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 Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre : 1919

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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre : 1919   Dim 12 Jan - 14:08

Hervé RICHOU, cultivateur, né le 27 mai 1895 à Pleyben, est fils de Jean François et de Marie Anne Sévère, domiciliés à Brasparts.
Matricule 2216 au recrutement de Quimper, il est incorporé à compter du 8 septembre 1915 au 19e d'infanterie de Brest.

Parti aux armées le 17 février 1916, il rejoint le 19e RI dans le secteur de Tahure. Évacué pour maladie le 14 mars 1916, il revient dans son régiment le 28, la veille du jour où le 19 est embarqué en camions pour rejoindre la région de Verdun. Le 19 débarque alors au Bois des Sartelles, à environ 8 km au sud-ouest de Verdun.
A la tombée de la nuit, le régiment se met en marche, atteint Glorieux, traverse Verdun presque complètement en ruines, subissant de temps à autre des tirs d'artillerie lourde, et s'installe à la caserne Miribel.



Une caserne épargnée par l'ennemi, qui pensait s'emparer rapidement de la ville et s'y installer. « Pendant deux jours, les soldats du 19 eurent presque l'illusion d'être revenus au régime du temps de paix à la caserne. Poste de garde à la porte, mess de sous-officiers, cantine, sonneries de clairon, rien n'y manquait. »
Dans la nuit du 31 mars, deux bataillons du 19 quittent la caserne pour relever le 94ème RI, le troisième demeurant en réserve de division. Une relève particulièrement difficile. Chaque compagnie, guidée par des cadres du 94, s'efforce de gagner rapidement la position qui lui est confiée.
Dans la traversée du bois Nawé, plusieurs guides s'égarent. Des compagnies doivent rebrousser chemin, et des unités se mélangent. Le désordre s'accroît entre les éléments relevés du 94 et ceux relevant du 19. Les appels des hommes cherchant leur compagnie ne tardent pas à attirer l'attention de l'ennemi qui déclenche alors un violent bombardement qui cause de lourdes pertes. Pour Hervé Richou, c'est son baptême du feu ...
Il faudra deux jours et deux nuits, sous un bombardement incessant, pour que les compagnies gagnent leurs positions. Les premières lignes sont très rapprochées l'une de l'autre, parfois d'une vingtaine de mètres. Devant le bataillon de Hervé Richou, les tranchées de 1ère ligne étant placées à contre-pente, elles auront l'avantage de ne pouvoir être atteintes que par l'artillerie lourde allemande.
Aucune liaison de jour avec l'arrière n'est possible, l'ennemi tenant le fort de Douaumont et ayant des vues sur l'ensemble du plateau de Thiaumont et le ravin de la Couleuvre.Toutes les liaisons des éléments en ligne vers l'arrière y compris le ravitaillement en vivres et en munitions se font exclusivement de nuit, sous les tirs de harcèlement incessants.
C'est dans ces conditions de vie si pénibles que les bataillons vont tenir stoïquement pendant seize jours pleins.



« Le bois Nawé, si majestueux à notre arrivée, avec ses beaux hêtres de haute futaie dont la sève du printemps commençait à faire éclater les bourgeons, disparaît un peu plus chaque jour, permettant à l'ennemi de mieux repérer, depuis le fort de Douaumont, nos tranchées de deuxième ligne. Le 17 au soir, il sera transformé en paysage lunaire d'où n'émergeront que quelques perches déchiqutées. »
L'occupation des tranchées est pratiquement intenable sous le feu ennemi et les pertes considérables. Il est quasi-impossible de réaliser les travaux défensifs du secteur.
Le 16, le bombardement des tranchées par obus de tous calibres est d'une violence extrême. Tout le terrain est bouleversé, les tranchées nivelées ; les pertes sont très lourdes, les survivants totalement assommés par le pilonnage. Alors que la relève est en cours, nombreux sont les disparus.
Le bataillon de Hervé Richou occupe le ravin de la Dame, et sa compagnie se trouve à la lisière du bois Nawé. En début de matinée du 17, le bombardement reprend sur tout le front, les communications téléphoniques coupées, les tranchées nivelées, les défenses accessoires détruites, les mitrailleuses enterrées. Vers 11h30, les survivants, subissant un nouveau barrage, doivent se terrer dans les parties de tranchées encore intactes. « C'est un ouragan de fer et de feu, le véritable enfer de Verdun. »



L'artillerie allemande allonge son tir et les troupes d'assaut passent à l'attaque.L'ennemi s'empare de la tranchée de la compagnie d'Hervé Richou. Le 19 va se comporter héroïquement et parvenir à stabiliser la situation.
Hervé Richou a disparu ce 17 avril 1916 ...
Prisonnier à Sarchuw venant de Darmstadt, il décédera le 2 janvier 1919à l'hôpital de Parchim (Allemagne).
"Le Lazaret des malades de Parchim a déclaré que le prisonnier de guerre français Richou Hervé, soldat au 19ème Régiment d'Infanterie, 25ème Cie, âgé de 25 ans, célibataire, de religion catholique, domicilié à Brasparts, né à Pleyben le 27 mai 1893, fils de Jean et de son épouse Marie Sévère, demeurant à Lopérec, est décédé à Parchim à l'hôpital des malades le 2 janvier 1919 à 3h et demi du soir....". Son acte de décès a été transcrit à Brasparts le 14 août 1920.

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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Pierre ALLAIN   Dim 12 Jan - 16:11

Pierre ALLAIN, carrier, né le 6 février 1883 à Sternéfars, est fils de Pierre et de Marie Catherine Nézet.
Matricule 2574 au bureau de recrutement de Quimper, « Bon pour le service », il est incorporé au 118e régiment d'infanterie le 16 novembre 1904.

Envoyé dans la disponibilité le 12 juillet 1907, certificat de bonne conduite accordé, il s'installe à Trélazé (Maine-et-Loire) en octobre 1907 où il se marie le 25 février 1908 à Marie Françoise Guéret.
Il effectue deux périodes d'exercices avec le 118e du 29 août au 20 septembre 1910 puis du 2 au 18 avril 1913.
Mobilisé le 11 août 1914, il part au front avec le 118e le 26 septembre 1914. Il rejoint son régiment dans la région d'Amiens, à Allonville.



Il connaîtra le baptême du feu dès le 28 septembre, le 118e ayant pour mission de défendre le village d'Aveluy, dont le bois est fortement tenu par les Allemands. Après une série de bombardements puis d'attaques, l'ennemi se replie, laissant le bois jonché de cadavres, vers la Boisselle.
En octobre, une nouvelle attaque est lancée par le 118 mais stoppée par l'artillerie ennemie. Les troupes s'installent défensivement, approfondissent les tranchées, creusent des boyaux de communication, et mettent en place des réseaux de barbelés. Plusieurs offensives seront lancées sur La Boisselle mais arrêtées par la violence du feu ennemi.
Le 118 restera dans la Somme jusqu'au 28 juillet 1915. Tout l'hiver et le printemps se passeront en travaux d'organisation dans les tranchées boueuses, sous la menace permanente des tirs d'artillerie.
Pierre Allain passe au 6e Génie le 1er octobre 1915, échappant ainsi à l'offensive de Champagne. Sapeur mineur au 6ème Régiment du Génie, à la Cie 11/63, il va participer aux combats de la somme et sa compagnie recevra deux citations au niveau du régiment puis au niveau de l'Armée.
Il participe au renforcement des abris de tranchées, puis en juin, à Verdun, marche avec ses camarades sapeurs et fantassins à l'assaut de l'ouvrage de Thiaumont, terminant épuisé après cette terrible journée de combats.



Il est blessé à Estrées le 7 août 1916 alors qu'il travaille aux pistes desservant les ponts sur l'Aisne et évacué ; en conséquence de ses blessures, il est finalement mis en sursis indéterminé le 6 août 1917 aux mines de la Péronnière du bassin houiller de la Loire, à 20 km de Saint-Etienne. Il y reprend son métier de carrier, travaillant au profit de l'état.



C'est là qu'il attrape des problèmes pulmonaires et des inflammations oculaires. Évacué, il rejoint finalement l'hôpital Bouttes-Gaches de Carcassonne où il meurt « pour la France » le 12 janvier 1919 des suites de maladies.
Son acte de décès a été transcrit à Brasparts.


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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: René RANNOU   Ven 21 Fév - 12:09

René RANNOU, cultivateur, né le 14 août 1886 à Brasparts, est fils de René et de Marie Le Bras. Matricule 392 au recrutement de Quimper, il est incorporé au 64ème d'infanterie le 7 octobre 1908. Il est envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1910.

Mobilisé le 3 août 1914, il est affecté au 48ème d'infanterie de Guingamp, lequel s'embarque le 5 août et débarque à Vouziers le 7. Puis à partir du 10, le régiment entreprend sa marche vers l'ennemi, rejoignant Fosse, près de Namur, le 21 août.



Il se déploie alors sur les plateaux qui bordent la Sambre et entre dans la bataille engagée depuis la veille par sa division.
Le bataillon de René Rannou se lance dans une vigoureuse charge à la baïonnette pour rejeter les Allemands qui venaient de traverser la Sambre. Fortement éprouvé par ces combats, le bataillon rejoint son régiment dans la nuit pour se reconstituer.
Le lendemain, le 48 reçoit l'ordre de rejeter les Allemands : il lance son attaque sur Ham-sur-Sambre et Arsimont. Il fut décimé par les tirs ennemis, particulièrement soutenus à l'aide de mitrailleuses « habilement masquées ».



Le chef de corps du régiment est tué au combat avec nombre de ses soldats, le 48 s'accroche au terrain mais reçoit l'ordre de se replier avec l'ensemble de la division. Le 29 août, la division fait volte-face pour tenter d'arrêter la progression ennemie : les combats sont « vifs et rapides », et menés pratiquement au corps-à corps.



