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 Les recteurs de Brasparts avant le Concordat

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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Les recteurs de Brasparts avant le Concordat   Sam 20 Nov - 11:13



1. Recteurs de Brasparts, avant le Concordat :


Avant 1644, nous ne connaissons que sept recteurs de la paroisse de Brasparts. Le premier, Louis Kerguern, n'était en fait que le titulaire de paroisses dont il recevait créance...

1373: Jean Fraval, contraint de démissionner du sous-diaconat en chef de Quimper pour être nommé recteur de Brasparts. Il décède en 1376 à Brasparts et est remplacé par

1376: Geoffroy Raymond, clerc de Tréguier

1440- 1450: Allain de Quilbignon, est remplacé en 1450 après sa nomination comme recteur de Ploedmaez

1450: Olivier Nobletz, clerc du diocèse du Léon, familier du cardinal Alain, quitte sa paroisse de Tremenech pour Brasparts

1534 : Louis Kerguern, chanoine de Quimper et titulaire de onze autres paroisses.

1561 : Alain Jézéquel.

1617-1635: Jean Tournellec
Après 1644, nous disposons d'une liste exhaustive grâce aux registres paroissiaux dont le recteur avait la charge. Nous n'avons guère d'informations sur les hommes, si ce n'est à travers les registres de délibération du général de paroisse, où par les registres de décès... Le recteur le plus connu reste Guillaume le Bihan, du fait des évènements de son époque: la Révolution, la persécution religieuse qui suivit la Constitution Civile de clergé.

1644-1650 : Guillaume Conan.

1650-1673 : Mathieu Larrer
. "En sa maison de Châteaunoir qu'il a fait nouvellement bâtir, fonde une chapellenie ou collège de 3 chapelains et d'1 doyen, desservie dans l'église paroissiale."

1673-1679 : François Amice, se démet.- (Querrien 1645 – Quimper 1697) Chanoine de Cornouaille à Quimper en 1680 où il décède le 15 janvier 1697.

1679-1681 : Jean Fenice.

1682-1685: Guillaume Hergoualc'h.

1685-1690: Alain Bélérit
(St Pol de Léon 1644- Brasparts 1690)

1690-1700: Jean Le Boterff. Devenu théologal de Dol, puis vicaire général (3 août 1716) et archidiacre (1717), il y décèdera en 1719.

1700-1707 : Olivier-Jean Le Mavic (Irvillac 1659 – Landrévarzec 1732).

1707-1719 : Jean Pichavant (ca 1659- Brasparts 1719).

1719-1750 : Jacques Boterel. (ca 1686 – Brasparts 1750)

1751-1763: Jean Drouillard. (Nizon 1709 – Moëlan 1783)

1763-1782 : François Maugy. (Quimperlé 1722 - ? )

1782-1802 : Guillaume Le Bihan.
Né à Brasparts le 16 février 1745, prêtre en 1769. Aimé de ses paroissiens, toujours soucieux d'aider ses semblables, il fut caché par eux lorsque se déclencha la persécution religieuse.
Refusant de prêter serment, il demeura caché jusqu'en 1793; arrêté par les gendarmes du Faou, à Penhoat, en Brasparts, il fut conduit à Landerneau, puis au château de Brest. En brumaire, on le retrouve en détention à Quimper. En germinal an VII, on saisit dans une de ses retraites à Brasparts, quelques correspondances à son adresse, des effets lui appartenant, mais le prêtre avait pu s'esquiver et se cacher à nouveau.
Nommé curé de Châteauneuf au Concordat, il donna sa démission, le 28 juillet 1813, et mourut à Châteauneuf le 16 décembre 1816. A Brasparts se cachaient d'autres prêtres comme Yves Le Page, Germain Favennec (de Pleyben), Jean Le Bourlès (vicaire de Lannédern), François-Marie Balanec (de Lennon), Yves Le Goff (futur recteur de Lannédern)

Le 3 avril 1791, Jean Saouzanet, professeur de rhétorique au Séminaire de Quimper, né à Pont-Croix le 28 avril 1748, prêtre en 1774, qui avait prêté le serment le 23 janvier 1791, est élu curé de Brasparts mais n'accepta pas. Le 6 mai 1792, il fut élu curé de Fouesnant et cette fois il accepta. Il mourut à Fouesnant le 14 juillet 1804.


