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 La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)

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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)   Mer 9 Jan - 9:01



Louis-Philippe, Roi des français, à tous présents et à venir, Salut.

Les Chambres ont adopté, Nous avons Ordonné et Ordonnons ce qui suit :


Art. 1
Il est ouvert au ministère de la Guerre, sur les fonds de l'exercice 1834, un crédit extraordinaire de un million quatre cent quarante-six mille francs (1 446 000 francs), spécialement affecté à un accroissement temporaire dans l'effectif de la gendarmerie à pied.

Art. 2
Il est également ouvert au ministère de la guerre, sur les fonds du même exercice, un crédit supplémentaire de neuf cent soixante-quatre mille huit cent soixante-seize francs (964 876 francs), pour l'entretien de deux escadrons et de quatre-vingt-treize brigades temporaires de gendarmerie à cheval.

Art. 3
Les fonctions de police judiciaire attribuées aux commandants de compagnie et aux lieutenants de gendarmerie par les articles 194, 195 et 196 de la Loi du 28 germinal an VI, et par les article 48 et 19 du Code d'instruction criminelle, sont également attribuées aux maréchaux des logis et aux brigadiers de la gendarmerie dans les départements des Côtes du Nord, des Deux-Sèvres, du Finistère, d'Ille-et-Vilaine, de la Loire-Inférieure, de Maine-et-Loire, de la Mayenne, du Morbihan, de la Sarthe et de la Vendée.

Art. 4
Les dispositions de l'article précédent cesseront d'être en vigueur si elles ne sont renouvelées dans la session des Chambres de 1835
La présente Loi, discutée, délibérée et adoptée par la Chambre des Pairs et par celle des députés, et sanctionnée par nous cejourd'hui, sera exécutée comme loi d' État.
  
DONNONS EN MANDEMENT à nos Cours et Tribunaux, Préfets, Corps administratifs et tous autres, que les présentes ils gardent et maintiennent, fasse garder, observer et maintenir, et, pour les rendre plus notoires à tous, ils les fassent publier et enregistrer partout où besoin sera ; et, afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous y avons fait mettre notre sceau.

Fait au palais des Tuileries, le 23 février 1834

Signé LOUIS-PHILIPPE 


( à suivre)



Dernière édition par Patrice Ciréfice le Jeu 21 Fév - 17:58, édité 2 fois
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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Re: La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)   Sam 12 Jan - 20:18

Cette loi votée par les députés en 1834 est en fait l'aboutissement d'une réflexion du roi des Français.
Depuis 1830, et les journées révolutionnaires qui ont abouti à sa prise du pouvoir, Louis Philippe doit faire face à de nombreuses oppositions et révoltes : émeutes de 1831 anticléricales et antilégitimistes, insurrection des Canuts de Lyon, complot des Tours de Notre-Dame, complot des Prouvaires, révolte chouanne lancée par la duchesse de Berry...
Cette dernière va provoquer une vive réaction du roi : les effectifs chouans n'atteignent pas 5 000 hommes et les insurgés n'ont pas de véritables chefs, pas de plan de campagne, pas d'artillerie. Dès le 4 juin 1832, tout espoir doit être abandonné par la duchesse de Berry : le roi a fait diriger 50 000 hommes sur la Vendée.
Le général Dermoncourt s'est emparé du quartier général des Chouans et y a trouvé la liste de tous les conjurés, lesquels se dispersent ou s'exilent.

Mais ce séjour clandestin dans l'Ouest entretenait un foyer d'agitation assez inquiétant alors que le gouvernement se trouvait dans le même temps tenu d'envoyer des troupes sur l'Escaut. Louis Philippe craignait, tout comme les Républicains, une nouvelle chouannerie, susceptible de mettre en cause le nouveau pouvoir. Les peurs sont grandes dans le gouvernement de Louis Philippe ...

La loi du 23 février 1834 vise tout l'Ouest de la France, et provoque une réorganisation de la gendarmerie avec trois efforts particuliers :
. Crédit extraordinaire affecté à un accroissement temporaire dans l'effectif de la gendarmerie à pied
. Crédit supplémentaire affecté à l'entretien de deux escadrons et de 93 brigades temporaires de gendarmerie à cheval
. Attribution des fonctions de police judiciaire aux maréchaux des logis et aux brigadiers de gendarmerie


Le Ministre de la Guerre, le maréchal Soult, se tourne alors vers les Préfectures et leur envoie ses directives, mettant en place des commissions locales, composées du Préfet, du commandant des troupes locales, du chef de la Légion de gendarmerie, du Procureur du Roi, de deux membres du Conseil Général, et dirigées par un inspecteur général de l'arme. Y participent également, à titre consultatif, les sous-préfets et les capitaines commandant la gendarmerie du département ...

