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 Brasparts, 16 août 1944

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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Brasparts, 16 août 1944   Jeu 6 Aoû - 11:21

Le 16 août prochain, 65 ans après les évènements, Brasparts se souvient...

La commune venait de fêter son premier Pardon de commune libérée.

Depuis le 3 août, la Bretagne était en insurrection; le 4, le général Koenig avait décidé de mettre en place l'Etat-Major qui devait prendre le commandement des F.F.I. en Bretagne, ce qui fut fait le soir même (photo ci-dessous). Les maquis représentaient alors 30 000 hommes armés, pour certains encadrés depuis le 6 juin par des SAS de la France Libre.



La percée américaine, favorisée par l'action des maquis, avait contraint les allemands à effectuer un large mouvement de repli vers Lorient, Brest, Crozon... Le 6 août, les américains appuyés par les mouvements de résistance, rentraient dans Lesneven, le 7 à Guipavas...

Les parachutistes allemands de la 2ème division cherchaient à repousser l'échéance par des combats retardateurs dans les montagnes noires et les monts d'Arrée. Les combats du Huelgoat notamment avaient été particulièrement violents et les populations civiles n'avaient pas été épargnées... Après les combats du Nivot, dont Brasparts et Lopérec feront également mémoire ce 16 août, les villages du secteur avaient été miraculeusement épargnés, par un ordre de repli immédiat reçu par le commandant allemand qui dirigeait les opérations...

Brest était presque encerclée. Les combats se concentraient sur la ville et la presqu'île de Crozon. Le général Ramcke venait d'ête nommé chef de la forteresse et avait fait procéder à l'évacuation de la majeure partie des habitants.

De nombreux prisonniers allemands, capturés notamment dans le secteur de Huelgoat et Laz, avaient été regroupés à Brasparts, commune qui paraissait hors d'atteinte de l'ennemi. Leur moral, selon les témoignages, étaient bas: ils étaient bien traités, même si la plupart avait du abandonner leurs bottes pour des boutou-koat...

La surprise fut totale le 16 août au petit matin lorsque la compagnie parachutiste du lieutenant Lepkowski, composée de 2 blindés légers équipés de canons de 20mm, de 2 half-tracks américains saisis lors d'une embuscade près de Huelgoat, et d'une colonne de camions, fit irruption dans Brasparts. L'attaque se porta successivement sur l'école Saint Michel, le bourg, l'école publique...

***********************

Roger Jézéquel, à l'époque correspondant du Télégramme, écrivit un article lyrique et émouvant dix ans après les faits, dans lequel il relatait cette attaque. En voici le texte:

« A sept heures du matin en ce lendemain du grand pardon de Brasparts, le bourg sommeille encore, hormis les trois FFI préposés à la garde des 144 allemands, prisonniers au bas du bourg dans les bâtiments de l'école laïque des garçons.

Soudain, un bruit de camions...? Venant de la direction de Saint-Rivoal, une colonne blindée, arborant un grand drapeau français fait une entrée bruyante dans l'agglomération. Quelqu'un s'écrie: « Les Américains... les Américains... »

Tout le monde se précipite. Chacun veut être parmi les premiers à saluer les libérateurs. Une violente fusillade accueille les premiers vivats d'allégresse... Des bruits de bottes... des vitres volent en éclats. Hélas! Ce ne sont pas les Américains mais une longue file de camions militaires bondés d'Allemands armés jusqu'aux dents qui arrivent à Brasparts tenter d'effacer cette honte que constitue pour eux la présence de 144 des leurs, aux mains d'une poignée de Résistants. Sous le couvert du drapeau français, ils font route depuis Brest, coupant sur leur passage toutes les communications téléphoniques. En chemin, ils ont capturé deux F.F.I. Qui voyant passer la colonne où flottait le drapeau tricolore, se sont présentés devant les camions aux environs du Tréhou. Ils sont là, tous deux, sous bonne garde dans l'un des véhicules: ficelés dos à dos.

Rapide, l'opération dura une heure. Surpris dans leur cantonnement de l'Ecole des Frères, 21 F.F.I., ayant à peine le temps d'esquisser un mouvement de résistance, sont cernés et capturés. Ti Zeff, l'un d'eux, en voulant sauter par une fenêtre avec sa mitraillette Sten fut cueilli par une grenade et blessé. Comme ses camarades F.F.I., il fut trainé sur la route, jeté avec ses compagnons dans un véhicule où les coups de crosses pleuvaient. Ty-Zeff fut soigné par l'infirmier Goasguen et l'abbé Capitaine, qui lui avait administré l'extrème-onction.

