiment est relevé le 11 décembre et se reconstitue dans la région de Vitry-le-François avant d'être mis au « repos » dans la région de Berry-au-Bac, y alternant des patrouilles de reconnaissance, les travaux défensifs et les périodes de repos à Cormicy, village entièrement en ruines.



Le 10 avril, le régiment reçoit l'ordre d'attaque et monte en ligne dans la nuit du 15 au 16. Les vagues d'assaut partent à l'offensive dans la bataille de l'Aisne. Le 1er bataillon auquel appartient Jean Louis Broustal a pour mission de contourner le « Bois des Boches ». Blessé lors de cette offensive par « plaie joue gauche par éclat d'obus » le 16 avril 1917, Jean Louis Broustal est évacué vers l'hôpital d'Hudigny (?) le 26 avril.
Rentré au dépôt le 14 août, il rejoint son régiment dans l'Aisne et participe à de nombreux combats de patrouilles et de coups de main. Il participe à la bataille de Noyon en mars 1918 puis aux combats en Alsace (Baldschwiller) avant que le régiment ne soit mis au repos. Le 4 juillet, le régiment est transporté dans la Somme mais est déplacé le 13 de nouveau vers la Champagne. La 9ème DI à laquelle appartient le 4 est mise à la disposition de général Gouraud, commandant la Vème Armée.
Le 17 juillet, après une marche des plus pénibles par une chaleur écrasante, le 4 est transporté à Hautvilers. Il franchit la Marne sur les ponts minés prêts à être détruits. Le 1er bataillon reçoit l'ordre de relever un bataillon du 161ème RI au bois du Roy. Il entre dans Fleury-la-Rivière. Un tir de barrage par obus toxiques le pourchasse jusqu'au bois, où il se fixe pendant cinq heures.
Jean Louis Broustal est de nouveau évacué blessé (Plaie pénétrante du thorax). Il meurt « pour la France » le 19 juillet 1918 à l'Hospice mixte de Vertus (Marne), suite de blessures de guerre.
Jean Louis Broustal repose dans la nécropole nationale « Fere Champenoise », dans une tombe indiciduelle n°1501.
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MessageSujet: Yves Marie Le Baut   Mar 23 Juil - 6:59

23. Yves Marie Le Baut

Yves Marie  LE BAUT, cultivateur à Plonévez du Faou, né le 3 mars 1896 à Brasparts, est fils de Jean et de Marguerite Blaize.
Matricule 4154 au bureau de recrutement de Quimper.
Incorporé au 98ème d'infanterie le 9 mai 1915, il est affecté à la 28ème Cie le 21 mai. Il rejoint son unité au Bois des Loges (Somme). La situation y est relativement calme, relativement car l'artillerie allemande envoie quelques obus régulièrement pour maintenir la pression sur nos troupes mais aussi de nombreuses patrouilles vers nos lignes.



Les bombardements s'intensifient pendant l'été et deviennent très violents en septembre.

Yves Le Baut fut-il évacué pendant cette période ? Je n'ai pas trouvé de traces mais il passe au 120ème d'infanterie le 11 décembre 1915 et est affecté à la 27ème Cie le 27 décembre.  Régiment mis au repos avant de rejoindre le secteur de Douaumont en février 1916.