Leur mission : étudier la composition des compagnies de gendarmerie, “afin de connaître jusqu'à quel point elle répond aux besoins des localités” et faire le point des évolutions à apporter, et notamment “si leur force numérique est en rapport avec l'importance des localités à surveiller par elles, et avec les éléments de désordre qu'elles ont à prévenir ou à réprimer.”

(à suivre)
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Patrice Ciréfice
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MessageSujet: Re: La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)   Dim 13 Jan - 14:43

Le maréchal de camp du Finistère établit très rapidement des propositions qu'il transmet au Préfet. Parmi celles-ci, la création d'une brigade à Brasparts et une autre à Berrien laquelle va disparaître rapidement au profit de Scrignac.



Ces nouvelles brigades seraient alors composées de six gendarmes à pied ...

Les raisons invoquées pour la création d'une brigade à Brasparts sont les suivantes :
- la commune de Brasparts est située “à peu près au centre d'un territoire connu sous la dénomination de pays des Montagnes d'Aray. C'est dans ce pays que des bandes chercheraient un asile si des mouvements insurrectionnels avaient lieu dans le canton de Rostrenen ou de Callac. Comme ce fut le cas lors de la Révolution et en 1815.





(roc'h ar chouanted)

- C'est également là que se réfugieraient d'abord les forçats qui pourraient, de compagnie, s'échapper du bagne de Brest.





(la caverne des brigands)

- Brasparts est une localité située à trop grande distance de toutes les brigades qui l'entourent, et donc trop mal surveillée ;

- il y a par ailleurs nécessité d'ouvrir une brigade provisoire en attendant que la route royale de Quimper à Morlaix soit définitivement tracée ;

- mais aussi nécessité de surveiller et contrôler les deux routes départementales, de protéger les voitures publiques, de surveiller les 7 foires annuelles ...



(à suivre)
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MessageSujet: Re: La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)   Sam 19 Jan - 7:09

Pendant que la réponse du Préfet vers le Ministère de l'Intérieur est étudiée, la sous-préfecture de Châteaulin et la gendarmerie locale commencent à rechercher des locaux pour accueillir les nouvelles brigades.
A Brasparts, le maire, Yves Yvenat, met en contact l'envoyé de la sous-préfecture et le lieutenant adjoint au commandant de la gendarmerie du Finistère avec les propriétaires ( Jean François Messager, aubergiste et propriétaire, et Jacques Louis Piriou, marchand du bourg) d'une maison qui pourrait abriter les gendarmes, nouveaux-venus à Brasparts.



La gendarmerie, bien évidemment, dresse l'inventaire de la maison, fait le point des travaux à entreprendre ...



avant de conclure, que “ce local, bien qu'insuffisant pour six gendarmes... peut suffire pendant deux ans, les gendarmes composant la future brigade n'étant pas mariés, ... à condition que l'administration accepte d'y apporter quelques travaux.”



Le contrat est finalement accepté, et les premiers gendarmes “à pied” entrent à Brasparts après la Saint Michel. La composition des brigades a été ramenée à 5 personnels en application des ordres du Ministère intervenus en juin : à Brasparts, elle est alors composée de :
- Guillaume Le Cornec, brigadier, 49 ans,
- Auguste Le Cornet, 29 ans,
- Joseph Guillaume, 27 ans,
- Jean Etienne Prével, originaire de Mayenne, 35 ans
- et Gabriel Pleyber, 33 ans, qui vient de la Brigade de Crozon. Originaire de Roscoff, Gabriel Pleyber, contrairement à ce qui était initialement prévu, est marié (à Marie Anne Marzin, 26 ans), et père d'une petite fille (Emilie, âgée de quelques mois).
Gabriel Pleyber va s'installer avec sa famille dans une autre maison du bourg où il restera une dizaine d'années avant d'être muté à Plogastel Saint Germain.
Le bâtiment pris en location restera “à disposition” jusqu'en 1843 ...

La loi de 1834 avait mis en place des mesures au départ transitoires. Un an plus tard, les députés demandaient l'abrogation de cette loi. Ils n'y parviendront pas mais les effectifs vont subir des restrictions. La brigade passera à 3 gendarmes ainsi que le montre la composition de la brigade Braspartiate en 1841 :
- Hyacinthe SERRE, brigadier, et son épouse, Renée Françoise Le GOAS ;
- Gabriel PLEYBER, son épouse et ses trois enfants ;
- Hyppolithe le CRENN, gendarme.
En 1843, la brigade subit une nouvelle modification, de taille ....