Se défendant comme de beaux diables, leurs trois camarades qui assurent la garde des prisonniers sont tués à leur poste de combat à l'école publique du bas du bourg. Les visites domiciliaires se précipitent. Alertée par le bruit, Suzanne Corre entrouvre sa fenêtre. Un soldat allemand la fusille à bout portant.

Les Allemands emmènent les 144 prisonniers, 21 F.F.I.; un garagiste, Yves Calvez, suspecté de travailler pour la Résistance, et un ecclésiastique, l'Abbé Capitaine, arrivé de Brest la veille au soir, mais soupçonné d'être l'aumônier des combattants de la clandestinité. L'Abbé Capitaine sera, par la suite, gardé comme ôtage civil.

Le retour à Brest du convoi, on s'en doute, ne se fit pas sans incident. Alertés, les maquisards des environs attendaient le passage de la colonne blindée. De sérieux combats et accrochages eurent lieu, à Irvillac, notamment, où les F.F.I. Subirent de lourdes pertes. Assis sur la cabine du camion où se trouvaient entassés les jeuns Français, un soldat allemand tirait sans cesse jusqu'au moment où, frappé d'une balle, il s'écroula sur les prisonniers, les arrosant de sang.

A 10 heures du matin, les camions s'arrêtaient à un campement près de Kerbonne, où les captifs allaient être parqués sous le crachin, pieds nus. »

*****************

Les prisonniers seront vraisemblablement sauvés par l'ordre du général Ramcke, ordonnant la cessation d'exécution d'ôtages... Mais la route du retour du convoi fut sanglante, entraînant la perte de 6 patriotes au Tréhou, et de 16 autres à Irvillac...

*****************

Dans les ultimes combats commencés avec le débarquement allié en Normandie, le maquis de Brasparts perdit 16 des siens à Bodriec, au Nivot, à Brasparts, à Sizun, ...:

* René Caro, tué à Lannédern (il donna son nom au bataillon de Brasparts): cf. l'article de Yann sur ce forum

* François Cleuziou, de Brasparts, tué le 30 juin 1944 à Bodriec



* Pierre Baron et Georges Salaün de Brasparts, Jean Bernard du Faou, Michel Cloarec de Quimper, François Keruzoré de Plonévez du faou, Camille Omnès de Quimerch, tués tous les 6 au Nivot le 3 août 1944

* François Cochonnec tué à Saint Rivoal le 9 août 1944

* Gabriel Floc'h de Brasparts, Yves Herrou du Tréhou, René Pierre Franquart du Pont-de-Buis, et Suzanne Le Corre, tués à Brasparts le 16 août 1944

* Paul Quéinnec, de Saint Rivoal, mort des suites de ses blessures en août 1944

* Jean Cavaloc, de Lopérec, François Salaün, de Loqueffret, et François Toullec, de Brennilis, martyrisés et tués à Chäteaulin en juillet ou août 1944

* Henri Le Gall de Brasparts, tué à Lampaul le 25 août 1944.

Brasparts leur rend hommage le 16 août.


Dernière édition par Patrice Ciréfice le Jeu 17 Mar - 20:28, édité 2 fois
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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Brasparts, 16 août 1944: témoignage de 1949   Mar 18 Aoû - 12:26

Jean Claude Goarant, dont les “anciens” se souviennent encore, était vicaire à Brasparts lorsqu'eut lieu le raid sur Brasparts. Son témoignage sur l'évènement date du 27 juillet 1949. Il a été publié en son temps par l'intermédiaire du BIB (ancienne formule) et mérite, je crois, d'être réédité aujourd'hui, à un moment où la mémoire s'estompe...

Avant de lire ce témoignage, quelques informations:

Jean Claude Goarant, prêtre, était né le 27 août 1908 à Plouvorn; après des études à Saint Pol de Léon, il fut ordonné en 1934 et nommé vicaire à Plouhinec puis Brasparts (1938). Il quittera notre commune pour devenir recteur de Trégunc (1950), Saint Pabu (1957), Loc Eguiner Saint Thégonnec (1969). Retiré en maison de retraite en 1977, il décède le 17 avril 1988.