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Les pertes seront très lourdes pendant les deux mois où le régiment devra faire face à de nombreuses attaques allemandes mais aussi aux bombardements intenses.
« Le régiment a eu à supporter de grandes fatigues et à résister à de violentes attaques. Le régiment a rempli complètement les missions qui lui ont été confiées à cause de l'esprit de sacrifice et surtout de discipline qui ont toujours été en honneur au 110ème RI. »
La compagnie d'Yves Le Baut perd notamment 150 hommes en une semaine fin février. Yves Le Baut est blessé, évacué, puis transféré au 77ème d'infanterie le 26 avril 1916. Yves Le Baut se retrouve à Verdun jusqu'en mai 1916. Le régiment n'y fait qu'une courte période mais les pertes sont également très lourdes. Yves Le Baut de nouveau évacué revient au 110ème Régiment d'Infanterie le 10 octobre 1916.
Le 110 va contrôler le secteur nord de Mesnil-les-Hurlus jusqu'en février 1917. Pendant  quatre mois, il ne se produit pas d'attaques générales mais les patrouilles se succèdent dans un terrain défoncé, dévasté, entre les lignes, faisant preuve d'un héroïsme constant, quotidien, dans des nuits glaciales.
Relevé le 28 février, le 110 est mis en réserve et effectue des travaux de défense, avant de participer à la grande offensive sur l'Aisne en avril.
La journée du 16 avril sera particulièrement difficile : l'attaque vers Craonne est clouée sur place. Arrivés devant les réseaux de barbelés intacts, les premiers groupes sont fauchés par des nids de mitrailleuses et les avions allemands. Le régiment, qui s'était élancé d'un seul bloc, appuyé par des chars, pour rompre le front adverse, n'est plus qu'une « poussière d'hommes éparpillés dans la plaine. »
Le 110, après trois jours de combats particulièrement violents, est relevé pour se reconstituer et prendre un peu de repos dans la région de Provins jusqu'en juillet 1917. Yves Le Baut reviendra quelques jours dans sa famille pendant cette période.
Le régiment est ensuite transféré dans les Flandres où il restera jusqu'en décembre. Dès son arrivée, il subit des tirs d'obus toxiques (ypérite), gaz qui se répandent dans toute la plaine des Flandres. Le terrain est dévasté, la pluie le transforme en marécage, les obus creusent de profonds cratères gorgés d'eau.  
Yves Le Baut est nommé caporal le 18 septembre 1917. Mais les conditions de vie sont intenables  et il est, avec nombre de ses camarades, évacué malade le 10 décembre 1917.
A peine rétabli, il repart aux armées le 28 décembre 1917.
L'année 1918 est difficile à ses débuts : la défection de la Russie impose aux alliés de faire face à l'ennemi dans l'attente de l'arrivée des troupes américaines. Le Régiment est employé à des travaux de défense sur l'Aisne. Lorsque se produit la grande attaque allemande du 21 mars entre Amiens et Montdidier, le 110 à l'image des autres régiments du secteur, doit se porter au plus vite sur les points les plus menacés. En juin, il est transporté sur les bords de l'Ourcq, dans la région d'Autheuil-en-Valois, et y construit des tranchées pour interdire tout accès à l'ennemi. Chaque nuit, le régiment envoie des patrouilles qui pénètrent dans les lignes adverses, lequel se tapit dans les blés mûrs où s'installent ses groupes de combat et ses nids de mitrailleuses.

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Chaque jour, à partir du 18 juillet, toutes les divisions se lancent à l'assaut : des milliers d'hommes s'élancent pour atteindre leurs objectifs, précédés par des barrages roulant d'artillerie, et s'emparent successivement de Passy-en-Valois, Montrou avant de se porter à l'attaque de Neuilly Saint Front pendant deux jours au cours desquels Yves Le Baut est blessé mortellement (23 juillet).
Le 110 va poursuivre son avance, bousculer l'ennemi qui se retire jusqu'à Coincy. La victoire n'est pas encore acquise, mais devient une certitude pour notre armée.

Yves Le Baut repose aujourd'hui dans la tombe n°1756 de la nécropole nationale « Neuilly Saint Front ».
Son acte de décès a été transcrit à Plonévez du Faou le 2 juin 1919.




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MessageSujet: Jean Louis Floch   Lun 29 Juil - 7:09

24. Jean Louis Floch

Jean Louis FLOCH, menuisier au bourg de Brasparts puis à la poudrerie du pont-de-Buis, né le 21 août 1881 à Lopérec, est fils de Guillaume et de Marie Jeanne Floch.