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MessageSujet: Re: La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)   Ven 25 Jan - 14:31

Le 1er novembre 1843, le Ministre de la guerre décide de la mise en place de brigades à cheval, pour assurer la protection de la nouvelle route royale entre Morlaix et Quimper. Alertée par le commandant de la 5ème Légion, la compagnie du Finistère propose alors l'échange de deux brigades, celle de Brasparts avec celle de Saint Renan.



Mais avant d'opérer ces mouvements, la Légion tient à ce que le casernement soit adapté, que des travaux soient éventuellement réalisés pour permettre l'installation complète de la brigade ; elle précise également que la compagnie doit désigner “un maréchal des logis ou un brigadier bien noté, et deux gendarmes susceptibles, par leur bonne conduite éprouvée, de bien seconder leur chef immédiat pour l'établissement d'un service régulier.”
Le rapport de la commission rappelle la nécessité de contrôler les deux routes départementales, le chemin de grande vicinalité (celui qui mène à Châteaulin), mais aussi de garantir la sécurité des deux voitures publiques et des 7 foires braspartiates ...
Le bâtiment retenu se trouve sur la route de Morlaix et appartient au “sieur Kerguélen”. Est-ce la même caserne que les bâtiments qui seront loués par Lazennec ? Je n'en ai pas de certitude. Les travaux vont prendre quelques temps avant le mouvement prévu.
Les trois gendarmes de Saint Renan vont donc rejoindre Brasparts dans le courant de l'année 1844 :



- Jean GOURVEST, brigadier, 49 ans, et son épouse Jeanne Marie BOTHEFRY, 37 ans, et leurs cinq enfants ; originaire de Pleyben, Jean Gourvest a servi à Carhaix et Saint Renan ; son sixième enfant naîtra à la caserne de Brasparts ; lui-même décèdera en 1853 à Brasparts ;
- Joseph BAQUET, gendarme, originaire de Moselle, 42 ans, son épouse Françoise COLIN, 31 ans, et ses trois enfants ; trois autres naîtront également à la gendarmerie ;
- Jean Baptiste HACHE, gendarme, originaire de l'Aisne, 46 ans, et son épouse Marie Reine AUSTRUY, 52 ans ; à la retraite, il s'établit à Brasparts ; sa fille épousera un jeune gendarme affecté à la brigade en 1849 ;
et la Brigade va être complétée par un quatrième homme,
- Jean Julien LAUNAY, gendarme, 52 ans, et son épouse Marie Josèphe COLLET, 44 ans ; originaire d'Ille-et-Vilaine, il arrive de la brigade de Châteaulin.

C'est à l'arrivée de ces familles, en 1844, que la caserne est véritablement créée à Brasparts.
Bien évidemment, Brasparts n'est pas la seule brigade située sur la nouvelle route royale ; les gendarmes à cheval s'installent également dans les communes de Plounéour et de Briec.

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MessageSujet: Re: La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)   Sam 2 Fév - 8:54

Avant de poursuivre l'histoire de notre gendarmerie braspartiate, voici, à la demande de lecteurs, la tenue des gendarmes de l'époque ...



Gendarme à cheval sous la gendarmerie royale
(règlement de 1826)

Grande tenue:
- habit de drap bleu, avec revers et retroussis rouges,
- collet, parement et patte de parement en drap bleu,
- chapeau de 197 mm sur le devant et de 270 mm derrière (le plus haut des chapeaux de gendarme),
- boutons argentés aux armes de France et inscription "gendarmerie royale",
- ceinturon et banderole de giberne chamois, bordés d'un galon blanc,
- culotte chamois,
- gants chamois à crispins,
- giberne-cartouchière avec grenade en cuivre,
- portefeuille de correspondance en cuir fauve en forme de sabretache.

Armement :
- sabre de cavalerie légère, modèle 1822
- 2 pistolets de 9 pouces.

Une tenue qui ne va pas tarder à changer à l'arrivée du futur Napoléon III.
En effet, à son procès, le prince Louis-Napoléon avait glissé, imperturbable: “Quand je serai le maître ici, je changerai l'uniforme des gendarmes: il est affreux”.

*
**

Et puis, voici un petit clin d'oeil à nos amis Pleybennois ...
C'est en 1846 que le Conseil municipal de Pleyben, qui s'est rendu compte de l'efficacité de la gendarmerie de Brasparts, émet pour la première fois une demande de création d'une nouvelle brigade à son profit.
La demande est donc transmise aux autorités préfectorales. Cette demande nous apporte également quelques précisions sur la mission de nos gendarmes :





La Commission prend alors cette demande en compte et la fait apparaître dans son rapport :



Demande renouvelée en 1849 et qui ne tardera plus à être acceptée ...