Jean Cozic, né le 19 janvier 1912 à Roscoff, fut ordonné prêtre en 1936; vicaire à Bodilis (1936), puis à Melgven (1938), il est fait prisonnier pendant la Campagne de France mais s'évade et est nommé vicaire à Brasparts (1943); en 1947, il aura l'occasion d'utiliser ses talents d'électricien en étant nommé professeur à Guissény; il terminera sa vie comme recteur de Trégarvan (1969-1973).

François Marie le Roux, ordonné prêtre en 1902, fut recteur de Brasparts de 1938 à sa mort le 15 février 1945, était né le 21 février 1877 à Tréglonou. Pendant la première guerre mondiale, il avait servi comme sous-lieutenant à la compagnie de mitrailleuses 2 du 300ème Régiment d'Infanterie territoriale. Blessé, il reçut la Croix de Guerre et reçut une citation à l'ordre du Régiment: Méprise le danger. Est sorti de la tranchée malgré un violent bombardement pour aller capturer un soldat allemand. A été blessé.”

L'abbé Ange Capitaine, cité dans le texte, était né en 1905 à Lambézellec. Ordonné prêtre en 1930, il fut successivement vicaire à Gouézec (1932), Ouessant (1946), Sibiril (1947), Lampaul Guimiliau (1948), Morlaix (1951). Retiré en 1956, il est décédé le 21 avril 1971.

Source: Archives diocésaines de Quimper et Léon

*************************
Voici le texte de Jean Claude Goarant (extrait du recueil réalisé par Pierre Thomas: “Les maquisards de Brasparts en 1940-1945)

“... Le samedi 5 août 1944, vers 8h du soir, on apprend qu'une colonne allemande arrivant de Châteauneuf-du-Faou et se dirigeant vers Ti-Guen, en Pleyben, massacre les gens sur son passage, pille et incendie les fermes. Ne va-t-elle pas prendre la direction de Brasparts? C'est la consternation générale. Le maire qui était alors Monsieur François TREANTON, notaire, invite par la voix du tambour de ville, les habitants du bourg à fermer portes, fenêtres et volets de leurs maisons, et ordonne aux hommes valides de se rassembler devant la gendarmerie. Guidés par les maquisards, ceux-ci se rendent alors à la cachette d'armes parachutées située près de Kernavaël. Et voilà nos soldats pourvus de fusils-mitrailleurs, de mitraillettes, de fusils et de munitions. Bientôt ils sont en position aux environs du Grand-Pont. Un des fusils-mitrailleurs est tenu par les vicaires, Monsieur GOARANT faisant fonction de tireur, et monsieur COZIC de chargeur; à leurs côtés, deux instituteurs tiennent le 2ème fusil-mitrailleur; c'est l'union sacrée contre l'ennemi commun!...







****************************************
Nota: si vous connaissez d'autres témoignages sur cet épisode, ou sur cette période, cette rubrique est prête à les accueillir...
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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Re: Brasparts, 16 août 1944   Mer 26 Aoû - 8:17

Voici un autre témoignage: celui de Joseph Boënnec qui fut emmené par les allemands à Brest à l'issue du raid sur Brasparts. Ce texte est lui aussi extrait du recueil de Pierre Thomas, "Les maquisards de Brasparts":





Joseph Boënnec et ses camarades seront finalement transférés à Crozon avant de retrouver la liberté le 13 septembre...
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Yann



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MessageSujet: René CARO 16 AOÛT1944   Mer 26 Aoû - 16:09

René CARO,suite à recherche,est mort le 28 juillet 1944.Né le18 juin1922 à TOULON.
C'était un vendredi.
A 65 ans d'intervalle,la mémoire peut jouer des tours.
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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Re: Brasparts, 16 août 1944   Mer 9 Sep - 19:13

Voici le 16 août 1944 raconté dans un autre récit dont je n'ai pas identifié l'auteur; certains éléments méritent des vérifications et des confirmations:
- le rôle réel de Jean Corre, dont aucun témoignage allemand ne laisse apparaître sa présence;
- je n'ai pas trouvé d'éléments probants sur la "reconnaissance" par les allemands du site de Brasparts (au contraire, ils se sont vraisemblablement égarés deux ou trois fois en chemin, et ils se sont trompés d'école lors de leur attaque);
- les half-track américains qui avaient été saisis et ont participé à l'attaque n'apparaissent pas dans le récit;
- le nombre d'allemands tués reste inconnu; les témoignages ennemis ne font état que de blessés mais nombre de soldats de cette compagnie sera tué lors des terribles combats de rues dans Brest;
- l'attaque allemande semble bien être partie de Bohars où la compagnie était stationnée;
- les échanges "amicaux" entre américains et allemands ont bien eu lieu, ce qui provoqua la colère du colonel Eon, qui avait pris le commandement des maquis... Les américains avaient véritablement "oublié" le rôle capital qu'avait joué la résistance bretonne dans la conquête des accès de Brest et la libération de la Bretagne...
Bien évidemment, si vous connaissez d'autres témoignages sur le 16 août 1944, n"hésitez pas à les faire connaître pour améliorer notre connaissance de cet évènement dramatique...


