Le forum de Brasparts

Bienvenue sur le forum de Brasparts
 
AccueilPortailCalendrierFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion
Octobre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031     
CalendrierCalendrier
Sujets similaires
Derniers sujets
news

Partagez | 
 

 Commémoration du 8 mai (2015)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Patrice Ciréfice
super posteur
super posteur
avatar

Nombre de messages : 3413
Localisation : Brasparts
Date d'inscription : 09/02/2009

MessageSujet: Commémoration du 8 mai (2015)   Ven 8 Mai - 13:32



Cette année fut célébré un hommage à nos anciens combattants de la seconde guerre mondiale. Notre grand ancien, François Scouarnec reçut la médaille des ACPG, ayant été un prisonnier de guerre pendant 5 ans, après avoir participé à des combats d'une grande violence.
Le président de l'association, avec l'accord du Maire, s'installa dans l'église pour ne pas épuiser nos anciens. Voici les textes et les images prises lors de cette cérémonie ...
***
onsables, en Europe comme en Asie, ne respectèrent aucune loi ni aucune morale.

"Souvenons-nous de toutes les victimes innocentes des camps de la mort nazis,
Souvenons-nous de tous ces héros connus ou oubliés qui emplissent nos monuments aux morts,
Souvenons-nous de tous ceux qui ont souffert dans les combats, dans les camps de prisonniers, dans les geôles de leurs bourreaux, dans les bombardements
Souvenons-nous de toutes les familles éprouvées dans leur chair et dans leur âme
Souvenons-nous de tous ceux qui nous ont aidé à reconquérir notre liberté, avec une pensée particulière pour tous ces soldats qui ont débarqué le 6 juin 1944 sur les côtes de Normandie...

Associons, dans cette journée de souvenir, tous ceux qui ont fait le sacrifice suprême, mais aussi tous ceux qui ont souffert, dans les tranchées de la guerre de 14, dans les rizières indochinoises,  dans le djebbel algérien...
Associons nos soldats qui ont donné leur vie dans des combats plus proches dans le temps, Liban, Bosnie, Afghanistan, Mali, pour défendre la Paix.

Ils sont encore deux, “anciens combattants” de la seconde guerre mondiale, parmi nous... Alexis Creac'hminec, marin des Forces Françaises Libres, et François Scouarnec, soldat du 48ème RI, fait prisonnier en mai 1940 … Nous leur rendons hommage aujourd'hui.
Qu'ils continuent à porter Témoignage, devant nos jeunes, pour qu'ils sachent le prix de leur liberté: “l'héritage passe lentement d'une génération à l'autre, et il ne faut pas en perdre le miel en chemin”, disait Saint Exupéry.
Le souvenir est gage de paix, la mémoire est engagement pour l'avenir.  "





Puis succéda l'histoire de François Scouarnec  avec la participation des écoles de Brasparts pour la lecture de poèmes :



"1939 -1940 ...
Les soldats français, prisonniers de guerre des allemands, sont les oubliés de l'histoire.
Ils n'ont pas bénéficié de l'aura entourant les résistants, n'ont pas vécu l'épopée du débarquement, ni les artisans de la Libération, n'ont pas subi les horreurs des camps de concentration.
Pourtant, ils ont été plus d'un million et demi capturés et emmenés dans les stalags, et pour plus d'un million, la captivité aura duré cinq ans.
Quand ils sont rentrés au pays, dans leurs familles, ils n'étaient pas des héros...
Alors ils n'ont rien dit, ou pas grand chose, ils n'ont pas raconté cette vie derrière les barbelés.
Leur histoire est pourtant une histoire extraordinaire. J'ai choisi, avec notre association, de rendre hommage à notre ancien, François Scouarnec, ancien du 48e régiment d'infanterie.

Le 1er septembre, la Pologne fut envahie par les troupes allemandes et Varsovie fut atteinte dès le 9 septembre. Dès le 17, l'armée Rouge envahit à son tour la Pologne, laquelle fut rayée de la carte par la collusion germano-russe en trois semaines.
Le 3 septembre, la France et la Grande Bretagne déclarèrent la guerre à l'Allemagne. La ligne Maginot était le système défensif des Français, et couvrait la frontière de l'est et du nord-est, depuis Bâle jusqu'à Longuyon, avec de véritables forteresses souterraines.