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MessageSujet: Re: La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)   Sam 9 Fév - 8:35

La “caserne” de Brasparts est donc aménagée pour accueillir les familles mais aussi les chevaux, les personnes arrêtées lors des interventions ...

En 1850, le baron de la Pylaie nous décrit la caserne de gendarmerie : “On a construit, depuis peu, une maison pour la brigade de la gendarmerie départementale ; mais la distribution incommode de ce bâtiment nécessiterait sa reconstruction : il serait avantageusement transformé en une mairie, avec l'école communale au rez de chaussée. Le bourg a assez d'importance pour que sa maison commune cesse de n'être qu'une simple chambre sur le derrière d'une auberge.”
Cette présentation nous incite donc à croire que la première caserne fut effectivement l'ancêtre de la première mairie et de l'école Lazennec.



Son emplacement sera totalement revu en 1875 avec la construction de nouveaux locaux toujours rue Saint Michel, derrière l'ancienne charcuterie de Jean Tromeur, sur un terrain appartenant à la famille Lazennec.

Les brigades vont, sur le plan des effectifs, connaître quelques variations. Ainsi en 1851, si le brigadier Gourvest et son collègue Haché sont toujours présents, ils n'ont plus qu'un autre camarade, Jacques Alexandre Marie, âgé de 31 ans, originaire du Calvados, affecté à Brasparts en 1848 et qui épousera Marie Hortense Haché, fille de son “ancien”, dès l'année suivante. C'est le premier mariage d'un gendarme à Brasparts ...

C'est Jacques Marie qui succèdera à Jean Gourvest. A noter qu'en 1856, il est alors père de trois enfants – Alexandre (4 ans), Marie Anne (2 ans) et Frédéric (3 mois) et qu'il héberge également son beau-père ...
Il a alors sous ses ordres :

- Jean Hourmand, 37 ans, originaire du Cloître Pleyben, époux de Annette Sénéchal, 22 ans, et père de deux enfants, Hortense, 18 mois, et Joseph, 3 mois, tous deux nés à la caserne de gendarmerie de Crozon ; Jean Hourmand décédera à Brasparts le 18 juin 1856 ; pour la petite histoire, Anne Sénéchal épousera en 1860 un sabotier de Cléden Poher, Mathurin Lucas, qui viendra s'installer au bourg ;

- Louis Emile Milon, 34 ans, originaire de la Manche, affecté depuis 1852 à Brasparts, époux de Marie Josèphe Lannuzel, 26 ans, de Pleyben ; leur mariage fut également célébré à Brasparts en 1853 ; le couple aura six enfants tous nés à Brasparts dont l'aîné mourra “au Champ d'Honneur” à Saïgon en 1884, et dont la plus jeune deviendra receveuse des Postes à Brasparts ; Louis Emile Milon quittera la gendarmerie en 1860 pour s'installer à Brasparts ;

- François Henry Châtelain, 30 ans, originaire de la Somme, ancien de la brigade du Faou où il épousa en 1853 Marie Jeanne Evenas, 22 ans à l'époque ; affecté à Brasparts en 1854, il y restera juqu'en 1862 et aura quatre enfants ;

- Antoine Joseph Sannier, 37 ans, originaire du Pas de Calais, époux de Marie Jeanne Claudine Laporte, 28 ans.

Après le décès de Jean Hourmand, arrive à la Brigade

- Louis Vigerit Cyrille Caron, 30 ans, originaire de Picardie, époux de Elisabeth Marie Deschamps, 28 ans, de Rostrenen, et père de deux enfants, Cyrille François Félix (5 ans) et Alphonse (3 ans). C'est lui qui prendra le commandement de la brigade après le départ de Jacques Marie avant de prendre sa retraite .... à Brasparts ! Où il s'éteindra en 1902.

Louis Emile Milon sera lui remplacé par
- Charlemagne Desprez, 28 ans, originaire de Lille, ancien de la brigade du Faou, époux de Marie Isabelle Cévaër, 23 ans, de Lopérec, dont le mariage y fut célébré en 1859. Le couple aura quinze enfants, tous nés à Brasparts qu'il ne quittera qu'après la mort de son épouse en 1878 pour s'installer à Coray ;
En 1861, Henry Gillois, 27 ans, a remplacé Antoine Sannier. Son épouse, Françoise Renaut, est domiciliée à Pleyben chez ses parents.

Le recensement de 1866 nous informe que le brigadier Caron a sous ses ordres François Châtelain et Charlemagne Desprez, mais aussi :

- Guillaume Madec, 45 ans, né à Landivisiau, et muté de la brigade de Crozon, époux de Jeanne Yvonne Le Saint, 44 ans, de Morlaix, et père de deux enfants, Alexandre (11 ans) et Colombe Joséphine (13 ans) ; il rejoindra quelques années plus tard la brigade de La Feuillée ;

- François Dutour, 27 ans, originaire de Corrèze où il retournera se marier en 1865 avec Anne Lazoinie, 30 ans, et bientôt père d'un enfant, Marie Louise.

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MessageSujet: Re: La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)   Sam 16 Fév - 8:11

Avant de poursuivre cette petite histoire de notre gendarmerie, il me parait intéressant de découvrir la tenue mise en place sous le second Empire.



Tenue du gendarme départemental sous le second empire, gendarmerie impériale,
petite tenue:

- habit en drap bleu de roi avec retroussis écarlates,
- pantalon bleu clair en cuir de laine,
- bonnet de police pour le service courant modèle 1857 (dessus uni pour les sous officiers, dessus comportant un noeud hongrois en fil d'argent pour les officiers).

Pour les “passionnés” de l'histoire de la gendarmerie, je les invite à visiter deux sites de qualité :
- le forum “Chasseurs de Mémoire” offre à ses lecteurs une extraordinaire photo de gendarmes départementaux du seond empire que je me suis permis de recopier :



http://www.chasseurs-de-memoire.com/t28204-gendarmerie-imperiale-a-cheval
- mais aussi :
http://military-photos.com/gendarmerie.htm

sur lequel ils pourront également trouver des photos de gendarmes de l'époque.

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MessageSujet: Re: La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)   Sam 16 Fév - 8:15

Les recherches entreprises ne sont pas terminées quant à la première caserne de gendarmerie. Ce que nous savons avec certitude, c'est que le terrain et les bâtiments de la première caserne appartenait à M. Kerguélen, et le contrat signé en 1853, le fut pour 9 ans, et renouvelé en 1862. En fait, tous les gendarmes n'y étaient apparemment pas domiciliés.

Après la guerre de 1870, va être construite une nouvelle caserne pour les gendarmes de Brasparts. Cette caserne va progressivement évoluer avec la construction ou la remise en état de bâtiments.
Le propriétaire du terrain n'est autre que Yves Lazennec, futur maire de Brasparts.



La nouvelle gendarmerie se trouve à l'entrée du bourg, “non en bordure, mais au voisinage presque immédiat de la route départementale n°13 -Quimper à Morlaix - ; l'entrée principale prend accès sur cette route et débouche dans une vaste cour sur laquelle sont aspectés les divers bâtiments”.

Dans cette cour existait au départ de vieilles bâtisses. L'une d'entre elles accueillait le chef de brigade et sa famille. Puis l'on construisit en 1874 un nouveau bâtiment qui reçut deux gendarmes avec leurs familles. Charlemagne Desprez, son épouse, et ses six enfants furent les premiers à y loger, occcupant le premier étage du bâtiment, tandis que le chef de brigade, Henri Taillebourg, célibataire, s'installait au rez de chaussée. Les affectations nouvelles allaient alors s'adapter à l'évolution du casernement.

Ainsi, la brigade en 1872 ne compte plus que 4 hommes après le départ de Louis Caron, dont 3 célibataires :
- Henri Taillebourg, 32 ans, brigadier, originaire de Poitiers ; arrivé à Brasparts avant le départ à la retraite de Louis Caron, une manière certainement de se passer les consignes ;
- Charlemagne Desprez, déjà évoqué,
- François Verrot, 47 ans, orignaire de Saint Paul ;
- Lucien Meunier, 31 ans, originaire de Grenoble, qui épousera en 1875 Marie Isabelle Madec, fille de Guillaume, ancien gendarme de Brasparts.

François Verrot et Lucien Meunier logent dans le grenier où deux pièces ont été aménagées.

En 1876, un deuxième bâtiment étant construit, nous trouvons des changements significatifs. S'installent dans ce nouveau local :

- le nouveau chef de brigade est Jean François Joseph Pineau, 40 ans, originaire de Poitiers, et son épouse, la Vannetaise Joséphine Richard, 33 ans ;
- le gendarme François Marie Sounn, 32 ans, de Lanhouarneau, et son épouse, originaire de Pleyben, Marguerite Suignard, 25 ans.

Dans le premier bâtiment,
- le gendarme Yves Pouliquen, 38 ans, originaire de Plounéour Ménez, son épouse , Marie Anne Floch, 29 ans,
- mais aussi le gendarme Julien Aubry, 29 ans, originaire d'Evran (Côtes du Nord), et son épouse Marie Quillien, de Daoulas, ont rejoint Charlemagne Desprez.