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MessageSujet: Re: Brasparts, 16 août 1944   Mar 29 Déc - 15:13

Le texte ci-après, extrait d'un ouvrage allemand de Franz Kurowski, « Infantry Aces, the German soldiers in Combat in WWII » (1994) n'a jamais été publié en France. L'auteur du raid sur Brasparts, Erich Lepkowski, est le héros de l'un de ses chapitres, du fait de son parcours parachutiste assez exceptionnel.

1. Qui est Eich Lepkowski?
Erich Lepkowski est né le 17 septembre 1919 à Giesen, d'une famille de paysans de Prusse orientale. Il s'engage dans les parachutistes en août 1940 comme simple soldat. Il s'illustre sur le Canal de Corinthe, en Crète (dans le groupement du colonel Sturm), en Russie en 1942, en Italie en 1943.
Sa division rejoint ensuite la France et la Bretagne peu avant le débarquement en Normandie et est d'autant plus décontenancée par la guerilla déclenchée par les maquis qu'elle a reçue de jeunes recrues pour compléter ses effectifs..
Lepkowski commande alors une compagnie, la 5ème, qui sera mise en réserve à Châteaulin d'abord, à Bohars ensuite, lorsque le général Ramcke prend le commandement de la forteresse de Brest. Lepkowski sera grièvement blessé le 13 septembre, mais survivra à la guerre.
A la refondation de la Bundeswehr, il participera à la création des unités parachutistes et terminera sa carrière en 1974 comme lieutenant-colonel. En 2002, selon mes informations, Lepkowski vivait chez sa fille aux Etats-Unis.


2 La situation militaire
Le 5 août, le bataillon de reconnaissance de la division parachutiste a été détruit à Gouarec; les combats avec les maquis ont entrainé de lourdes pertes (Huelgoat, Sizun...). A chaque fois, les réactions allemandes ont été d'une extrême violence et les exécutions d'otages se sont multipliées. En fait, la doctrine allemande n'a guère évolué depuis 1914: terroriser la population pour la convaincre de ne pas bouger... L'effet sera exactement inverse.
Le 7 août, les Américains ont échoué dans leur tentative de surprendre les défenseurs de Brest, lesquels s'organisent.
Le 11 août, le général Ramcke, commandant la 2ème division parachutiste, prend le commandement de la forteresse de Brest.
Ramcke et sa division sont totalement acquis au national-socialisme: sa nomination est une certitude pour l'état-major allemand que Brest sera tenu le plus longtemps possible et immobilisera un maximum de troupes alliées.
C'est dans cet esprit que Ramcke va négocier un cessez-le-feu provisoire pour permettre l'évacuation des civils qui demeurent encore dans la ville. Dans le même temps, il convoque ses commandants d'unité et leur demande leur soutien le plus total pour accomplir sa mission: tenir Brest ... Il fait également préparer la destruction des installations portuaires.
Le 14 août, la population est évacuée; elle ne gênera plus les mouvements de troupe et libèrera les abris; en fin de journée, un incident du à des soldats ivres entraîne la destruction de l'église Saint Louis et la prise comme otages du maire, M. Eusen, et du chanoine de St Louis, l'abbé Courtet. Averti, Ramcke ordonne leur libération et interdit toute nouvelle prise d'otages...
C'est dans cette atmosphère que la décision est prise de lancer une opération sur Brasparts pour libérer une centaine de parachutistes, prisonniers de la résistance.
Le but de l'opération est double. Ramcke ne dispose que de 30 000 hommes dont de nombreux réservistes, des membres de l'organisation Todt, des marins, des soldats de toutes origines et unités... L'arrivée de soldats entraînés sera un apport de qualité et gonflera le moral de ses troupes avant le début de l'investissement de la ville par les alliés.