Affecté au 41ème Régiment d'Infanterie le 14 novembre 1902, il est nommé 1ère classe le 7 juillet 1903.
Il est envoyé dans la disponibilité le 19 septembre 1903 (soutien de famille), certificat de bonne conduite accordé.
Il épouse Marie Louise Jettain, couturière, de Lannédern, le 13 juillet 1908 à Brasparts, dont il aura deux enfants, Marie (née au bourg en 1909), et un garçon qui ne survivra pas (en 1912).
Il accomplit deux périodes d'exercices au 118ème d'Infanterie du 21 août au 27 septembre 1909 puis du 13 au 29 novembre 1911.
Il est classé non affecté à la poudrerie du Pont-de-Buis où il oeuvre du 3 octobre 1912 au 11 octobre 1917.
Il est ensuite remis à la disposition des armées le 1er août 1917.
Parti aux armées en renfort au 283ème territorial d'infanterie le 25 août, il participe aux travaux routiers au profit de nos armées dans le secteur de Verdun (la voie sacrée) avant de passer au 88ème d'Infanterie le 13 janvier 1918.



Le 88, régiment gascon, se trouve alors dans le sous-secteur des Caurettes où il soutient le 35ème RI et cantonne au camp des Clairs Chênes puis à Jubécourt. Ses bataillons alternent relèves en première ligne et travaux de défense en seconde ligne. Jean Louis Floch est affecté à la 9ème compagnie.
Dans la nuit du 1er au 2 mars, un coup de main allemand est porté sur Vassincourt : le régiment subit alors un bombardement d'artillerie extrêmement violent puis est attaqué par deux colonnes d'infanterie ennemie. Après des combats au corps à corps, le 88 parvient à se rétablir sur ses positions initiales et repousse l'adversaire. La situation se calme ensuite progressivement dans le secteur ; le 88 est relevé puis transporté vers St Omer-en-Chaussée dans l'Oise début avril. Il procède à la relève du 401ème RI dans le sous-secteur sud du Mont Noir dans les Flandres dans la nuit du 20 au 21 avril.
Attaques et contre-attaques vont se succéder ; les actes d'héroïsme se suivent ; les pertes sont nombreuses chaque jour mais l'ennemi est repoussé ; le 88 est ensuite régulièrement déplacé dans d'autres secteurs pour faire face aux progressions ennemies. Il se retrouve à plusieurs reprises dans la Meuse, région de Rupt-en-Woevre, notamment fin juillet où il subit un coup de main allemand :



Évacué le même jour, il est déclaré Mort pour la France le 28 juillet 1918 à l'ambulance 13/13 de Saint Mihiel (Marne) suite blessures de guerre.

Jean Louis Le Floch est inscrit au tableau spécial de la médaille militaire à titre posthume. (JO du 4 décembre 1920). « Bon soldat courageux et dévoué – mortellement frappé à son poste de combat le 29 juillet 1918. Croix de Guerre, étoile de bronze ».
Son acte de décès a été transcrit à Saint Ségal le 1er mars 1919.
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MessageSujet: Hervé Pichon   Ven 2 Aoû - 8:20

25. Hervé Pichon

Hervé PICHON, cultivateur, né à Kergombou en Saint-Rivoal le 17 septembre 1881, est fils de René et de Marie Anne Mével.
Condamné par le tribunal de Châteaulin le 8 octobre 1901 à 16 F d'amende pour chasse sans permis.
Matricule 3152, incorporé le 14 novembre 1902 au 118ème d'infanterie.
Dispensé du service (article 21, frère au service), il est envoyé dans la disponibilité le 19 septembre 1903, certificat de bonne conduite accordé.
Passé dans la réserve le 1er novembre 1905, employé à la poudrerie du Pont-de-Buis où il sera classé non affecté du 20 octobre 1906 au 11 octobre 1917.
Il se marie à Quimerch le 17 septembre 1910 à Marie Françoise Derrien.
Le 16 août 1917 il est envoyé en renforcement au 118ème RI.
Affecté au 307ème d'infanterie le 25 août 1917, il rejoint son unité le 5 novembre dans l'Oise, secteur de Remigny où le régiment alterne montée dans les tranchées de première ligne et travaux défensifs en seconde ligne. Le groupe de renfort est composé d'une soixantaine d'hommes.De temps à autre, des coups de main sont lancés sur les tranchées adverses, mais le secteur reste relativement calme.