Au final, vers 1880, la caserne est “achevée” et surtout “organisée”. Trois bâtiments logements existent . Le premier est celui décrit précédemment. Celui du chef de brigade comporte 5 pièces, avec bureau, office, deux chambres, cabinet, et un vaste grenier. Le troisième comprend deux logements, le premier au rez de chaussée, le second à l'étage.

Bien évidemment, existent également une écurie avec 6 stalles, une écurie-infirmerie, une sellerie, un magasin à fourrages, un magasin à avoine. Sans oublier une partie “dépendances” avec buanderie, bûchers, et 2 chambres de sûreté prévus pour hommes et femmes avec lits de camp. Sans oublier 3 cabinets d'aisance (1 pour le chef de brigade, 1 pour les hommes, 1 pour les femmes...

La cour d'environ 420 mètres carrés comprend également une pompe donnant de l'eau potable et des auges de pierre servant d'abreuvoir. Le chef de brigade dispose également d'un petit jardin et d'une cloche accrochée à son bâtiment et destinée à appeler ses subordonnés.
“La situation de cette caserne est excellente, les bâtiments sont neufs et parfaitement aménagés ...”.

En 1881, François Jaguenneau, 34 ans, marié à Anne Cécile Bizeaux, 26 ans (1881), est le chef de la Brigade, avec, sous ses ordres,
- François Marie Sounn , maintenant est père de deux enfants ;
- Yves Marie Pouliquen, père d'un enfant ;
- Julien Aubry, père de deux enfants ;
- et le jeune gendarme Mathurin Cohéléoc'h, âgé de 25 ans ...

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MessageSujet: Re: La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)   Sam 23 Fév - 8:04

Une nouvelle fois, avec l'avènement de la Troisième République, la tenue des gendarmes se modifie.



Tenue du gendarme départemental à cheval sous la troisième république
(avec bonnet de police)

- corps boutonnant droit sur la poitrine au moyens de neuf gros boutons d'uniforme. Les bords sont ornés d'un passepoil écarlate.
- Sur le côté gauche du corsage, à la hauteur des hanches,une patte en drap du fond de l'effet, passe-poilée d'écarlate et doublée d'une basane en cuir noir, pour supporter le ceinturon
- collet en drap bleu foncé, échancré par devant, passe-poilé en drap pareil,. Il est orné dans l'angle, de chaque côté, d'une grenade brodée en fil blanc,
- parements en pointe, en drap bleu foncé, passe-poilés en drap écarlate,
- pantalon demi-collant de drap bleu clair, dit hongroise, avec bandes de drap bleu foncé,
- boutons: ils portent au milieu une grenade avec cette légende au dessus: "Gendarmerie" et au dessous: "ordre public".

*
**

Les gendarmes sont à partir de cette époque parfaitement intégrés dans la commune. Et la Légion s'efforce d'entretenir au mieux les bâtiments. Les murs sont ainsi blanchis tous les trois ans, les réparations nécessaires sont entreprises régulièrement ...

La brigade connaît des mutations habituelles, mais conserve toujours au moins un “ancien” ce qui permet aux nouveaux arrivants de prendre en compte les consignes, les évènements en cours, et de connaître la population dans le détail.

Les recensements nous permettent ainsi de dresser la liste des brigades tous les cinq ans. En 1884, le chef est Guillaume Corvez, originaire de Plourin-les-Morlaix, marié à Marie Elisabeth Soumasne, qu'il vient d'épouser, et dont il aura deux enfants nés à Brasparts : Henry (1885-1885) et Georgette (1886-1979).
Sous ses ordres, François Marie Sounn, “l'ancien”, mais aussi :

- Mathieu Pellay, de Beuzec Cap Sizun, né en 1839, époux de Marie Françoise Bodenan, de Châteaulin, et père de deux enfants,
- Mathurin Marie Le Guillou, de Quimper, né en 1853, marié à Clémence Le Roy, de La Feuillée, et qui aura trois enfants nés à Brasparts : Marie Henriette (1886-1974), Louis (1894-1918, MPF), Henri (1900-1983) ;
- Jean François Le Noir, célibataire, âgé de 28 ans en 1886.