3. Le raid sur Brasparts

Le 15 août, le lieutenant Erich Lepkowski, commandant la 5ème Cie du 2ème Régiment de hussards parachutistes, vient d'installer défensivement sa compagnie dans Bohars lorsqu'il reçoit une convocation de son nouveau commandant de division, le colonel Kroh.

Se rendant aussitôt au Poste de Commandement, il se trouve en présence du général Ramcke, un chef qu'il admire, comme tous les parachutistes de la division. Le général mène lui-même le briefing et dresse un point de situation en s'appuyant sur une carte de la région:
« Lepkowsli, la situation est la suivante: près de Huelgoat, environ 130 de nos paras ont été faits prisonniers par les FFI. Les Français viennent de nous envoyer deux de ces prisonniers avec la demande de rendre Brest. Nous disposons de deux jours de réflexion. Passé ce délai, les prisonniers seront exécutés comme otages...”
La réponse attendue fuse: “La 5 les sortira de là!”
“Je n'en attends pas moins... Mais cela ne sera guère facile...”
“Les prisonniers se trouvent à Brasparts”, poursuit le général, “un village qui se trouve à une soixantaine de kilomètres dans les lignes ennemies. Vous devez l'atteindre, en traversant des villages infestés de partisans. Et vous devrez en revenir!
Départ à 0h00, Lepkowski. Nous ferons simultanément une attaque de diversion pour tromper les américains. Bonne chance! »

Lepkowski rejoint sa compagnie à Bohars, appelle ses subordonnés et donne ses ordres. Il prépare son convoi, y insérant deux half-tracks saisis sur les troupes américaines lors des combats de Huelgoat. Des témoins parleront de drapeau français, dont on ne trouve pas de trace dans les compte-rendus allemands. Le convoi comporte également un SPW (blindé semi-chenillé). Leipkowski se trouve en tête de convoi, dans l'un des half-track.


... Le tir de barrage de l'artillerie de Brest commence. Une simulation d'attaque est lancée au nord de la cité tandis que le convoi s'ébranle, avec en tête le véhicule de commandement du lieutenant Lepkowski. Il franchit le pont de Plougastel, puis parvient à Dirinon... Les allemands s'égarent une première fois, et s'arrêtant dans une maison du bourg de Saint Urbain, entraîne avec eux un civil pour les guider jusqu'au Tréhou. Ce jeune français, qui ignore tout des objectifs allemands, devra en fait les guider jusqu'à Brasparts...
L'association « War Hentchou Irvillag » a narré cet épisode sur lequel je ne reviendrai pas. Certains disent qu'un autre français originaire de Hanvec les accompagnait, mais ce fait n'est pas établi. Mais reprenons le cours du témoignage de Leipkowski.


Le convoi atteint une première barricade sur sa route, tenue par deux « policiers militaires ».
« Ouvrez le feu », ordonne Lepkowski... Le convoi passe en force sous les tirs...
Un village apparaît (Saint Eloy?). Des sentinelles sont à l'extérieur. Ce sont des partisans du groupe Les Diables bleus. Les Français reconnaissent les croix allemandes sur les véhicules qui approchent et déclenchent un tir anti-véhicules. Ils sont rapidement réduits au silence par les canons de 20mm. Les allemands font mouvement vers le centre du village jusqu'à la mairie, qu'ils reconnaissent grâce au panneau « Mairie » éclairée par leurs projecteurs. Les soldats se ruent à l'intérieur, coupent les fils du téléphone et tous les câbles muraux. Trois partisans sont faits prisonniers. Le convoi repart.
La colonne contourne les deux villages suivants au cas où ils auraient eu vent de leur approche. Au quatrième village se dresse une barricade anti-chars, mais elle est rapidement enlevée et dépassée... Les parachutistes sont déterminés à remplir leur mission...”

Brasparts apparaît. Il est près de 7 heures du matin. Mais écoutons le récit qu'en fit Leipkowski en 1994...

Lepkowski donne ses ordres: « Nous fonçons sur l'école. C'est là que nous pensons que se trouvent nos camarades. Le SPW restera à l'entrée, avec le véhicule blindé de commandement à sa droite. Les deux canons contrôleront la porte d'entrée. »



Peu après, ils parviennent à l'école. Plusieurs silhouettes arrivent en courant.
« Les allemands! Les allemands! » hurle l'un des maquisards.
Les mitrailleuses et les fusils automatiques ouvrent le feu. Les canons ripostent...
« En avant! Suivez-moi! »
Les paras s'élancent vers l'école derrière le lieutenant. Ils traversent le hall obscur et pénètrent dans les classes. Les résistants français lèvent les bras et se rendent.
« Emmenez-les à l'extérieur » ordonne Lepkowski.
Ils emmènent une quinzaine de prisonniers, mais les camarades qu'ils cherchent ne sont pas dans l'école. En fait, il y a une seconde école dans le village. Les paras y foncent.



