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 Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre: 1915

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iroise47



Nombre de messages : 1
Localisation : finistere
Date d'inscription : 13/06/2014

Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre: 1915 - Page 3 Empty
MessageSujet: Je cherche les familles   Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre: 1915 - Page 3 Icon_minitimeJeu 26 Juin - 14:46

Patrice Ciréfice a écrit:
Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre: 1915 - Page 3 041_je10

Jean Paul Laurent Marie OMNES, marin, né le 9 août 1893 à Kersébéliet, est fils de Pierre Marie et de Marie Catherine Gourlay, cultivateurs à Porsclos. Incorporé le 27 novembre 1913, il rejoint les Équipages de la Flotte. Après deux périodes de formation, il est embarqué le 15 février 1914 comme fusilier sur le « Léon Gambetta »,  un croiseur-cuirassé de 12 400 t, 22 n, lancé en 1901, armé de 4 canons de 194 mm, 16 de 164 mm et 22 de 47 mm..

Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre: 1915 - Page 3 042_le10

Le Gambetta faisait partie d'une flotte de quatre croiseurs,  leVictor Hugo, le Jules Ferry, le Waldeck Rousseau et le Léon Gambetta, chargée de patrouiller à l'entrée de l'Adriatique pour conserver aux Alliés la liberté de manœuvre en Méditerranée. Leur ligne de surveillance courait  de Cap Dukato (Iles Ioniennes) à Santa Maria di Leuca, située à l'extrémité du talon de la péninsule italienne. Le Gambetta, était le plus près des côtes italiennes.

Cette mission de patrouille, située loin de son port d'attache, Malte, prêté par les Anglais, est une mission particulièrement pénible. Le romancier Paul Chack, membre du cuirassé-amiral Courbet, qui a vécu tout le blocus embarqué, donne son sentiment: “J'ai gardé le souvenir d'un ennui écrasant et d'une énervante lassitude. Nous attendions quelque chose qui jamais ne venait, qui jamais ne viendrait... Nous avions tous le sentiment de tourner une lourde meule pour moudre du vent.”

Imaginons nos marins participant au blocus depuis septembre 1914 ... Le rythme imposé est de patrouiller 7 à 8 semaines de rang puis de relâcher une dizaine de jours à Malte avant de reprendre la mer. Les réparations nécessaires sont parfois négligées si elles doivent trop durer... Quant à l'ennemi, il est par trop invisible: les sous-marins autrichiens, souvent de mauvaise qualité, restent dissimulés dans les flots, guettant leur proie...Quant à la flotte autrichienne, elle ne bouge pas de ses bases...

Pourtant, la mission est d'importance: permettre l'accès à la Méditerranée à la flotte autrichienne, bloquée dans son port, l'autoriserait à les prendre à revers les Alliés alors à l'offensive dans les Dardanelles. Alors, les marins veillent...Croiseurs et torpilleurs d’escadre assurent un strict blocus des ports autrichiens. Tâche surhumaine avec les opérations de patrouilles incessantes et les terribles corvées de charbonnage en pleine mer, à la merci de la première torpille.

Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre: 1915 - Page 3 043_cr10

Au début de mars, un plan de blocus est établi, précisant les points de ravitaillement et de rendez-vous pour la division d’Adriatique, ainsi que des routes de patrouille. Aux longs parcours nord-sud qui coûtent du charbon ,on substitue des routes en latitude à l’ouvert du canal d’Otrante. L’opération des Dardanelles a échoué et l’on prévoit qu’au lieu du rapide dénouement de la situation en Méditerranée, la guerre va être longue. Plus que jamais il faut aider l’armée serbe. Le canal d’Otrante grouille de sous-marins ennemis. Un entrefilet significatif d’un journal de mars 1915 nous apprend que « des difficultés s’élèvent pour le ravitaillement du Montenegro et de la Serbie par l’Adriatique. Les équipages des vapeurs refusent d’appareiller, par crainte des sous-marins, ou soudoyés par l’ennemi dont le service d’espionnage est des plus actifs ». Une ligne de croisière est établie entre le talon de la botte italienne (le cap Santa Maria di Leuca) et l’ile sainte-Maure à l’entrée nord du golfe de Patras. Quatre bâtiments font chacun un quart du trajet : Victor-Hugo, Jules-Ferry, Waldeck-Rousseau, Léon-Gambetta .