François Scouarnec avait été incorporé au 48e RI le 15 octobre 1938, à la 9e compagnie, 3e section. Il était parti à l'été 1939 en manœuvre avec son régiment à Coëtquidan une semaine avant la guerre. Le régiment fut rappelé à Guingamp dès la déclaration de guerre et fut dirigé avec le 65e RI et le 137e RI vers Reims avant de rejoindre à pied la frontière dans le secteur de Sarreguemines. La population allemande fut évacuée vers l'intérieur du Reich, les routes menant en France furent minées, Dès le 3 septembre, la 21e Division d'Infanterie dont faisait partie le 48e RI, prend en charge le secteur de Bliesbruck. La 42e DI avait franchi la frontière et subi ses premières pertes avec les mines. La 21e DI fournit l'effort principal dans le secteur de la Sarre. Le Génie allemand avait fait sauter les ponts de la Sarre, et le Génie français vint reconstituer des ponts de bateaux, essentiellement en bois. Nos troupes progressent en territoire allemand sur une profondeur de 5 km et une largeur de 9 km. Il y a peu de résistance de la part des Allemands. Les villages vidés de leurs habitants sont déserts.
Le 13 septembre, l'avancée de la 21e DI est stoppée. Des réseaux de fil de fer barbelés sont mis en place en position défensive. L'artillerie allemande commence ses tirs et des soldats sont blessés. A la date du 15 septembre, la 21e DI a perdu 329 hommes (tués, blessés et disparus)...Le 21 septembre, elle reçoit l'ordre de repli pour être placée en réserve et est relevée par la 45e DI. Le déplacement se fait à pied, par un temps brumeux, sur des routes boueuses. Après une marche de 160 km, sous la pluie et sur de mauvaises routes, la division est mise au repos entre le 8 et le 12 octobre. Le 48e RI avait perdu 20 soldats tués par mines et par bombardements ...



Le guerrier (de Victor Hugo)

Vaincre ou mourir pour sa patrie,
Être vaillant dans le combat,
Pour son pays exposer sa vie,
Tel est le devoir du soldat.
Il sait d'une mâle assurance
Contempler la mort sans pâlir,
Et se dit avec espérance :
       Vaincre ou mourir !

Voit-il, dans le fort du carnage,
Sur son front planer le trépas ?
Il le reçoit avec courage :
Un guerrier ne recule pas.
Il se rappelle ses alarmes,
Les lauriers qu'il a su cueillir,
Et dit en déposant ses armes :
Sachons mourir !



"Puis le 48e , ainsi que sa division, est embarqué à destination du Pas-de-Calais, en direction de Boulogne où il prend ses quartiers d'hiver.
À la suite de l'offensive allemande du 10 mai 1940, le 48e est envoyé en Belgique où il doit tenir la position défensive sur la rive de l'Escaut au nord-ouest d'Anvers.
Le 23 mai, une puissante attaque d'infanterie ennemie à Armentières sur la route de Boulogne, puis à Lambres, appuyée par de l'artillerie et des mortiers sur Witternesse est repoussée. Le 48e RI se replie sur une voie ferrée de Berguette; à cours de munitions, les 2e et 3e bataillons sont capturé après une attaque de chars et de l'infanterie. Les morts du 48e RI au cours des combats (environ 80 hommes) ont été enterrés par des civils au cimetière de Blessy.
Les soldats prisonniers, initialement parqués dans des frontstalag, sont emmenés vers l'Allemagne, à pied, sans ravitaillement, jusqu'à Trêves en dix étapes. Pour des milliers de prisonniers, à bout de force et tenaillés par la faim, la marche vers le stalag fut un calvaire. Puis les soldats du 48 sont embarqués dans des wagons à bestiaux jusqu'à Koenigsberg, en Prusse Orientale, qu'ils rejoignent au bout de deux jours, toujours sans ravitaillement …"



Pour un instant (Jean Feyrin)

J'ai dormi dans les champs, j'ai dormi n'importe où,
Sur le sol caillouteux, au fond de quelque trou.

Malgré la dureté du sol, malgré la boue,
Sur mon bras replié, j'ai reposé ma joue !

Ma croix ? Je l'ai portée à travers les chemins,
Harassé, trébuchant, courbé, tendant les mains.

J'ai marché, tant marché … des pas, des kilomètres,
J'allais, le ventre creux, vaincu, suivant nos maîtres.

Et de l'aube au couchant, j'avançais sans répit ;
La pluie et la sueur ont collé mes habits !

Feu coulant dans mon corps, nuit enrobant mon âme,
Ma chair meurtrie a du subir la marque infâme.

Ferrade où j'ai connu le fer de la douleur,
Ma bouche s'est crispée en refoulant mes pleurs.

J'ai souffert, prisonnier, pauvre bête de somme :
La peine, le travail, le souci usaient l'homme.