Leurs véhicules sont pris à partie. Les mitrailleuses ripostent sur les fenêtres et les caves. Lepkowski encourage ses hommes: « Ne vous arrêtez-pas! Foncez! »
Ils arrivent en face de la seconde école. Les paras jaillissent de leurs véhicules. Ils courent vers le bâtiment derrière Lepkowski. Après une brève escarmouche, les Français une nouvelle fois se rendent.



Les allemands trouvent les prisonniers qu'ils cherchent, les 130 qui éclatent de joie en reconnaissant Lepkowski, leur vieux compagnon d'armes. Les prisonniers semblent apeurés. Ils ont été maltraités. Quelques uns sont en sous-vêtements, et leur tenues, comme leur bottes ont été prises. Ce n'est pas l'œuvre de troupes françaises régulières! Seuls des partisans assoiffés de sang agissent ainsi!
Le bâtiment est fouillé dans l'espoir de trouver d'autres captifs. Aucun n'est retrouvé.
« Pas de temps à perdre! Nous devons repartir! » ordonne Lepkowski.

Tout le monde remonte en camion. Le convoi repart. La colonne repasse les deux premiers villages à toute vitesse. En franchissant le territoire récemment libéré, les parachutistes sont acclamés par plusieurs français qui les prennent pour des américains. Les Maquisards comprennent leur erreur trop tard et tirent sans résultat sur les véhicules qui disparaissent rapidement.
« Débarquez! En avant simultanément des deux côtés de la route! »
Les paras exécutent l'ordre, laissant quatre hommes à la garde des prisonniers, et passent à l'offensive...Ils contournent les Maquisards...Le lieutenant Lepkowski fonce avec son véhicule de commandement vers les barricades qu'il bouscule... La route est ouverte et les partisans paient leur résistance fanatique par de lourdes pertes... »

La conclusion du témoignage est éloquent: « L'effet de surprise a parfaitement joué; les paras n'ont que deux blessés...Lepskowski fait son rapport au commandant de division: il est immédiatement promu pour « bravoure face à l'ennemi ».
Le 22 août, il recevra la croix de chevalier de la Croix de Fer.

En guise de conclusion...
Voici donc ce récit allemand de l'attaque de Brasparts ce matin du 16 août 1944. Je n'ai pas développé le retour du convoi vers Brest. L'association “War Hentchoù Irvillag” l'a déjà fait, et vous pouvez en retrouver le récit sur le site d'Irvillac en cliquant sur le lien ci-après:
http://www.irvillac.fr/

Notons au passage que:
- l'affaire des prisonniers allemands qui auraient été envoyés à Brest reste mystérieuse: rien ne permet de la confirmer. Seul le commandant des FFI de Brasparts aurait peut-être pu préciser cette information qui, si elle est vraie, expliquerait la connaissance par les allemands du lieu de détention des prisonniers des maquis, mais aussi l'attaque sur l'école Saint-Michel...L'un des patriotes faits prisonniers lors du raid, Yves Castel, m'a indiqué que cet évènement se serait déroulé après le raid mais cette information n'est pas davantage confirmée. Pour lui, une reconnaissance avait été effectuée à Brasparts sous couvert d'uniformes américains avant le raid; j'aurai l'occasion d'y revenir...
- le lieutenant Lepkowski ne parle jamais des half-tracks américains (cela n'apparait pas dans les témoignages mais le rapport américain sur les actions des « Jedburghs » en Bretagne confirme le fait; ce même rapport indique que les deux half-track ont été abandonnés par les allemands lors de leur retour sur Brest), ni des visites “domiciliaires” opérées ce jour-là dans le bourg (et qui coûteront la vie à Suzanne Le Lay);
- les allemands étaient accompagnés par un jeune Français, capturé au passage de Saint-Urbain (et qui ignorait tout des objectifs allemands), vraisemblablement pour les guider vers Brasparts; ce jeune français a été libéré après le raid sur l'école publique par un sous-officier allemand;
- aucun témoignage n'a jamais confirmé le fait que des tirs auraient été faits sur les allemands depuis les maisons du bourg; il est fréquent que la mémoire et les souvenirs « s'embellissent » au fur et à mesure que le temps passe;
- tous les témoignages recueillis montrent que les prisonniers allemands n'ont jamais été maltraités pendant leur captivité à Brasparts -si ce n'est l'épisode des bottes qui leur avaient été effectivement retirées;
- les pertes allemandes restent inconnues et les combats de Brest dans les semaines suivantes ont également vu la perte de nombreux documents d'état-major...
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jean mar
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MessageSujet: recherches sur la libé de Lorient   Jeu 29 Avr - 21:51