En 1888, le commandement de la Brigade est pris par Edmond Thoumelin, morbihannais qui arrive de Mauron avec son épouse, Marie Françoise Maurice, et ses 5 enfants auxquels viendront s'ajouter 4 autres nés à Brasparts .
Sous ses ordres, nous retrouvons deux “anciens”, François Marie Sounn et Mathurin Le Guillou, et deux “nouveaux”,
- Charles Marie Tanguy, né à Carnac en 1863, mari de Marie Jeanne Mével, de Pleyben, qu'il épouse en 1891 à Brasparts et dont il aura deux enfants,
- Louis Marie Le Port, né à Vannes en 1855, marié à Marie Anne Hémon, de Penhars, et père de deux enfants.

C'est en 1891, que Eugène Lazennec, nouveau propriétaire de la caserne, signe avec le Conseil Général un bail de 18 ans :




(à suivre)


Dernière édition par Patrice Ciréfice le Sam 13 Juil - 7:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)   Sam 2 Mar - 6:48

En 1895, Eugène Lazennec propose à la Préfecture et au Conseil général du Finistère d'acheter la caserne pour pouvoir en disposer comme ils le souhaitent. La préfecture va repousser une première fois l'offre faite par M. Lazennec. “Treize ans restent encore à courir avant d'arriver à la fin du bail ; il n'y a donc pas péril en la demeure, en réservant la question de l'acquisition à une période ultérieure. L'immeuble n'aura sans doute pas augmenté de valeur et le département évitera les dépenses de réparation ou d'entretien qui incmbent au bailleur ...”

En 1896, c'est Mathurin Guillou qui accueille le nouveau brigadier, Pierre Clech, de Plouégat-Moysan, né en 1859, marié à Rose Parlier, de Cléden Poher, père de deux enfants qui seront rejoints par un troisième en 1896. Les gendarmes nouvellement arrivés sont :
- Jean Baptiste Gicquel, morbihannais, arrivé en 1893 à Brasparts, après son mariage avec Marie Philomène Louboutin, de Plogonnec, dont il aura 4 anfants, tous nés à Brasparts,
- Casimir Maurice, également morbihannais, arrivé en 1896, jeune marié avec Armande Maziou, et jeune père,
- Alphonse Guinet, 28 ans, en 1896, marié à Eugénie Bardet.

Cette même année 1896, un cas très grave de typhoïde se déclare à la caserne de gendarmerie de Brasparts. Eugène Lazennec fait alors curer, le 28 juillet, le puits existant dans la cour, et fait procéder à deux analyses successives de l'eau de ce puits.
“D'après le rapport de M. le commandant de gendarmerie, en date du 30 juillet, ces analyses ont donné de bons résultats.” Mais deux autres analyses sont réalisées : l'une en août 1896 par le directeur du laboratoire municipal de Brest qui démontre que l'eau doit être considérée comme non-potable ; l'autre par le chirurgien major du 118ème Régiment d'Infanterie de Quimper, lequel conclue que l'eau est dangereuse.
Tandis que l'Institut Pasteur répond qu'il ne se charge pas des analyses bactériologiques, un professeur de l'Académie de Médecine explique aux autorités “qu'il n'y a aucune relation entre certaines des maladies virulentes capables d'affecter l'homme et les animaux, et la fièvre typhoïde est dans ce cas,, celle du cheval et celle de l'homme sont tout à fait distinctes” et “qu'on ne saurait accorder aucune confiance aux résultats d'analyses effectuées sur des échantillons prélevés dans les conditions que vous évoquez.”
La gendarmerie essaye alors de convaincre les autorités de rechercher un autre bâtiment si “le propriétaire ne veut pas fournir de l'eau potable pour les chevaux comme pour les hommes.”


(Eugène Lazennec et son préparateur))

Eugène Lazennec ne tarde pas à répondre au Préfet : “Le bail stipule simplement que je dois une pompe avec un abreuvoir pour chevaux. Il n'est pas question des hommes. Depuis plus de trois ans que mon immeuble est occupé par la gendarmerie, aucun des chevaux n'a été incommodé. L'homme atteint de typhoïde en 1896 a déclaré qu'il n'avait jamais fait usage des eaux de la caserne... Quant aux analyses, j'en déclinerai les résultats si elles ne sont pas faites dans les conditions prescrites par le Comité consultatif d'hygiène publique de France ...”

L'enquête qui est menée par la suite, accompagnée des résultats des nouvelles analyses, amène à la déduction que l'eau déclarée potable en 1892 avait été rendue dangereuse en raison d'une contamination par des matières putréfiées, et que le fait était imputable au locataire et non au bailleur. Le Ministère de la Guerre pourrait être tenu “envers M. Lazennec à des dommages-intérêts ...”
Les recherches aboutissent finalement et permettent d'expliquer l'origine du problème : les fosses d'aisance, le fumier, les écuries. De nouvelles consignes sont alors données à la Brigade, et le risque encouru disparaît ... La vie reprend son cours normal ...