J'ai déchiré mon cœur aux barbelés du camp !

Mais j'ai vécu ! ...

"Les prisonniers, à priori du nombre de 25 000 dans ce camp, le stalag 1 A, sont nourris de 3 à 4 pommes de terre par jour. Les pertes sont alors régulières. Début août, les Bretons sont retirés de ce camp et emmenés au stalag 9 B près de Francfort où ils arrivent le 15. Nombre d'entre eux seront employés dans des fermes où les jeunes hommes sont mobilisés.
Notre ancien combattant, François Scouarnec, travaillera dans 3 fermes d'un même village avec Jean Louis Morvan de Brasparts, Jean Louis Le Goff de Plonévez, Yves Moal de Spézet. Chaque soir, ils seront enfermés dans une salle qui se trouve au-dessus du bar du village, et gardés par deux soldats anciens revenus de Russie.
Kommandos agricoles, les prisonniers vont effectuer de longues journées de labeur, et souvent, à partir de 1942, ils deviendront commis des fermes ...mais toujours surveillés et enfermés le soir.
Ils y resteront jusqu'au 26 mars 1945, date à laquelle les prisonniers seront évacués à pied en direction de l'Autriche et seront finalement abandonnés près de Munich par les Allemands et libérés par les Américains. Ils reviendront dans notre pays le 15 mai 1945."



Noël 1945 (Pierre Massé)


Après six années de tristesses
Et d'espoirs tant de fois déçus,
Saluons avec allégresse
Ce beau Noël tant attendu.

Le canon se tait sur la terre,
La mer, les cieux se sont calmés ;
Que maintenant notre prière
Monte de nos cœurs apaisés.

Car malgré les deuils et les ruines
Qui sur nous se sont acharnés,
La France debout les domine
D'un regard plus rasséréné.

Mais pour que ce regard s'achève
Dans un sourire de bonheur,
Il faut réaliser le rêve
Qui seul vaincra tous nos malheurs.

Ce rêve est que les mains se serrent
Dans un accord loyal et franc. (...)

Bannissons tous les égoïsmes,
Et que, dans un élan vainqueur,
Fiers d'un ardent patriotisme,
S'unissent enfin tous les cœurs. (...)



" Aujourd'hui, les historiens commencent à se rendre compte de la violence des combats de 1940, et les pertes furent très lourdes : près de 123 000 morts et environ 300 000 blessés.
Bien évidemment, nous n'oublions pas nos Braspartiates tombés au Champ d'Honneur en 1940 :

Louis Revelen, 31 ans, du 11e RCAL, tombé à Charleroi le 14 mai
Félix Le Corre, 26 ans, du 35e RAD, tombé à Calais le 26 mai
Jacques Marie Derrien, 26 ans, du 106e RAL tombé à Dunkerque le 1er juin
Jean François Omnès, 38 ans, du 11e Rgt de chars d'assaut,  tombé à Ste Ménéhoulde le 3 juin
Alphonse Rouxel, 37 ans, de la 11e Légion de gendarmerie, tombé à Albonne le 8 juin
Alain Le Mével, 33 ans, du 207e RAL, tombé à Chappes le 17 juin
Yves Marie Coant, 28 ans, du 19e Bon du Génie, tombé à St Denis de l'Hôtel le 18 juin

mais aussi
Jean Le Coz, 26 ans, mort des suites de ses blessures en 1942
de Ernest Péron, 22 ans, mort en camp le 19 avril 1942
de son frère Yves, 21 ans, disparu en mer le 17 novembre 1943

de Ihil Perper et de sa famille, massacrés à Sobidor en 1943 "

François Scouarnec reçut sa décoration (photo du haut) puis ce fut l'allocution du Maire de Brasparts ...





A l'issue, l'ensemble des participants se regroupa devant notre Monument aux Morts : les enfants de l'école Sainte Thérèse déposa son bouquet puis le Maire et nos deux anciens de la Seconde Guerre Mondiale déposèrent la gerbe ...







***

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://gw4.geneanet.org/index.php3?b=padraig1
 
Commémoration du 8 mai (2015)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Commémoration du 8 mai (2015)
» Commémoration du 16 août 2016
» Commémoration de l'assasinat de l'Empereur Jacques 1er, fondateur d'Ayiti
» Obama, Sarkozy: la guerre des ego. (Que le ton a changé depuis!)
» Commémoration du 8 mai à Brasparts

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le forum de Brasparts :: un peu d'histoire :: Mémoire des Braspartiates-
Sauter vers: