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 Commémoration du 11 novembre (2015)

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Patrice Ciréfice
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Nombre de messages : 3413
Localisation : Brasparts
Date d'inscription : 09/02/2009

MessageSujet: Commémoration du 11 novembre (2015)   Mer 11 Nov - 12:14

La première lecture fut faite par le président des ACPG de Brasparts ...

"Août 1914: 342 Braspartiates sont partis aux armées. Dans le même temps, 29 autres Braspartiates étaient dans la marine. En cette année tombèrent 39 Braspartiates. Puis en 1915, 65 nouveaux Braspartiates rejoignirent l'armée.

Lorsque s'ouvre cette nouvelle année, la guerre est rentrée dans une nouvelle phase: les Alliés ont résisté à l'offensive allemande sur l'Yser...Les fusiliers marins bretons du contre-amiral Ronarc'h se sont couverts de gloire à Dixmude. Ils tiendront jusqu'au 16 novembre, perdant la moitié de leurs 6000 soldats et 80% de leurs officiers. Les fantassins belges et les tirailleurs sénégalais subiront des pertes du même niveau. Et si finalement Dixmude tombe, les Allemands ne parviendront pas à franchir l'Yser.
Aucun résultat décisif n'est donc intervenu... Le Front se stabilise, sur près de 800 km, de la mer à la Suisse.

Maurice Genevoix, qui fut lieutenant au 106ème d'Infanterie avant d'être grièvement blessé en avril 1915 dans la tranchée de Calonnes, écrit: “Les soldats se font terrassiers, puis troglodytes. Ils creusent des centaines de kilomètres de tranchées où ils vont vivre et mourir. C'est le temps des assauts sanglants pour un trou, pour quelques mètres.” 

1915 sera d'abord l'année des tranchées: il faut s'enterrer, se fortifier sur place; pendant plus de trois ans et demi le front ne changera pratiquement pas; les Allemands possèdent néanmoins un avantage considérable: ils ont conquis dix départements français ...Seules les mers, grâce à l'Angleterre, restent libres, permettant à la France d'importer ce qui lui est nécessaire. S'enterrer, se fortifier: la guerre devient sournoise et les techniques de combat suivent le même chemin: il faut tromper l'ennemi, le surprendre, l'anéantir peu à peu. Les mines, les grenades réapparaissent ..."

Un poème breton traduit en français fut lu par les enfants ...



Nous sommes dans nos tranchées
Sans savoir quand cela prendra fin

La nuit, quand nous pouvons dormir,
Nous sommes logés comme des blaireaux
Des souris ou des taupes
Nous avons creusé des boyaux sous la terre

La guerre est atrocement triste
Pour les enfants de Basse Bretagne
Ceux qui sont depuis longtemps dans les tranchées
A endurer tant de peines

Sous la neige, la glace, la pluie,
Et la mitraille, c'est terrible …

Nous sommes dans les tranchées
à endurer peine et angoisse ;
j'ai vu beaucoup de choses,
risqué mille fois ma vie,
et été deux fois blessé.

J'ai vraiment tout vu,
J'ai vu de nombreux amis rester à terre ;
sur le champ de bataille,
quand le combat est intense,
le sang rougit la terre ...


"1915 sera aussi l'année des offensives au coûts humains énormes: offensive de Champagne (février), bataille de Woevre (avril), batailles de l'Artois (100 000 soldats français tués), nouvelle offensive de Champagne (septembre), nouvelle bataille d'Artois (octobre)... Joffre voulait percer à tout prix. Alors les offensives devinrent de plus en plus formidables...Mais à chaque fois, le résultat fut identique: si la première ligne tombait, l'offensive se brisait sur la seconde. Et lorsque notre infanterie montait à l'assaut, après de formidables préparations d'artillerie, elle trouvait les positions ennemies presque intactes, des abris souterrains bétonnés, cuirassés d'où sortaient des feux croisés des canons et des mitrailleuses. Et Joffre, après chaque nouvel échec, disait: « Je les grignote... »

Au long de la Grande Guerre, le Carmel de Lisieux a reçu des milliers de lettres, accompagnées de balles, casques, obus et médailles transformées en ex-voto. Ces lettres de poilus, arrachées à l'abîme, ne font pas cependant que ressusciter la parole d'hommes humiliés et broyés par le fer et le feu.
Suivit le texte de Henri Sévellec, caporal-mitrailleur du 88ème Territorial lu par les enfants de l'école Sainte Thérèse :

La mitrailleuse Petite Fleur
Hôpital de Lorient,
le 31 décembre

Pour répondre à un vœu fait par mon frère, religieux bénédictin, au moment d'une blessure très grave qui faillit m'emporter en juillet de cette année, je dois relater les circonstances où se manifesta pour moi la protection de sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus.



En novembre 1914, ayant pris pour la première fois position devant l'ennemi à Baulne, village de l'Aisne, je me confiai comme d'instinct à la si douce protectrice de ceux qui souffrent. Sa bonté m'avait été révélée peu de temps auparavant par l'une de mes sœurs carmélite. Je baptisai donc ma mitrailleuse du nom de la Petite Fleur, et j'écrivis ce nom en toutes lettres sur son bouclier. Intrigués, mes camarades voulurent connaître le motif de cette étrange appellation, mais je préférai attendre les événements pour découvrir mon secret.



Or, à quelques jours de là, une balle passant par le créneau m'atteignit à la lèvre sans me faire aucun mal ; le lendemain j'échappai à un nouveau projectile ; et non seulement ma personne, mais, en maintes occasions, la Petite Fleur elle-même et ses servants se trouvèrent merveilleusement protégés. Si bien que, tout surpris de ces multiples préservations, mon chef me conjura un beau jour de lui dire ce que signifiait le nom de la Petite Fleur.



Je lui lus quelques récits des miracles de sœur Thérèse, et tout ému, il s'écria : Ah ! Maintenant je comprends la protection qui plane sur nous ! » ...



Le 3 juillet, je circulais dans les tranchées, quand une grenade, heurtant le sol, fit explosion et me causa quatorze blessures, sur lesquelles cinq auraient dû être mortelles. On accourut à mon secours, et, me sentant sérieusement touché, je jetai du fond de mon âme ce suprême appel à ma sainte si aimée : « Sœur Thérèse, c'est le moment de montrer que vous veillez sur moi ! »



Transporté à l'hôpital en auto-ambulance, on m'y opéra le lendemain ; mon état était très grave, et quand au bout de quatre jours le médecin-chef me déclara hors de danger, il me laissa bien entendre que « mon cas avait été fameux » ! En tout cela, comme dans la suite de ma convalescence, j'ai reconnu la douce main de sœur Thérèse, aussi je lui offre avec joie ma croix de guerre et ma médaille militaire. Lorsqu'on me remit ces décorations, je pensai intérieurement : « C'est ma petite sainte toute seule qui les a méritées. » …



Puis le texte se termina ...
"1915: les Alliés lancent l'attaque contre le Détroit des Dardanelles dans des conditions d'amateurisme désolant (février-mars) , échec cuisant qui coûtera, là encore, de terribles pertes dues tant aux combats qu'à la maladie... C'est à cette époque également que notre Marine, qui garantit notre liberté d'action mais n'aura que peu l'occasion de combattre, va supporter ses premières pertes et Brasparts perdre ses premiers marins...

En cette année 1915, la France aura perdu plus de 500 000 hommes mis hors de combat pour un résultat limité au plan stratégique. Et la libération du territoire n'est même pas entamée, l'échec de la « percée » étant total!
A l'instar des autres communes rurales françaises, le bilan sera lourd pour notre commune: 45 nouveaux Braspartiates et Saint-Rivoaliens tomberont en cette année noire... "

Le maire de Brasparts lut ensuite l'hommage à tous les "morts pour la France"





et ensuite fut remit la gerbe devant le Monument aux Morts de Brasparts mais aussi les fleurs de l'Ecole Sainte Thérèse







Survint ensuite l'hommage aux anciens puis le remerciement aux participants avant de rejoindre le pot de l'amitié ...

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