En 1901, le brigadier est Henri Quentin, originaire de Rougé (Ille-et-Vilaine), marié à Marie Louise Morvan, de Gouesnou, depuis 1896, et père d'un petit garçon, Louis. Deux jumeaux naîtront à la caserne de Brasparts quelques mois plus tard ... Après l'incident rappelé ci-dessus, la brigade a été “renouvelée”. Elle est composée de Yves Fouron, 37 ans, et François Crébier, 26 ans, tous deux célibataires, et de Julien Lancien, 38 ans, originaire de Sulniac, marié à Marie Jeanne Guyot, de Surzur, et père de 4 enfants dont 2 nés à Brasparts en 1899 et 1901.


(à suivre)
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MessageSujet: Re: La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)   Sam 9 Mar - 10:13

En 1904, la tenue des gendarmes se modifie quelque peu, avec la fin du bicorne :



Gendarme départemental à cheval en 1904

Tenue:
- corps boutonnant droit sur la poitrine au moyens de neuf gros boutons d'uniforme. Les bords sont ornés d'un passepoil écarlate.
- Sur le côté gauche du corsage, à la hauteur des hanches, une patte en drap du fond de l'effet, passe-poilée d'écarlate et doublée d'une basane en cuir noir, pour supporter le ceinturon
- collet en drap bleu foncé, échancré par devant, passe-poilé en drap pareil. Il est orné dans l'angle, de chaque côté, d'une grenade brodée en fil blanc,
- parements en pointe, en drap bleu foncé, passe-poilés en drap écarlate,
- pantalon demi-collant de drap bleu clair, dit hongroise, avec bandes de drap bleu foncé,
- le képi: doit mesurer 100 mm devant et 130 mm derrière avec un calot de 170 mm en longueur sur 130 mm en largeur lui donnant ainsi une forme plus que cylindrique.

*
**

En 1905, la Brigade est une nouvelle fois “renouvelée” avec pour brigadier Pierre Faro, de Quemeneven, époux de la vannetaise Marie Françoise Le Moigne et père de deux enfants (une petite fille naîtra à Brasparts en 1907), et comme gendarmes :
- Toussaint Huchet, originaire de Tinténiac (né en 1876) ;
- François Landrin, de St Etienne de Montluc (1877), époux de Marie Conan, de Locronan ;
- François Augustin Poncelin, de Montigny (1880) ;
- et Joseph Colin, de Plomodiern (1875), époux de Marie Fertil, de Ploeven et père d'une petite fillen née en 1903 à Ploeven. Un petit garçon naîtra peu après son arrivée à Brasparts en 1904. Joseph Colin succède à Julien Lancien.

Le chef de la Légion demande à la Brigade de rechercher un nouveau site mais la réponse ne tarde pas : le bail de la caserne expire le 1er octobre 1910, et il n'a pas été possible de “trouver dans cette localité un immeuble autre que l'immeuble actuel pouvant être utilisé comme caserne de gendarmerie.” Il reste à renouveler la demande de bail pour une nouvelle période de 18 années ... Entre temps, le propriétaire a changé : à Lazennec a succédé M. de Malherbe, domicilié à Paris. Le bail est approuvé par la commission départementale malgré les remarques du commandant de la compagnie du Finistère :





Le bail est donc signé et renouvelé pour 18 nouvelles années, et le Conseil général du Finistère décide la réalisation de travaux pour améliorer les conditions de vie des gendarmes.
Les travaux une fois réalisés, les occupants vont trouver un nouveau confort pour eux et leurs familles.
En 1911, la brigade est constituée de :
- Arsène Bonenfant, originaire de Saint Maudez, brigadier, 41 ans, marié et père d'une petite fille, née en 1902 ;
- François Violleau, originaire de Barbâtre, 45 ans, marié et père de 3 enfants ;
- Justin Besson, originaire de La Fouillade, 29 ans, jeune marié ;
- Clovis Courtin, originaire de Saint Hilaire des Loges, 29 ans, marié et père de deux enfants ;
- Jean Chaillou, originaire de Gauriac, 28 ans, marié et père d'un petit garçon, Arsène, né à Brasparts peu après son arrivée en 1908.

Leur situation dans Brasparts est excellente et leur réputation de qualité ... Et leurs missions sont remplies avec beaucoup de respect de la population, même si parfois ils se trouvent confrontés à quelques personnes un peu rudes. Ce sera l'occasion pour moi de rapporter quelques faits divers au cours de leur histoire.
Il n'y aura pas de nouvelle évolution avant 1926, mais c'est là un autre sujet...
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La Gendarmerie à Brasparts (1834-1914)
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