Dernière édition par Patrice Ciréfice le Jeu 2 Déc - 11:38, édité 1 fois (Raison : Ajour de recteurs antérieurs à 1644)
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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Re: Les recteurs de Brasparts avant le Concordat   Mar 23 Nov - 13:42

2. Recteur de paroisse sous l'Ancien régime.


Sous l'Ancien Régime, le recteur occupe une place importante dans la paroisse dont les intérêts religieux lui sont confiés.
Nommé par l’évêque, il peut être secondé par un ou plusieurs vicaires dans les paroisses les plus importantes, ce qui était le cas à Brasparts.

Si l'on résume son rôle dans la paroisse:
- Il est l’autorité morale de la communauté : tous les grands moments de la vie (naissance, mariage, décès) sont bénis par lui.
- Il lit, après la messe, les messages importants de l’intendant ou de son délégué.
Il est seul chargé de tenir les registres de baptême, mariage et sépulture. A partir du 10 juillet 1632, les registres sont tenus en langue française, selon le veu de l'official de Cornouaille afin que "les témoins qui signeront lesdits certificats sachent ce qu'ils signeront".



- Il fait partie du général de la paroisse ; il a droit d'assister à toutes les séances, où il siège au premier rang, sans pouvoir jamais présider.
- Il signe le premier les délibérations, mais il ne donne son suffrage qu'après le président, qui lui-même n'opine qu'après tous les autres délibérants.






- Quand le recteur a quelque proposition à faire, il se retire après avoir fait son réquisitoire, pour ne pas entraver la discussion.
- Il lui est interdit d'écrire de sa main les procès-verbaux des séances.
- Il détient une des trois clés du coffre-fort où sont déposés les fonds de la paroisse et une des trois clés du coffre aux archives, où sont déposés les registres des délibérations; mais il ne peut ouvrir aucun de ces coffres, si ce n'est en présence du procureur fiscal et des trésoriers en charge, porteurs des deux autres clefs. Vous pouvez admirer l'un de ces coffres (et l'une de ces armoires) dans l'église de Brasparts.





- Il lui est absolument défendu d'emporter au presbytère les registres des délibérations, de s'emparer de l'argent de la paroisse ou des confréries, d'engager aucune dépense sans le consentement du général...

- Le recteur a droit à un logement convenable, qui lui est fourni par la paroisse en argent ou en nature. C'est en 1698 qu'est construit le premier presbytère de Brasparts, les paroissiens ayant décidé unanimement de ne plus payer les 100 livres annuelles à leur recteur pour son logement. Quand il reçoit son logement en nature, il est tenu aux grosses et aux menues réparations, ce qui lui impose une lourde charge.

A sa mort, ou en cas de résignation volontaire, le procureur fiscal et les trésoriers en charge doivent immédiatement faire apposer les scellés sur son mobilier. Ils font dresser procès-verbal de l'état du presbytère et de ses dépendances et mettent en adjudication les réparations. Les meubles ne sont rendus que lorsque le recteur ou ses héritiers ont payé les réparations ou donné des sûretés pour le payement.
Si les héritiers abandonnent la succession, les meubles sont vendus au profit de la paroisse.
Si le recteur ou ses héritiers résistent et portent l'affaire devant les tribunaux, ils sont invariablement condamnés et bon gré, mal gré, obligés de remettre à neuf le presbytère.
Dans les paroisses rurales, une convention est passée entre le recteur et le général de la paroisse pour décharger les premiers des grosses réparations, et ils ne sont alors tenus qu'aux réparations locatives (fourniture et entretien des serrures, clefs, loquets, portes et fenêtres, targettes, vitrages, pavés, blanchissages et ardoises volantes).

- Le recteur est chargé de célébrer la grand-messe du matin, généralement aidé de son curé. Les vicaires sont eux chargés de la messe du matin à laquelle se rend une partie des paysans – qui reviennent ensuite garder les fermes et soigner le bétail...


Sources:
A. Dupuy, L'administration municipale en Bretagne
Archives Départementales du Finistère (Registres paroissiaux et série 27G Brasparts)
Alain Croix, La Bretagne aux 16e et 17e siècles, Maloine éditeur



Dernière édition par Patrice Ciréfice le Ven 26 Nov - 9:30, édité 2 fois (Raison : Ajout de photos du coffre)
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MessageSujet: Re: Les recteurs de Brasparts avant le Concordat   Jeu 25 Nov - 10:34

3. Les revenus du recteur de Brasparts






Les revenus d'un recteur varient selon qu’il perçoit la portion congrue, sorte de pension annuelle d’environ sept cent livres versée par l’évêque, ou les dîmes, ce qui est le cas du recteur de Brasparts. Il retient à son profit une partie des récoltes (à la trentième gerbe) des paysans. Cette dîme est exempte d'imposition, le recteur se chargeant lui-même de les lever lui-même.

Depuis 1698, il dispose d'un presbytère et d'un petit domaine, exempté d'imposition, qu'il a a charge d'entretenir (ou de faire entretenir, ce qui est le cas ici).

Le Conseil d'État, par une loi du 20 mars 1708, confirmée par l'arrêt du 27 juillet 1729, impose aux bénéficiaires le devoir de passer tous baux de leurs biens et dîmes par devant notaires – l'administration fiscale ayant bien évidemment besoin de connaître les choix retenus par les bénéficiaires pour les exempter ou non d'imposition (levée ou non de la dîme, origine des biens du bénéfice, importance de ces biens – sont taxés les biens excédant “quatre charrues”...)





Le recteur se heurte de fait à trois difficultés: trouver la main d'œuvre (domestique à gage) pour cultiver son petit domaine s'il ne le fait lui-même, lever les dîmes (donc engager des “chercheurs de dîmes” dans chaque hameau pour piquer, amasser, décharger, délier les gerbes, et les livrer), vendre les produits obtenus (selon des tarifs établis par le Parlement).

Malgré la faible mise en valeur du pays, le recteur de Brasparts n'est pas si pauvre, même s'il participe au salaire de ses deux curés, d'autant qu'il bénéficie de ressources complémentaires que sont les fondations d'obits, les chapellenies, les messes hautes et basses, les prestimonies, ... ainsi que nous le confirment ces déclarations de marguilliers faites le même jour de 1729 devant notaire.







Sources:
A. Dupuy, L'administration municipale en Bretagne
Archives Départementales du Finistère (Registres paroissiaux et série 27G Brasparts)
Pierre de Vaissière, Curés de campagne de l'Ancienne France, 1921-1922
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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Re: Les recteurs de Brasparts avant le Concordat   Jeu 9 Déc - 20:52

4. Chapelles, messes et fondations


Qu'est-ce qu'une fondation?

On nomme fondation, les donations ou legs qui ont pour objet l'établissement d'une église, d'un bénéfice, d'un collège, d'un hôpital, d'une congrégation religieuse, ou qui sont faits à des communautés ou églises déjà établies, à la charge de messes ou prières annuelles, ou de quelque autre oeuvre pie. Ces fondations font l'objet d'un acte passé devant notaire:



Au XVIème et XVIIème siècles, l'on croyait à la toute puissance de la messe et de la prière pour la santé des corps, la bonne marche de l'agriculture et le salut des âmes. D'où l'institution de messes – hebdomadaires ou mensuelles, ou encore à perpétuité pour les anniversaires de décès appelées obits.



Les fondations sont souvent liées à des clauses testamentaires: les descendants ou les héritiers se chargent annuellement de faire célébrer des messes et des services pour les défunts. Les bénéfices peuvent être payés sous deux formes: en espèces ou en nature. Dans le cas présent, les bénéficiaires sont les prêtres et les fabriques de la paroisse:



d N'oublions pas que la paroisse comprend parfois un grand nombre de prêtres. Entre 1695 et 1700, pas moins de 10 prêtres sont présents entre l'église de Brasparts, la chapellenie de Saint Caduan, l'église trèviale de Saint Rivoal: le recteur de la paroisse, son curé (Eguiner Riou puis Louis Riou puis Jean Le Joncour) et les prêtres desservants (Barnabé de la Goublaye, Yves Chulou, Jean Page, Yvon Le Bihan, François Le Joncour, Jean Le Bourlaix, Hervé Coloigner, R. Le Bihan, Anselme Jean le Guillou)...