René Rannou est blessé à Tourteron le 30 août 1914 (plaie par balle au bras gauche). Évacué du champ de bataille puis ramené à l'arrière, il est réformé n°1 par la commission de Guingamp pour impotence fonctionnelle de la main gauche avec atrophie, suite de blessure par balle.
Malheureusement, sa blessure s'étend progressivement, et dégénère. Il en décède le 9 février 1919 à Brasparts.
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MessageSujet: François POIGNONNET   Ven 21 Fév - 13:06

François POIGNONNET, cultivateur à Brasparts, né le 24 avril 1886 à Pleyben, est fils de Jean marie et de Marie Jeanne Louarn, cultivateurs à Poul Garzabic en Brasparts.
Matricule 326 au recrutement de Quimper, il s'engage pour 5 ans à la mairie de Brest le 2 mai 1905 pour les équipages de la flotte.
Apprenti fusilier, il sert successivement sur le Hoche puis le Bruir,le Léon Gambetta et le Gaulois.



Rengagé le 21 mars 1910 au titre du 2e régiment d'infanterie coloniale , il passé au 6ème bataillon du 2e régiment de marche du Maroc le 15 mai 1911, avant de revenir au 2e colonial le 8 octobre 1912.
Rengagé pour 5 ans le 2 mai 1914, il est au détachement de Tahiti le 26 juin 1914 puis en Nouvelle Calédonie d'où il rentre le 13 février 1917. Passé au camp de Fréjus le 27 mai 1917, il est affecté au 4e colonial le 16 février 1918, au 22e régiment d'infanterie coloniale le 6 mars 1918, au 5e RIC le 24 juin 1918. Il participe aux offensives de Picardie, où se multiplient les actes d'héroïsme. Les pertes sont très lourdes : près de 500 hommes sont mis hors de combat lors de l'offensive …
L'ennemi finit par se replier, nos troupes poursuivent leur avance : le 5 franchit l'Avre le 8 août, en grande partie grâce aux actions du Génie qui parvient à monter passerelles puis ponts sous le feu ennemi. Le régiment est épuisé. Il est mis au repos jusqu'au 11 septembre dans la Meuse avant d'être engagé dans l'attaque des Eparges le 12 septembre, en alternance avec des unités américaines. Après de longs combats, le régiment sera relevé le 15 octobre.



Il relance son offensive dès le 19 octobre sur la rive gauche de la Meuse et dans le secteur de Verdun, relevant un régiment américain dans des conditions particulièrement pénibles. Une marche de 20 kilomètres dans la nuit du 15 sous une pluie battante « par des chemins affreusement défoncés et presque impraticables ». Une seconde marche de 45 kilomètres, effectuée en moins de 24 heures, toujours sous une pluie continuelle dans des chemins impraticables, nos soldats s'enfonçant dans la boue jusqu'à mi-jambes, pouvant à peine marcher … Le 1ernovembre, l'armée américaine lance une nouvelle offensive sur la Meuse, offensive combinée avec l'armée Gouraud dont le 5 fait partie. Le régiment va parvenir grâce aux troupes américaines et aux actions du Génie à franchir le fleuve dans la journée du 6 novembre, sous un feu ennemi très violent. Les combats vont se poursuivre jusqu'au 11 : l'armistice est annoncé pendant que les artilleries poursuivent leurs bombardements …
Le 5 va alors reprendre sa marche vers le Rhin et occuper la région de Bingen. Des renforts sont alors envoyés vers l'armée d'Orient .. Parmi eux, le bataillon de François Poignonnet...
À la fin de la Guerre, l'effondrement de l'Autriche-Hongrie avait conduit à la proclamation d'union de la Transylvanie à la Roumanie. Le gouvernement hongrois refuse cette nouvelle frontière et les bolchéviks prennent le pouvoir et cherchent à reconquérir les territoires perdus. Une mobilisation générale intervient. Les Hongrois s'emparent de la Slovaquie. La Roumanie est menacée.
Le maréchal Foch décide de l'intervention. Des bataillons quittent leurs régiments pour rejoindre les armées franco-serbes et franco-roumaines.
François Poignonnet, soldat au 5e Régiment d'Infanterie Coloniale, 6e Cie de mitrailleuses, ne participera pas aux combats. Atteint de maladie – typhus ou dysenterie – contractée en service, il meurt pour la France le 17 février 1919 à Karensébès (Hongrie).



Son acte de décès a été transcrit à Brasparts le 24 juin 1920.
Le conflit se déclenchera en avril 1919. Les troupes hongroises attaquent les troupes tchèques et roumaines en mai, puis en juillet ; les troupes franco-roumaines vont contre-attaquer victorieusement, bousculer les troupes hongroises, les mettre en déroute avant d'occuper Budapest. Conflit qui entraînera la perte de plus de 10 000 soldats, dont près de 8 000 due aux maladies ...
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