Le Gambetta,   commandé par le capitaine de vaisseau André, avec à son bord le contre-amiral Sénès, commandant de la 2e division légère de l'Armée navale, poursuit inlassablement sa mission, veillant à ne pas trop consommer de charbon, réduisant sa vitesse, oubliant la nuit le danger sous-marin... et exécutant fidèlement l'ordre de patrouiller sur le même itinéraire...
C’est sur son secteur de surveillance de 25 miles que le Gambetta est torpillé dans la nuit du 27 avril 1915 à 0 h 20, par l’U. 5, Commandant von Trapp à 14 miles du Cap Santa Maria di Leuca . La relève vient d'être effectuée tant parmi les marins que les officiers. Personne à bord ne se doute du piège qui est en place...

Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre: 1915 - Page 3 043_ga10

Un U5, sous-marin de type Holland, commandé par le lieutenant Georg Ritter von Trapp, était parti de Cattaro le 24 avril. L’équipage était composé du commandant, d'un deuxième officier et de 14 sous-officiers et marins. Il n'était pas équipé de radio, sa mission était de longer les côtes du Monténégro et de l'Albanie, à la recherche de navires à couler. Sa route a déjà croisé la route d'autres navires français, mais pour diverses raisons -qualité des bâtiments (torpilleurs) jugés trop dangereux, ou problèmes techniques- son capitaine a choisi l'attente.... jusqu'à cette  nuit d'avril...
Le bâtiment prend rapidement de la bande. Dans les entrailles du navire, c'est l'horreur et peu de marins au repos parviendront à s'en extraire...Paul Chack a  décrit ces minutes fatales dans son livre “Patrouilles tragiques dans la nuit.” Les marins et leurs officiers, conscients du drame, crient “Vive la France” par trois fois avant de suivre l'ordre de leur chef qui leur demande d'abandonner le croiseur. Le capitaine d'armes entonne le chant des Girondins, “Mourir pour la Patrie ...”.

Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre: 1915 - Page 3 045_ga10

Un seul canot peut être mis à l’eau. Il est prévu pour 58 hommes, mais 108 marins parviennent à y prendre place, et comme le temps est beau, ils font route aussitôt vers la côte italienne. Il est 2 h. Le canot atteindra miraculeusement le village de Santa Maria vers 8h du matin. L’alerte aussitôt donnée, de Tarente et de Brindisi, des torpilleurs se portent sur les lieux du drame. Des 500 hommes qui se trouvaient à l’eau à minuit, ils ne retrouvent que 29 survivants épuisés.

108 survivants gagnèrent la côte dans un canot, 29 survivants furent repêchés sur les lieux du naufrage par la marine italienne. On ne retrouve aucun officier . Le Capitaine de Vaisseau André, commandant le Léon-Gambetta et l’Amiral Senes sont parmi les 684 morts  ainsi que que 143 finistériens parmi lesquels:
le maître torpilleur  Jean Louis  MARTIN, 1874, de Brennilis
le second maître torpilleur  Pierre Jean  PERSON , 1884, de Pleyben
le quartier maître électricien  Marcel Jean Yves  CEVAËR, 1893, de Lopérec  
le matelot de 1re classe breveté infirmier  Yves  LE MOAL,1889, de Pleyben
le matelot de 3e classe  Jean Paul Laurent  OMNES, 1893, de Brasparts

Le Léon Gambetta ne possédait pas de gilets de sauvetage, lesquels ne seront adoptés par la Marine que plus tard, au moment de la guerre sous-marine à outrance...

Le jugement déclaratif a été transcrit à Brasparts le 28 juin 1916.

Note: beaucoup de Braspartiates connaissent le capitaine von Trapp, sans le savoir ... Qui ne souvient du film « La mélodie du bonheur », de Robert Wise? Christopher Plummer tient le rôle du capitaine...

Mémorial des Braspartiates dans la Grande Guerre: 1915 - Page 3 044_ge10

Bonjour à vous

Rédactrice bénévole à l'association "aux marins", je cherche des informations biographiques sur les marins morts ou disparus dans le torpillage du Léon-Gambetta, particulièrement, bien sûr, Jean Paul Laurent Omnès, enfant de Brasparts et figure du monument aux morts.
L'association rédige des biographies, qui sont mises en ligne sur www.auxmarins.net,
et expose les photos qui lui sont adressées à cette fin au cénotaphe de la pointe saint-matthieu à Plougonvelin.
Une cérémonie d'hommage aura d'ailleurs lieu le 16 mai 2015, à la fois pour les marins du Léon-Gambetta et les marins du Bouvet.

Si vous avez des informations concernant la vie de ces marins avant la guerre, des photos, contactez-moi par l'intermédiaire de ce site, ou à assauxmarins@orange.fr

Merci beaucoup
Denise Bourven
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