Bonjour Monsieur, j'ai trouvé par hazard votre blog mais après bien des heures d'internet
Je suis le parrain d'un soldat qui faisait parti de la 6th armée blindée qui à aider à libéré Lorient le soldat faisait parti du PFC 777 AAA AW BN qui à rejoint les partisants vers le 10 aout 44 ce soldat se nommé
HARRY BOSLOOPER. Aprés 2 mois de recherches j'ai retrouvé sa famille au michigan.
Je voulais vous demander votre aide pour m'aider à retrouver son parcours son commandant à sa mort se nommé le colonel Grow à l'époque passé général par la suite
Pourriez-vous m'aider SVP
vous pouvez me joindre à:
ou
JEANMARCBEBERT@AOL.COM

HARRY Boslooper et né le 10 octobre 1924 à Wayne (michigan)il est entérré à SAINT JAMES (manche)

sa nièce m'a envoyer sa photo de l'époque je vais la mettre sur mon message

MEME SI VOUS NE POUVEZ PAS M'AIDER VEUILLEZ ME LE FAIRE SAVOIR QUAND MEME QUE JE PARTE DANS UNE AUTRE DIRECTION
MERCI A VOUS D'AVOIR PRIS LE TEMPS DE ME LIRE.
JEAN MARC

Je n'arrive pas à mettre sa photo mais elle est sur mon blog
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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Re: Brasparts, 16 août 1944   Ven 30 Avr - 7:18

Bonjour et bienvenue sur le forum de Brasparts!
Comme son nom l'indique, ce forum concerne notre commune et ses environs immédiats, et je ne pourrai vous aider dans votre démarche; je pense que l'une des possibilités seraient de contacter la famille ou le consulat américain... en tout cas, bonne chance dans votre démarche et vos recherches!
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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Cérémonie 2010   Lun 16 Aoû - 11:55

Comme chaque année, Brasparts s'est souvenu, et rendu hommage à ses enfants tombés au champ d'honneur lors des combats de la Libération.

Tous les anciens s'étaient donnés rendez-vous pour cet hommage à la fois simple et solennel, perpétuant ainsi le souvenir de ces jeunes héros morts pour la Liberté. Une occasion fraternelle de se retrouver...















Puis vint le début de la cérémonie avec l'arrivée des drapeaux de Brasparts, Lopérec, Pont-de-Buis, Quimerc'h, Rumengol, ... et l'arrivée des autorités - conseillère générale et maires des communes avoisinantes -,







Après une courte prière, le président des AC PG TOE de Brasparts rappela dans une courte allocution les évènements qui suivirent le débarquement en Normandie, la levée des maquis dont le rôle , sous les ordres du colonel Eon, allait se révéler essentiel dans la Libération, puis le raid allemand sur Brasparts au petit matin de ce 16 août 1944.
Allocution suivie de la remise de gerbes par la conseillère générale, le maire de Brasparts et le président des AC PG TOE...et la traditionnelle minute de silence à la mémoire de nos Morts...







Puis les participants rejoignirent le Nivot pour la cérémonie devant la stèle des maquisards tués début août 1944, cérémonie émouvante où officiait le maire de Lopérec, qui rappela les combats de ce début d'été..







L'ensemble put ensuite se retrouver à l'école du Nivot pour partager le verre de l'amitié et les souvenirs...