Viennent ensuite les conditions imposées par contrat notarié:



Une partie de l'argent est destinée à la fabricque qui gère les biens de l'église, l'autre au recteur ou au prêtre de la chapellenie (de l'ordre de 2/3, 1/3).

Ce contrat est validé tant par le recteur (ou son représentant) que par les fabriques de la paroisse (ici les fabriciens de St Tujan et de Notre Dame):



Bien évidemment, copie de ce contrat est conservé par les parties prenantes:



Rien n'est omis sur ce type de contrat, le testateur fournissant les hypothèques éventuelles:



Comme c'est le cas ici, les autres confréries ne sont pas omises, tant le souci de sauver son âme inquiète le testateur...



Le tout est bien évidemment validé dans le texte par le notaire...



Et bien évidemment le sceau du notaire royal permet d'authentifier l'acte...


La messe quotidienne est la plupart du temps matérialisée par la fondation d'une chapelle, d'un autel.
C'est là un signe extérieur de richesse que de fonder une chapellenie, désservie par un chapelain, doté d'un petit bénéfice, chargé d'y assurer les messes. Ainsi à Brasparts, la chapelle Saint Caduan, fondée par messire Philippe de Kerret, et la chapellenie de Castel Du fondée par messire Mathieu Larrer, recteur de Brasparts.

Les fondations doivent être libres et volontaires de la part de ceux qui les font. Les fondations faites, même par testament, dans des églises de communautés religieuses ou séculières, sont nulles lorsque ces communautés n'ont pas de lettres-patentes, suivant l'édit de 1666.

Le concile de Trente avait décidé de limiter ces fondations en donnant aux évêques le droit de veiller à leur exécution et de fixer l'honoraire des prêtres. Mais les clauses ne pouvaient en être changées car dument enregistrées.
Les rois ont légiféré sur ce sujet, notamment par l'édit d'août 1749, pour limiter les excès possibles: chaque nouvelle fondation doit être autorisée “en vertu de notre permission expresse portée par nos lettres-patentes, enregistrée en nos parlemens ou conseils supérieurs, chacun dans son ressort.”

Cela établi, les redevances annuelles, destinées à acquitter des fondations, sont réputées imprescriptibles. Mais avec le temps, la montée des prix, ce type de revenu se déprécie régulièrement et rapidement. Et les recteurs procède parfois à des réductions des fondations... Lorsque les fondations ne sont pas réduites, le ministère public et les descendants et parents des fondateurs peuvent contraindre les fabricques, les communautés et les bénéficiers de célébrer le service, et faire tout ce qui est prescrit par le fondateur.

Avec la Révolution, le système s'écroule rapidement.
Le 2 novembre 1789, l'Assemblée Nationale vote la nationalisation des biens du clergé. Cette décision fait suite à une proposition de Talleyrand, évêque d'Autun, pour faire face à la banqueroute prévisible du royaume après les premières secousses révolutionnaires.
“ Le clergé, dit-il, n'est pas propriétaire à l'instar des autres propriétaires. . Quelque sainte que puisse être la nature d'un bien possédé sous la loi, la loi ne peut maintenir que ce qui a été accordé par les fondateurs. Nous savons tous que la partie de ces biens, nécessaires à la subsistance des bénéficiers, est la seule qui leur appartienne, le reste est la propriété des temples et des pauvres. Si la nation assure cette subsistance, la propriété des bénéficiers n'est pas attaquée...”
Ces biens, constitués de propriétés agricoles et d'immeubles, sont très importants: ils résultent des innombrables dons et legs des fidèles au cours des siècles précédents. A Brasparts, ce sont les fonds constitués par les confréries, l'argenterie et le trésor de l'église, qui sont directement visés et saisis.
Tous les titres de propriété sont transférés à la Nation; la dîme a été supprimée le 4 août 1789, privant de revenu tous les prêtres à portion congrue: en contrepartie, Mirabeau propose que l'Etat prenne à sa charge le salaire des prêtres (1200 livres par an), les frais du culte, les charges sociales (les secours apportés aux indigents par les recteurs sur leur pécule) et éducatives qui relevaient de l'Eglise.
La Constitution Civile du Clergé va terminer l'oeuvre de destruction entreprise par Talleyrand et Mirabeau...


Sources:
Archives diocésaines et départementales
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