Relevé fin janvier, le régiment va cantonner dans la région d'Orvillers puis de Nontdidier et reprend l'instruction de ses unités.Début mars, il est mis en route pour rejoindre à pied la région de Fismes où il parvient le 19. Dès le 23, suite à l'attaque allemande à Libermont (Oise), il est embarqué en camions pour Libermont, et mis en réserve de l'armée anglaise mise à mal par l'offensive ennemie. Le lendemain, il recueille les troupes anglaises en repli et parvient à freiner l'avance allemande. Néanmoins, l'ennemi s'infiltre dans nos lignes, malgré les tirs d'artillerie, d'infanterie et de mitrailleuses. Les combats sont particulièrement violents dans les postes de la ferme et de la forêt de l'hôpital et le repli ordonné est d'autant plus difficile que l'artillerie franco-anglaise cause de nombreuses pertes au 307, ses tirs étant mal réglés.
Le canal franchi, nos troupes se positionnent autour des ponts pour interdire tout accès à l'ennemi mais doivent se retirer. Les liaisons sont rompues, et le commandement utilise des soldats-cyclistes pour établir les liens avec les unités. Les munitions s'épuisent, les mitrailleuses tirent jusqu'à leurs dernières bandes. Nos soldats sont débordés et doivent continuer leur repli.La journée a coûté quelques 300 hommes au 307...
Le 26, le régiment essaye de se rétablir à Amy, appuyé par des auto-mitrailleuses, puis au bois des Loges après avoir été ravitaillé en munitions. La progression allemande se poursuit. Deux régiments – chasseurs et cuirassés – vient renforcer le régiment et contre-attaquent pour chercher à stopper l'avance ennemie. Le 307 creuse des tranchées sur sa nouvelle ligne et l'artillerie française déclenche des tirs de barrage : la progression est stoppée.



Le 307 est alors relevé par le 338 et transporté à Ricquebourg le 31 mars où il reçoit de nouveaux renforts qui lui permettent de se reconstituer avant de remonter en ligne en relevant des bataillons du RICM dans le secteur de Gury. Des obus toxiques tombent sur les lignes et les pertes sont de nouveau lourdes. Relevé le 13, il est transporté dans les Vosges à Pouxeux où il restera jusqu'au 20 juillet en occupant les secteurs de St Dié, Launois, ... Des secteurs relativement calmes qui permettent des départs en permission.
Dans cette période, la compagnie de Hervé Pichon effectuera un coup de main sur la première ligne allemande, appuyée par l'artillerie et les mitrailleuses. Mais l'ennemi avait évacué ses tranchées, les laissant obstruées par des fils de fer, des oursins et des chevaux de frise...
Puis c'est le retour dans l'Oise le 26 juillet où le 307 est engagé avec le 7ème RI américain à ses côtés. Il prend possession des lisières sud de Fère en Tardenois, bousculant l'ennemi qui s'y trouvait, le 28 juillet. Il poursuit son attaque dans les bois environnants , passe l'Ourcq malgré les bombardements, occupe successivement, malgré le feu des mitrailleuses allemandes le Château des Bruyères, la ferme du Donjon, la Vraigne, l'ancien château de Fère, les bois de la porte d'Arcy.



C'est au cours de ces combats que tombe Hervé Pichon, tué à l'ennemi le 2 août 1918. Ce jour là tomba également le chef de corps du régiment et une vingtaine d'hommes.
Les combats vont se poursuivre à Loupeigne et Vaux le 2 août, Bruys, St Thibaut le 4,sur la Vesle qui sera franchie le 5. En une semaine, le régiment perd 800 hommes. Il sera relevé le 13 août.
Hervé Pichon sera cité à l'ordre du régiment le 18 août 1918 (n°456) : « Brave soldat ayant fait toute la campagne. S'est toujours bien comporté dans toutes les affaires où la Compagnie a été engagée. Tué à son poste de combat le 2 août 1918. »
Hervé Pichon repose dans la tombe individuelle N°1100 de la nécropole nationale Neuilly-Saint Front.



Son acte de décès a été transcrit à Quimerch le 7 juillet 1919.
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