Un grand merci à Anne pour les belles photos de cette cérémonie!
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alain



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MessageSujet: raid sur Brasparts   Jeu 6 Oct - 21:09

Bonsoir
Dans le récit allemand sur le raid sur Brasparts, il n'y aurait eu que des blessés.
Les témoignages français parlent d'un para tué, et c'est la vérité.
Un para a été tué à Irvillac le 16 août 1944, Josef Raffler, 18 ans.
Cordialement
Alain Floch
PS : je recherche à Brasparts le lieu où venaient au repos les marins de la 1° flottille de sous-marins allemands, basée à Brest
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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Re: Brasparts, 16 août 1944   Ven 7 Oct - 7:30

Bonjour Alain, et merci pour l'information.
Concernant le lieu de repos des marins allemands, il s'agissait du château de Quillien :



Une piscine y avait été aménagée. Cette piscine a fait par la suite l'objet d'une étude par la mairie de Brasparts mais le conseil avait renoncé à l'utiliser. Le château de Quillien est sur la commune de Pleyben, mais ses propriétaires d'origine (le vicompte de Kerret puis le prince de Bourbon-Parme) se sont toujours considérés comme Braspartiates ...

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alain



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MessageSujet: Quillien   Ven 7 Oct - 9:34

bonjour Patrice
en fait, je connaissais le Château de Quillien, mais comme les archives allemandes indiquent Brasparts, j'étais un peu perdu.
Le matelot responsable du Château était l'Obergefreiter Franz Pfisterer (Quartier-maître).
Le document que j'ai trouvé indique que le salaire des femmes de ménage, jusqu'alors payé par la mairie de Brest, sera payé par la mairie de Pleyben à dater du 1er janvier 1944.
Cordialement
Alain
PS : je reconstitue entre autre l'occupation allemande à Brasparts, mais je n'ai rien trouvé avant septembre 1942.
Y-a-t-il des archives allemandes à la mairie de Brasparts ?
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Herlé



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MessageSujet: Re: Brasparts, 16 août 1944   Sam 28 Avr - 22:06

Patrice Ciréfice a écrit:
Le texte ci-après, extrait d'un ouvrage allemand de Franz Kurowski, « Infantry Aces, the German soldiers in Combat in WWII » (1994) n'a jamais été publié en France. L'auteur du raid sur Brasparts, Erich Lepkowski, est le héros de l'un de ses chapitres, du fait de son parcours parachutiste assez exceptionnel.

1. Qui est Eich Lepkowski?
Erich Lepkowski est né le 17 septembre 1919 à Giesen, d'une famille de paysans de Prusse orientale. Il s'engage dans les parachutistes en août 1940 comme simple soldat. Il s'illustre sur le Canal de Corinthe, en Crète (dans le groupement du colonel Sturm), en Russie en 1942, en Italie en 1943.
Sa division rejoint ensuite la France et la Bretagne peu avant le débarquement en Normandie et est d'autant plus décontenancée par la guerilla déclenchée par les maquis qu'elle a reçue de jeunes recrues pour compléter ses effectifs..
Lepkowski commande alors une compagnie, la 5ème, qui sera mise en réserve à Châteaulin d'abord, à Bohars ensuite, lorsque le général Ramcke prend le commandement de la forteresse de Brest. Lepkowski sera grièvement blessé le 13 septembre, mais survivra à la guerre.
A la refondation de la Bundeswehr, il participera à la création des unités parachutistes et terminera sa carrière en 1974 comme lieutenant-colonel. En 2002, selon mes informations, Lepkowski vivait chez sa fille aux Etats-Unis.






[/i]

Bonsoir

je suis en contact avec quelques vétérans parachutistes Allemands de la deuxième division de Parachutiste. Un seul, aujourd'hui décédé, avait participé au raid sur Braspart, il ne m'a jamais rien écrit concernant ce raid, seul quelques phrase y faisaient allusion. Un autre vétéran, également décédé, connaissait très bien Lepkowski, pour avoir servi sous ses ordres de 42 à 1944. C'est d'ailleurs l'auteur des photos de Lepkowski que vous présentez, photos réalisées à BOHARS, pendant le siège de Brest.
Lepkowski a servi dans la bundeswehr, il a été champion du monde de saut en parachute militaire dans les années 60. Il est décédé d'une crise cardiaque en 1975, en Allemagne à la sortie d'une réunion de vétérans de Brest.(il avait été blessé à Brest, un éclat d'obus dans le coeur).
cordialement
Herlé
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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Re: Brasparts, 16 août 1944   Dim 29 Avr - 17:00

Merci pour ces informations qui complètent bien mes recherches.
C'est vrai que Lepkowski fut très chanceux après sa grave blessure lors du siège de Brest. C'est d'ailleurs un médecin américain qui lui sauva la vie ...
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